‹ L'action sociale par l'initiative privée, avec des documents pour servir à l'organisation d'institutions populaires et des plans d'habitations ouvrièresChapitre 84 sur 102 · LA MUTUALITÉ ET LA COOPÉRATION DE CRÉDIT · texte numérisé non relu

LA MUTUALITÉ ET LA COOPÉRATION DE CRÉDIT

i% mars 1902 (1).

Le Conseil supérieur de la Mutualité, en dehors des questions techniques qu'il traite principalement et avec une si haute compétence^ a un rôle singulièrement élevé à jouer en ouvrant des horizons et en frayant des voies nouvelles à cette force souple et féconde qu'est la mutualité. Il a déjà, à plu-sieurs reprises, marqué en ce sens la manière dont i\ conçoit sa mission.

Dans cet ordre d'idées générales, que le temps se charj|>e souvent de faire passer dans les faits, comme le prouvent déjà par exemple les tentatives de réalisation de notre vœu visant un concours à la lutte contre la tuberculose, l'auteur de ce rapport a soumis à la commission une sorte de vœu d'orientation auquel elle a vivement et unanimement adhéré.

En Italie, où les œuvres populaires pratiques sont si développées, c'est surtout de l'initiative des sociétés de secours mutuels, directement ou par influence, que sont issues les institutions de crédit populaire urbain ou rurahCes institutions, qui fendent tant de services économiques et sociaux, se con-^ sidérant dans certaines de leurs fonctions comme des prolongements de la mutualité, tiennent à honneur de s'inspirer du même esprit ; de là le caractère vraiment démocratique des banques populaires urbaines, qui sont des établissements financiers, mais n'oublient jamais qu'elles sont nées d'une pensée de mutualité.

C'est qu'en effet la mutualité et la coopération de crédit ont des préoccupations communes, le même idéal de relèvement populaire ; l'une pourvoit par la prévoyance aux risques de la

(1) Proposition au ConseU supérieur de la Mutualité»

Page 1