‹ L'Action préventive du 309 Fourneau dans les Trypanosomiases Animales: Essai sur la prévention de l'infection à Trypanosoma Brucei (nagana) du bœufChapitre 5 sur 12 · A TOUS MES AMIS · texte numérisé non relu

A TOUS MES AMIS

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L'action préventive du 309 Fourneau

dans les trypanosomiases animales

La prévention chimique dans les maladies

à trypanosomes

La lutte contre les maladies à trypanosomes des animaux et aussi de l’homme procède soit des moyens de la prévention, soit de l'emploi des agents de la thérapeutique curative.

Les moyens de la prévention ont été exclusivement des mesures sanitaires ayant pour objet de soustraire les animaux à l’action néfaste des mouches du genre Glossina, qui sont les vecteurs des trypanosomes, en choisissant des itinéraires non infestés, des moments de la journée où les mouches ne piquent pas, en poursuivant l'assainissement du pays.

Les difficultés rencontrées dans l’application de ces mesures ont, en fait, réduit jusqu’à maintenant l'intervention contre les maladies à trypanosomes à l’emploi de la méthode curative.

L. Launoy, à l’autorité de qui nous ferons souvent appel au cours de notre exposé, dit à ce sujet que la méthode curative « compte parmi les principaux éléments de son efficacité les: composés arsenicaux dont l’action trypanocide est actuellement bien démontrée. Sans entrer dans le détail de la thérapeutique arsenicale des trypanosomiases, il nous paraît néanmoins intéressant de rappeler parmi les composés arsenicaux actifs : le trypoxyl (anilarsinate de soude), la tryparsamide (sel sodique de l’acide-N-phényl-glÿcineamide-p-arsinique), auxquels nous joindrons le sel de sodium de l'acide ortho-oxy-para-acétylamino-phényl-arsinique, proche voisin de la tryparsamide,

\ 15: 2 1e actuellement en expérimentation sous le nom de « 270 Fourneau ». |

Depuis quelques années, une notion nouvelle a été introduite en thérapeutique, celle de la prévention par des moyens chimiques. Elle est née des résultats obtenus au cours de l'étude des propriétés de quelques médicaments trypanocides. Avant que le principe soit étendu dans ses applications, avec divers produits et contre des maladies variées, il importe de s'entendre sur le sens exact qu'il convient d'accorder aux expressions de prévention ou de prophylaxie chimique, de chimio-prévention,. qui désignent indifféremment ce nouveau mode de l'intervention thérapeutique.

Qu'’entend-on par prophylaxie chimique ?

C’est encore à L. Launoy, qui a posé la question, que nous demanderons la réponse :

« Sous cette désignation, il faut entendre l’emploi d'une méthode qui, introduisant dans l'organisme sain une quantité relativement faible d'un produit chimique défini, provoque chez cet organisme un état réfractaire tel, que cet organisme soit à l'abri, pendant de longs mois, contre une affection déterminée. Autrement dit, il faut exiger de la prophylaxie chimique les caractéristiques qui sont celles de limmunisation biologique, par l'emploi de vaccins. Ces caractéristiques sont : injection de très petites quantités de produit actif, réactions organiques négligeables, immunisation certaine en milieu épidémique ou endémique, longue durée de l'immunisation. »

« Mise à part une modification de la méthode curative par le trypoxyl, méthode qui consiste à pratiquer, chez l’homme, pendant deux semaines consécutives, une injection d’anilarsinate de sodium à raison de ! egr. 1/2 à 2 cgr. par kilogramme et à répéter ces injections tous les six mois (méthode d'Ouzir- LEAU et LErROU), où mieux encore, à pratiquer non plus deux injections, mais six injections massives comme ci-dessus, mais données en série à dix jours d'intervalle l’une de l’autre

(méthode Scuwerz, BLANCHARD et LAIGRET) ; on peut difficile-

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