EXÂCTB ORIENTATION DES IDEES
OU des groupes de départements. . . Tout ce mouvement estil donc trop lent, ou débile ?
L'opinion a signifié que pour en presser facticement ou en élargir le cours, elle ne voulait pas le faire dévier, et qu'elle n'avait plus en cet ordre de faits la manie de centraliser ni le goût défaire grand. L'épargne a témoigné qu'elle entendait se réserver pour des associations à éléments purement économiques, issues des initiatives locales, et qui se sentiront réellement autonomes. Rien ne pouvait mieux servir le développement d'institutions de ce genre que l'impuissance d'une tentative contraire même à prendre corps. Ce qui aurait pu les compromettre^ c'eût été lai réussite momentanée de cette tentative, car il eût bien fallu en conclure que l'éducation de l'esprit public n'était pas faite. Elle est faite, et c'est l'essentiel. Ce n'est déjà pas si fréquent dans notre pays pour les idées justes !
APPLICATION DU PRINCIPE DE SOLIDARITÉ QUE REPRÉSENTE LA COOPÉRATION DE CRÉDIT
A M. Charleê Rayneri (<).
Avec quel intérêt, mon cher collaborateur et ami, je viens de tire les pages si ingénieuses et si justes^ si pleines de pensées et de faits, que vous avez écrites sur l'apport de la coopération de crédit au développement de l'idée de solidarité !
Vous rappelez-vous, qu'un jour, il y a six ans, dans un de nos congrès, j'essayai de préciser le rôle éducatif des associations de crédit populaire ? Elles n'enseignent rien plus fortement que la solidarité. Parmi les combinaisons que la science du Mieux social perfectionne de plus en plus pour vaincre les
(1) A propos d*un rapport de M. Ch. Rayneri au congrès d'Éducation sociale.
.ACCLIMATATION BN FRANCK t>U CRKDIT POPULAIRE
tés qui ne dépendent pas de causes naturelles invinci- ! n'en sais pas qui s'inspirent plus directement du priii- 3 solidarité, et qui l'appliquent plus effectivement, le t mieux en action, sous des aspects variés.
dariié sociale, — car ces associations rapprochent les 33 des conditions les plus diverses. Quoi de plus atta- {ue le spectacle d'une assemblée générale de banque ative urbaine, ou d'un de ces conseils d'administration squels négociants, chefs d'industrie, armateurs, donur temps sans compter à l'examen du plus chétif papier lèrent à cdté de collègues simples employés de comou magasiniers ? Ou encore le spectacle d'une caisse ative agricole gérée par des propriétaires ruraux et par ts cultivateursî Comment, à de tels contacts, les maUnet les préventions ne s'évanouiraient-ils pas ?Et quelle iuggestive, surtout dans les pays divisés, ont ces reni cordiales de compatriotes de toute origine sur un de bien commun supérieur aux particularismes de ;, de cultes, de partis I
daritê morale, — car les plus avancés sur la route de endance apprennent là le dévouement, les moins avanconflance, et ce sont deux biens moraux inestimables, it faite la fraternité humaine. Les uns et les autres s'y it à la générosité, à l'aide réciproque, à l'union pratique, rouvé avec charme dans votre étude les souvenirs de risite de 1890 à ce monde attractif de la coopération le de crédit, urbaine ou rurale (') : ces collecter pour un ide gêné entre paysans que le roman nous dépeint durs des, ces prêts à intérêt réduit ou sins intérêt sous la garantie de l'honneur du pauvre, ce capital coîIecLif en cas* de dissolution à des œuvres de bien commun,
notre ouvrage Une Vitite à quelques