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ment prétendre avoir, jusqu’à ces dernières années, appliqué contre les trypanosoniases hüniaines et animales, uhe technique de prophylaxie chimique à proprement parler. »
« La méthode au trypoxyl, quelle que soit son importance pratique et les bons résultats que paraît comporter son application (L. Boxé), ne peut pas être taxée de méthode d’immunisation chimique. Elle revient à la saturation de l’organisme par un composé arsenical. L'action préventive de ce dernier se résout, en dertiière analyse, à son élimination retardée ou accélérée. J'ajoute que, chez les animaux de laboratoire, ni le trypoxyl, ni la tryparsarnide, ni le 270 Fourneau, même à doses prétoxiques, ne déterminent la plus petite prévention contre une infection faite quarante-huit heurés après l’injection du composé arsenical. »
« À l’ancienne conception de la prophylaxie chimique se rattache la quinisation préventive. Chacün sait qu’elle oblige à l'absorption régulière de fortes doses de quinine. On peut aussi placer, à côté de la prévention quinique, la prévention stovarsolique contre la syphilis où le pian. Prévention qüuinique contre la malaria, prévention stovarsolique contre la syphilis, demandent, pour être efficientes, l'absorption régulière du composé chimique. Or, l’absorption de ces produits ne peut pas se continuer longtemps sans dommage pour l'individu. Cette prophylaxie chimique-là est une prophylaxie à la journée, ou tout au plus à la petilé Semaine. Elle ne saurait rentrer dans le cadre de l’immunisation vraie telle que le bactériologiste conçoit celle-ci. »
Ces faits étant rappelés, il ne paraît donc pas exagéré de dire qüe Ja voie de l’immunisation chimique contre les maladiés à virus bien définis, a été en sommé ouverte seulement en 1919. On note à ce moment l’apparition, dans la thérapeutique des maladies à trypanosomes, d’un produit chimique de formule secrète, préparé pour la première fois par les chimistes de la firme Bayer, et dont Ernest Fourneat et ses collaborateurs, M. et M Trerotüez en particulier, eurent le
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grand mérite de divulguer la formule, à la suite d'analyses chimiques et de recherches expérimentales très délicates. Le produit dont il s’agit n’est autre que l’urée du métaaminobenzoyl-para-méthyl- méta - aminobenzoyl-aminonaphtalène-trisulfonate de sodium 4-6-8. »
« Ce corps (ubi infra) ne contient pas d’arsenic, pas de mercure, pas d’antimoine, en un mot, ilFest libre de tout élément minéral. Déjà, Maurice Nicorre et Mesnir, au cours de leurs recherches de thérapeutique trypanocide au moyen de couleurs de benzidine, avaient démontré l'importance de la fonction urée, à l’exclusion de tout élément minéral. La notion de l’inu. tilité d’un élément minéral dans cet ordre d'idées, remonte d’ailleurs aux recherches d'Enrzion et Snica sur le trypano rouge, matière colorante peu éloignée du 205-309 actuel.
« De toutes les substances minérales ou non minérales employées comme trypanocide, le Bayer 205 (Germanine) ou 309 Fourneau (Moranyl) se caractérise par son très grand coefficient d'activité trypanocide expérimentale. On désigne sous cette périphrase, le rapport de la dose minima curative à la dose maxima tolérée. Pour le 309 Fourneau, nos recher-
ches ont montré que ce coefficient =: était 1/275. »
La pratique des médecins coloniaux et celle des vétérinaires a confirmé les recherches du laboratoire, notamment en ce qui concerne la stérilisation du sang périphérique des malades atteints de trypanosomiase (par exemple, maladie du sommeil de l’homme, surra du bœuf et du cheval...). Les reproches qui ont été faits au 205 Bayer-309 Fourneau conduisent à reconnaître que, malgré de remarquables propriétés, ce médicament ne semble pas apporter un élément nouveau particulièrement favorable à la thérapeutique curative des trypanosomiases.
L'apport du 205 à la thérapeutique n’en constitue pas moins une véritable nouveauté par le fait suivant. Il résulte des observations de MM. Mayer et Zeiss que les animaux qui ont
reçu une quantité de 205 en proportion convenable sont