POUR UNE GRANDS BBFOBI
Voici comment cette dernière rondatiw le rapport & l'assemblée générale du 10 féi
Nous avions, il y a déjà deux ans, émis l'idée à't lalion viticoie des avances sans intérêts pour U reconstituer les vignes de la région par la vigne s Mé bien établi en Styrie que le seul moyen praliq nos vignobles, étant données les conditions géoloj tion de la métbode américaine, et que tous tes t préservatif problématiques contre les ravages du d'épargne de Graz a prélevé sur son fonds de 100,000 a., destinés à des avances sans intéréu au propriétaires. Le personnel ouvrier faisant défau 5,000 fl. uinuellemeat pendant trois années & Vi teurs, au salaire d'instructeurs pour la culture de la Les prêts sont faits pour six ans. Jusqu'à présen demandé des avances, dont 430 du district de Ra ment par le phylloxéra. Afin de faciliter les e d'épargne s'occupe gratuitement des formalités. E il en est pour les prêts similaires de l'État et du gou r«xemptioo de l'impAt du timbre... En outre, la Ca nîsé aur tes propres domaines des vignobles modËI faire aux demandes de plants américains, à bi gratuitement... L'assemblée provinciale fit te coi Styrie ont chaleureusement remercié de ses efforts
Sur ce fonds de prèls, la Caisse d'épa l"janvier 1896, avait fait 863 prêts, ft six pour un montant global de 84,030 fl. ( ■).
Enfin, pour le quatrième mode de conco branclies d'avances pour cri.^djt persoimel tout à fait orij,'inal et particulier des caisse chiennes, nous donnerons une série d'exeu institutions de régions et d'importance i possible {*).
La première Caisse d'épargne autricbi
(t) Complaa-renduB 189( et 18S5 de la Caisse d'épar (3) Comptes-rendus des caisses d'épargpne désignée
L KPARGKe DU PEDPLK
fl. de dépôts, a fondé uoè Union de crédit, qui au mbré 1096 comptait 543 participants avec un crédit B de 7,475,000 fl.
sse d'épargnede Bohême, quia plus de 110 millions fl. s et 22 millions fl. de réserves, a consacré en 1886 éserve 40,000 fl. à doter une Caisse d'avances pour rsonnel, et a élevé cette dotation ensuite à 109,000 fl. nvier 1895, elle avait accordé 8,876 prêts pour un global de 712,600 (l.('). Mais elle fait surtout du X pauvres artisans de Prague : les prêts aux petits urs de la région sont l'exception, hême aussi, la Caisse d'épargne de Koninginbof a un ent de crédit personnel assez actif : les avances de lignent 28,371 fl.
isse d'épargne de Pilsen a fait en 1895 des prêts pour
tisse d'épargne de Teplitz a doté de 12,000 fl. une
avimces de crédit personnel, qui a fait en 1894 pour
. de prêts.
isse d'épargne de Cracovie avait, en 1895, 13,185 fl.
s. de crédit personnel en cours.
a Haute-Autriche, la Caisse d'épargne de Mauerkir-
lit, en 1895, doté sa hrançhe d'avances de 7,800 fl.,
Steyr avait créé dès le 1" juillet 1883 une caisse s de crédit personnel, dont la dotation au 1" janvier it de 8,400 fl.
la Basse-Autriche, les Caisses d'épargne dlAuspit^ Big ont doté l'une de 11,000 fl., l'autre de 12,000 fl., ches de crédit personnel ; celle de Nadoch avait fait 1,210 fl. d'avances de cette nature, celle de Zwettl
celle de Slockerau 4,340 fl. , celte de Melk 10,288 11. ,; B Mistelbach, de Weitra, de Waidhosen sur l'ïbbs, ;enbourg avaient affecté à des caisse.s de crédit perles dotations respectives de 20,000 fl., 10,000 fl.. , 19,000 fl.
ilepscb, Journal fur Sparkasaen, ii novembre 1896.
POUU UNE GRANDE SKPORMË
En (lo^rie, la Caisse d'épargne de Budape: a, ui)e ]Jnîoii de crédit qui en 1895 a fait ( 485,000 fl., dont une partie sur caution.; pi ^d'épargne secondaires ont des brandies d'av ment celle de Hzadich dont la branche de c pour, petits cultivateurs a^ en 1895, fait d l,^83^,n. '.
Op n'a .pas de renseignements certains sur .çaissçe d'épargne qui se sonf décidées â fonde ou caisses d'avances pour crédit personnel ; m c^fS caisses d'épargne autrichiennes i'év; aïoitié et les deux tiers des caisses d'épargne |
Les caisses d'épargne autrichiennes con:
pomuiç un, devoir de secourir les petits agric région, en certaines circonstances critiques, pa raliléssur leurs bonis annuels.
C'est ainsi que nous voyons la Caisse d'épar répartir 4,840 ti, en 321 subventions à des vign ecinsacrer 5,000 fl. à l'enseignement de l'usa américains,. allouer des sommes de 300 à 500 j agricole de .Rothwein, à la Société d'agriculture Société d'améliuration de la race bovine : en a qièt 50,000 fl. à la disposition du gouverneur pour distribuer aux petits cultivateurs victim de grêle qui avaient désolé le pays. La Caissi Graz -campagne alïecte au même objet 5.00€ nesii^nalons ces bienfaits qu'au titre d'indicatioi de toute sorte que les caisses d'4pargne au préoccupent sans cesse de rendre à leur petite c car il hç s'agit point là de crédit.
A mesure que s'est peu à peu parmi elles déj mie la notion d'un concours actif à donner au cr se produit un mouvement sensible pour élarg D^s 1892, on signalait l'insuffisance des effor
[I) Journal fUr Sparl^assen, 16 décembre I89ï et Î5 oçt
232 l'épargne du peuple
revient sans cesse (^), on relève que plus d'un tiers des caisses d'épargne n'ont pas encore créé des branches d'avances pour crédit personnel, que les dotations de celles qui en ont créées sont trop étroites, que la moyenne de ces dotations va de 3,O00 à 6,000 fl. seulement, qu'il y en à peu de 10,000 n., et surtout de supérieures à ce chifTre. En ce sens les publications de rOfâce Statistique de Styrie dénoncent cette année mdtne que sur 53 caisses d'épargne Styriennes, 15 à peine avaient au 1*' janvier 1895 des branches de crédit persontiel, et critiquent l'usage encore trop restreint de ces organismes là où ilà exis* teut, la minimité de leurs ressources, l'élévation relative du taux d'intérêt, estimant que les caisses d^épargné peuvent d^autant plus aisément accroître les dotations et réduire le taux des avances que ce genre d'emploi d'une faible partie de leurs réserves parait en général un bon placement ; les pertes furent minimes (^). Cette dernière constatation mérite d'étrè retenue, car elle confirme par l'expérience ce que nous avons dît souvent de la sûreté des prêts agricoles. A Tappui des mêmes ^ ues, le Journal des caisses d' épargne autrichiennes (5) conseille aux caisses d'épargne de ne pas envisager les branches de crédit personnel comme des services organisés dans un but de lucre, et de se contenter de n'y pas perdre ; il leur recommande d'ailleurs pour le crédit agricole ce mode de concours de préférence aux prêts pour aider les coopératives Raifleisen.
Ainsi, comme en Allemagne, une expérience engagée ici il y a trente-six ans déjà conduit les caisses d'épargne autrichiennes non à considérer comme inexacte ou dangereuse l'idée d'un concours des caisses d'épargne au crédit populaire personnel, mais à a^çrandir ce concours, à le développer, à le fortifier.
ii) Communications gtabistiques de Styrie, publiées par l'Office Statistique de Styrie, 2- livr. 1896.
(2) Cf. W. Z. Die Sparkasse, 15 novembre 1895.
{Z) Journal fur Sparkassetij 2o octobre 1895 et 10 avril 1896.
POUft UriS OItAMDB KOTOBUB
La Dottclusion de cet exposé se déduH d'elle-méme.
Ufi concours des caisses d'épargne au crédit populaire est l^ttfme et efficace ; d'autres peut^es l'utilisent.
Pourftiâliserfc notre tour, il but poursuivre et élargir la réfertoe en régime légal d'emploi de nos caisses d'épargne.
Sn ce qui looctie au crédit populaire, les efforts antérieurs ont^ si peu inutiles quels notion d'uncencours des eaissee fépin^ne a pénitré dans la loi dit SO juillet 1S9S sous wie forme modeste et singafîéreneat étroite, mais nette. L'art. 10 a coneédé ft toutes les caisses d'épargne sur le reveaii et sor )e cinquième du capital de leurs fortones personnelles un ti1»re em^ïloi r^lementd en une série de placements locaux da«s ie département, au nombre desquels ont pris rang les prêts auiL aseociatiens coopénrtivea de crédit ou h. la garantie d'opératioM d'escompte de ces sociétés. Ce n'est point là on résultat îndiflKPent si l'on tient compte des ot>rtacles que rencoMre tcnrit innovation dans ce pays téméraire en fait d'tito^, ïtmide «n matière d'etnéliorations praliqueB.
}t bot maintenant reprendre ts campagne, pousser le législateur & arancer dans la 'double voie de l'affcancbiasemeRt et de la déconœntrsHoH de Tépargne par ime tran^rmaKon gradoelle et prudente du t^me d'emploi ; soit qu'on étende peu k peu Je libre emploi local eiercé par les caisses d'épargne en le limitant pour les dépMs k une qoctité déterminée, le quart par exemple, et en le réglementant ; soit qu'on remette ii fonction d'emploi à quriques importantes caisses d'épargne de zones, qui, déterminées par décpet. recevraient les dépdts des InaHtttts mineurs de lenr région et les placeraient dans le cadre légal ; soit enRn (mais ce dernier subsidiaire serait bien inférieur à la décentralisation), si les 'Français des provinces ftaient décidément pvéaumés incapables d'administrer leurs aftaireRj en attribuant la gestion à une inirtilution centrale avec libre emploi réglé par la loi.
234 h EPARGNE .1>U Ç^PI.B .
Toutes ces solutions sont possibles^ et elles ont été réalisées ailleurs avec profit. Ce qui devient de jour en jour plus impossible, c'est de s'obstiner dans le statu quo^ dans le dogme H^(^i8 4el'>^tajt^t'dfi,^a:'D^te pomt dfi sal^L ;
CQnstatons^ «ine^fois de; plus, sur Texp^iepce d^j^^longue de pays comme i'Auli^ctieTHongrie. après ,,|)ien . ^'a^i^tres, Ifi ^éce&sltékg^n^rale ,d^ la liberté .jÇt^.d^l^ fl^c^QLtraiUsaUpR' de réj^,rgae ppur.^^ue le cçédit.p<jg^l^îf:e «e..4é^eloppe^ Affirqi^É^s rv^tiljté.et la légi:^iKnité du concourûmes Qa^^es.^'l^pRar-
,gp^ à, cette, œqvre économique BF^îpug^^t'?riR^^Qn§ <jl^*PPVr .yeau.i QQi\tr^ : 1? ^ çonoentjr^tiop j^^.ftslfaoç^.r-et i,%tisl^^ .dç (réps^rgne, j((ui pour le pvédij; ;Coopérati|, fCf)ijn47i^ pour,,t^ntj4e pjrogréSj {pratiques,, tarit les sofi.rqes nprn^aleSi ^t^^i.efi çeMe vç.iQ çpni.ine en d'^ulr^s, a çj;éé à notre pays id(r\|ikrf iéç^xqu'iLe^t ifi^k^y 4e regagnpr^^ une i^ériprité.qu'îJl^,,infpQF/ia,.2^ WfS9T tj8rïwid«.fa,îre disparaît f ô^, ;.i.j » . ^ - • ^7i;i<3: : -v- .,On*ft pH voir à qqel pcj^nb^le^ ipsti^uUons»r|dQnt jfi;viep& 4e '{a^re passer sQus les jeviX;:4^l$f^eur undeg cpultiples asi\ects spnt eii^avance ;^;l;es i9^ts^^. Q/;lle^Tc|^ii64Qurisqgt«tpéG(kp}^ a^ériewres^ifli^ant A;, la j^rnj^'on -e( à Tappiçl de,i;é.pargne •; le total des dépôts jie ; nos caisses/ d'ép^rg^e n'égale guère qa-qn.e!an^^e de i^otr^.bi^dget^fBtr c'est .un.dernoç préjugés de nous, imaginer qu'^ ce^point de yyje nQi|ft.fiyonSsUç^,£^yant^ge ' sur lesp^yscpai n'onft pas, l'j^mplpi ,ex<5lusil^d!^l^,:;Je libj;^ eppi^ploi ae'4il^J>Aue pul|Qp)ent r.intensité.dç^.^ çQnBtilijijtlo^,des petits capitaux, n'affaiblit pas 'la CQnfiÊ^nce du 'pe^pIç, né Ralentit pas la croîs^anc^. d^s caisses 4 ép^rgn^^ ^Mais quelle supériorité il a en oo^cepour l'activittà générale et la.cirfB^4av 'ti^n économique ! Ilfajit ie^ re(;pi^naitre,,^ojus Jouq cô^aspectq, la. monarchie austro-hongroise, (y)iume l'empire 4! AlA^inagnç et la royauté itaUiçnne,jj^9t singi4iè.femer\t plus avaniG4e £ue fXQtre dé^nocratte r|épublicaiQe,rceci ^it.diten 4^^QF^ ^ toute pensée .ppUtique ; l^a yéfité ej^t q\i^,pôm\<5j5a qqesliQtis, le plujs Qu moiijs 4iî> progrès, pe parait pfiS;dépen4re ^es'-fvyqiieg^^^p gouvernemenV Voilii, de^s- années que nous luttons popr^uop réforme du régime légal d'emploi des épargnes pppulajrçs:ep
POUR UNE GRANDE RéPORME -^S^
Francs, «t l'État, comme le Parfement, s'obstinent à ia repousser, il la:matchander ; étchee ces peuples que nous étudtanà, l'épargne s'épanouit largemenldans .une liberté réglée,; tandis qup chez nous on la maintient enchaînée, stérilisée dans les liens de l'emploi étatiste, en se résignant même pour cçlâ.it l'entraver, à rambindrir,'«n se félicitant de la voir décroitreil Indépendamment de ce libre emploi dont elles jouissÈut pour leurs fonds de dépôts, une des caractéristiques des caisses d'épargne austro -hongroises, et je viens d'en montrer léB bienfaits, est la libre disponibilité de leurs , bonis, de leurs bénéfices anuliels, soit totalement, soit dans des proportibns et des conditions réglées par la loi, en faveur dj'œuvrfes:de bien populaire de toute sorte. Qu'on le remarqfie, il se trouve qu'après un -denii-sièote d'usage de cette belle faculté, les caisses d'épargne qui en ont largement, généreusen^ent usé possèdent des réserves considérables, de beaucoup pluB importantes que les réserves des caisses d'épargne françaises, qui ont tout sacrifié sous prétexte de sécurité et n'ont jamais rendu aucun service en dehors de la garde de l'épargne. C'edt une démonstration que j'ai .présentée dansele premier toltime de mon ouvrage sur la Réformi^ deB caisses d'épargne françaises, et je-la crois d'une force irréfutable. A ceux qui . disentque le libre emploi ferait ia- ruine, je réponds : si ce régime était la ruine, les caisses d'épargne dont il est la loi auraient succombé à des crises intercurrentes dans une période de cinquante et soixante ans, .ou .péniblement végété, ou passé par des alternances de gain et de perteqi^i les auraient empêchées de constituer de suffisantes réserves. En un mot, la durée des institutions et l'importance de leurs fortunes personnelles, sous l'un et l'autre régime, seront des critériums sûrs. Or, au lieu de conduire à la ruine, ou au moins A la débilité, le régime de libre emploi a fait lescaissep d'épargne les plus anciennes et les plus robustes dans les deux mondes. Les niHres nous offi-ent des réserves qui représentent 2, 3 y„ par rapport aux dépiits, les plus solides Ont 4 ou 5 "/„. La Caisse d.'éjiargne rie Paris, qui est attachée au système
L BPABONB DU PKUPLS
. a une réserve représentant de 3 à 4 '/, des dépôts, traire, le* caisses d'épargne h libre emploi ont derrière ) longues durées, et tout en ayant pour la plupart é une large partie de leurs bénéfices en œuvres d'utilique ou de bien social, sont en général assises sur erves solides, bien plus amples que les nôtres, 6, 8, /. des dépûts.
lestion des bienfaits sociaux qui peuvent être obtenus sef d'épargne par la libre disponibilité, au moins pare leurs bonis, nous commençons k peine de l'entre-
France ; elle est résolue depuis un demi-siècle en e, et depuis 1860 pour les œuvres de crédit popu- •'est une pltiie bienfaisante qui ce répand sur toutes irres régionales pour les soutenir, pour les déve-
pour en créer de nouvelles. L'Ëtat lui-même, et idaniment des services que rend le libre emploi, incite }es d'hargne à se servir de leurs bonis, à organiser jt iltes, par des dotations prises sur ces disponibilités, [»^s d'avances et de crédit personnel à bon marché s personnes qui ne pourraient satisfaire à toutes les tns de sécurité exigées dans la sphère des placements, iidérez pas, leur dit-il, ces annexes comme des serïstitués dans un but de lucre ; contentez -vous de n'y dre.
t intéressant de comparer cette largeur féconde de rec ce qui se passe chez nous relativement à cette 1 delà disponibilité des bonis.
éformistes demandent — et un vœu en ce sens a été la Commission supérieure des caisses d'épargne par les s élus, même par ceux qui restent attachés au statu quo u régime des dépôts — qu'on rétablisse à l'art. 10 de 1 20 juilletl895 une disposition qui autorisait à placer [uiéme du boni annuel, un cinquième seulement, en
locales de prévoyance ou d'assistance, disposition qui
est cruel de le dire, eflacée de la toi, après trois votes les des Chambres^ par les elTorts d'hommes qui
auraient dû être sympatbii générales à la réforme que i inslaace», le Ministre du Co caisses d'épargne sur ce poi reD>lt à l'étude le rétablisse disponibilité du cinquième beaucoup de nos caisse» d'^ la majorité) ont répondu "ne inconcevable de cette évolul rait porté à restituer cette contre sa suggesllon des a il ne faut pas faire de autres. ■ Mieux vaut, pour un peu d'émancipation, tl mains de l'État, placer les 1 en rentes ; en faire quelque c bien social serait un acte tén au progrès réglé et circonsp< meiils mal conçus. A cette d'uQ personnel habitué à vi< comparé la situation des ci grie ; il y a là un parallèli voquer nos réflexions. Quel ces caisses d'épargne sont c l'Ëtat, avec l'esprit qui anir vernements successifs !
Ceux même chez nous qui k de grandes caisses d'épi seille, considèrent comme :
villes moins importantes. ' que des caisses d'épargne puissent gérer leurs affaire d'autres termes, l'incapacit présumée. J'ai établi — et o Hongrie — qu'à l'étrange grandes caisses d'épargne.
2a8/ L EPARGNE DU PEUPLE
lea pétîtes^^ qui .répandent les bienfaits autour d'elles. Et là aussi 1» durée, Tampleur des réserves prouve que la prétendue impossibilité :est un^ sophisme de l'inertie « Il est possible qu'il y ait; des échecs-: en toute chose humaine il y en a, et des abus*; mais^ ce n'est pas par l'examen de particularités qu'il faut procéder, .c^est parla balance d'ensemble. La question est' de savoir si, ^uand on; construit un vaste système d'épargne ou de crédit,* le régime d'emploi libre ne vaut pas mieux que Ijb système étatiste, qui vicie tout.
On pardonnera à ' ma profonde conviction d'aVoir voulu compléter par quelques considérations générales sur la vaste question du ♦ régime d'emploi de l'épargne une collection d'exemples sur les services qu'une réforme en ce sens peut seule rendre au crédit populaire, notamment au crédit agricoiev^Mà coûclusion sort naturellement des faits exposés et des vues- d'ensemble présentées. L'expérience de l'Autriche et de la Hongrie, comme celle des autres peuples, porte les caisses d'épargne de ces pays à avancer, non à reculer' dans leur voie: Souhaitons que la France tire profit de cette expérience, et poursuive l'œuvre à peine abordée par la loi dii* 20 juillet 1895. Affirmons une fois de plus la nécessité génémle delà liberté et de la. décentralisation de l'épargne (*).
(i). la tuite de cet etposé, lé Congre» de LiUe vota; k runanimiéé» la résolution suivante :
« Le Congrès constate une fois de plus,
f D'après l'expérience déjà longue du concours prêté au crédit populaire c par les caisses d'épargne austro-hongroises, et sous l'impulsion môme de « l'État, par des modes nombreux et variés, soit exercice du libre emploi 4 décentralisé et réglé, soit création sur les bonis de branches annexes c d'avanèes de crédit personnel à bon marché,
< La nécessité de la liberté et de la décentralisation de l'épargne pour c le développement du crédit populaire et agricole, la légitimité et l'utilité « du eoncoùrs des caisses d'épargne à ce développement. »
l'objbC'tioÎï anglaise
i'ÔBiECTrON ANGLAISE
ïçus cein Œiii suivent nos etforls pour arriver i du réginied'èmploj dès caisses d'^parghesàver cipale objection a^s avocats da ' ^iif(u quo anglais. On nous dif : « Soit, voys nous proiivi êniBlpi est utvfait à peu pri^ universel Ym^jâ adniira{)le au point ds'vùfe' des finances', et qiji n ce.lrijre.V[iÛ)toi; Ap'r$s (oui, rioiis'pouvoiishien gléterre'! » JÂ m'étais, dàrisle second volume de (iàscdïssès d'épargné françaises, aliaché' à 'il r^ime des Cftisses d'épargne privées en Angle^er dominance d.çfli'f^oï 'en renies sans être font régime d'adduction exclusive, et qu'e^" çutrè iîn profoi^d^ séparé tes deux régime^, l'enipToi angtai l'amortissement automatique et la réduction dé" 1 d'ailleurs 'nç s'accfoltpa's par de nbuveaqx emp que l'emploi français contribué à l'augmenta lion la Dette', puisque. non seiilement'Sl'çha'uge sang dette pérpétucUe en dette 'exigible ^ vue,,njais'il c une af)sei)ce d'ài^rtissement et facilite dgsem| vë^un. Léon Say avait été, je mç leTappelIe^,, tr* cette démoiisiralion. Enfin, j'avais prédit," dès 189 gré lès avantages du système anglais 'sur lie nôtn bien, et iiansiinaventV.prochain, tialjir,'chez,Ies , mêmes ses ipféi^ioritéssijr^le régime dé, libre en Iralisé,; quoique lès caisses d'épargne privée? cor Glasgow jouissent dé cerlaips placements lôca remploi en rentes môme ail là une ulililé libéralri national, on pouvait prévoir que les vices intrinf emploi trop intense, auraient des inconvénients f terre, df, voilà que ces prévisions ontcommehce di
; (1) Uêmé Cfin(ïi«8: ' ./...v: .•: .il ^ '.
240 L'ÉPÀHaNE DU P8UFUS
Depuis quelques années, on a entrevu en Angleterre le danger d'un accroissement indéfini du passif des caisses d'épargne ; des esprits sagaces se sont demandé ce qu'il adviendrait en telle ou telle conjoncture. Et cette préoccupation ayant gagné les hommes d'État comme les parlementaires, on essaye de lui opposer les mêmes feux remèdes qu en France. La même appréhension d'un accroissement indéfini de responsabilité pour l'État, la même déraison d'achats forcés de rentes, à des prix surhaussés, ont conduit à vouloir réduire l'actif des caisses d'épargne au lieu de réduire la responsabilité de l'État. Gomme chez nous, on cherche à se défendre par des mesures inexactes, abaissement de l'intérêt au préjudice des petits épargnants, arrêt des dépôts par des limitations aux versements.
Qu'arrive-t-il en France ? C'est que les premiers effets de ces restrictions ont été l'affaiblissement de l'épargne sans diminution sensible de la dette de l'État. Mais plus on appelle sur l'amoindrissement des dépôts l'attention du législateur engagé dans cette voie fausse, plus il répond : c C'est ce que j'ai voulu. » Peut-il y avoir condamnation plus flagrante du système que le fait de conduire logiquement à considérer l'augmentation des dépôts dans les caisses d'épargne comme un mal à combattre ! Rien de pareil dans les pays où les dépôts retournent par le libre emploi décentralisé dans la circulation économique locale : Ift, en Allemagne par exemple où les caisses d'épargne ont un ensemble d'épargnes bien plus vaste que le nôtre et sans engager l'État, on se félicite de l'expansion des dépôts, loin de la ralentir ou de s'en alarmer.
En Angleterre, M. Henry W. Wolff a entrepris de démontrer le vice de l'emploi exclusif en rentes, l'erreur et le danger des restrictions qu'on essaye d'apporter au mouvement de l'épargne, et il réclame un élargissement graduel du système anglais. Il signale également les associations de crédit rural, — c'est un moyen qu'a déjà indiqué M. Rayneri, — comme un instrument pratique d*empk)i libre et décentralisé de répargne. Il y a là un mouvement à suivre avap atteolion :
les vices du régime d'emploi françaif aussi en Angleterre, et avec les mèw