‹ L'action sociale par l'initiative privée, avec des documents pour servir à l'organisation d'institutions populaires et des plans d'habitations ouvrièresChapitre 29 sur 102 · POUR UNE GRANDE RÉFORME · texte numérisé non relu

POUR UNE GRANDE RÉFORME

Vit exampla de llbaiU déoftntralUéa at da dlq^nlblUM da« fc»iU« de* a»tiM* d'Aparfna

La grande question de l'apport de l'éjtargne au crédit populaire a deu-t aspects essentiels :

En premier lieu, ta liberté décentralisée de l'épargne, qui doit permettre à l'épargne de se placer dans les associations locales de crédit coopératif, au Heu où elle s'est formée, et qui doit même l'encourager à se porter dans ces associations ;

En second lieu, le c3ncour3 que les institutions appelées proprement caisses d'épargne peuvent fournir, soit directement, soit par l'intermédiaire des associations spéciales, k la distribution du crédit populaire.

Noua avons antérieurement montré, dans bien des pays où le crédit populaire est organisé, ce deuxième mode d'apport de l'épargne au crédit populaire, cette intervention si légitime et si utile des caisses d'épargne proprement dites — en con-

(IJ A.U CoD^râH du crédit populaire et agricole k Lille.— Une partie de cet exposé, le g II, a été publiée dans mon ouvrage Le concoura de» caiêêes d'épargne au crédit agricole ; il m'a paru utile de la reproduira.

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iste avec le régime d'emploi qui astreint lés caisses d'épar-

e françaises à verser à peu près toutes leurs épai-gnes par

e institution d'État centralisatrice dans le placement en

les de la Dette d'Étal.

La réforme de ce régime est à nos yeux d'une si décisive

portance pour l'organisation elle développement du crédit

pulaire que nous ne nous tasserons pas de fournir des

ntributions et des exemples.

Nous les demandons cette fois à l'Autriche-Hongrie (•).

Les caisses d'épargne proprement dites de l'Autrlche-Honie vivent sous un régime libéral, avec un peu plus d'interntion gouvernementale qu'en Allemagne, en ce sens qu'elles ivent se mouvoir dans le cercle d'un statut-type légal, lilleurs extrêmement compréhensif, et que certains de leurs ides d'emplois sont subordonnés à approbation. Mais l'action s pouvoirs publics, et surtout des autorités provinciales, ixerce dans un esprit beaucoup moins de tutelle gênante e de concours bienveillant destiné à éclairer en tenant mpte des besoins locaux.

Le décret-loi du 3 septembre 1844, qui est la base de la ^lementation en là n^atière, énumérait déjà (art. 19) des )des d'emploi très larges, parmi lesquels l'escompte d'effets' rois signatures et les avances en compte- courant aux instillons d'utilité publique reposant sur le principe de la mutuaé.

Le statut-type élaboré en 1872, et qui a été après révision

1S92 promnlgué par décret, ne pose que des règles généra- \, et consacre, avec l'autonomie des administrations locales,

régime de libre emploi réglé. Parmi les modes de place-

1) A rapprocher de notre étude sur les caisses danoises (v. plus haut) int au libre emploi et à la disponibilité des bonis.

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