I L ACCLIMATATION BN FRANCE DU CREDIT POPULAIRE
l'association à base vaillamment acceptée de responsabilité éflnie, 0(1 chacun répond pour tous et tous répondent pour cun, chacun ayant intérêt b aider son voisin, et le contrôle iproque régularisant, afTermissant l'exercice du crédit. is souvient-il de la démonstration que nous donna Léon illemborg du fonctionnement de cette solidarité absolue, :e congrès de 1890 que vous organisâtes avec un si vif ces à Menton, en face de la belle Banque populaire que s pouviez déjà montrer aux sceptiques comme le meilleur imentaire des doctrines ? Il me plaît de la reproduire ici, e démonstration, parce que la vertu intime et le jeu de ta darité s'y rénélent dans une fine clarté :
Si un travailleur ne possédant rien, mais honnête et labo- IX, vous demande une avance de 50 francs, vous vous gard'y consentir, si vous n'entendez pas risquer votre argent. Ttant notez ceci : si cet homme pouvait échapper à la 't, à la maladie, et à toute autre mauvaise destinée, pent deux ans par exemple, il serait à même au jour de l'éché- B de vous rendre voire argent, ayant réalisé en outre Ique bénéfice. Ce n'est que ce conditionnel qui vous lèche de consentir l'avance demandée. Ëh bien 1 la solida^ le prend à sa charge. L'expérience prouve que, pendant pace de temps ci-dessus, sur 100 travailleurs la mauvaise linée enatteindra 2,en moyenne. Il en résulte que 98 seront ibri. Cependant il est impossible de discerner d'avance malheureux et les heureux. Mais supposez que 100 traleurs se déclarent prêts & payer la dette de ceux qui peut devenir insolvables, (ju'adviendra-t-il ? On substitue le 3ort d'étendue au rapport d'intensité. Par le partage des :es, l'effet du hasard est neutralisé, et il devient naturel le capitaliste ouvre sa caisse pour avancer fc chacun de travailleurs, non pas 50 fr. il est vrai, mais 49. 1 franc, t la part du feu. It n'y a là qu'une application du principe l'assurance.
Telle est la fonction économique de la solidarité. Par