BIBLIOTHÈQUE MOUVEMENT SOCIALISTE
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Syndicaliste
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MOUVEMENT SOCIALISTE
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Parce qulls manquaient d'idées générales, les allemanistes étaient loin d*entrevoir la force ourrière qae poQTaient devenir un jour ces deux organismes nationaaz : la Fédération des Bourses et la Confédération du Travail. Quelques rares esprits, cependant, ne sy étaient pas mépris. L*un d*euz devait apporter toute son activité à une œuvre théorique dont il ne reste presque rien ; d'autres voyaient dans la création de Tunité organique des syndicats un puissant moyen d'action et de lutte. Cette seconde phase — qui va de 1886 jusque vers 1899 — a été ainsi marquée par la réaeiion de la eloiu ouvrière contre Finfluenee déprimante de Foetion politique $ur tet tyndicatê.
Don années vont s'écouler. Il y aura bien, dans les milieux syndicaux, une vie théorique, toute intellectuelle, à laquelle prennent part quelques militants. Mais il faut autre chose pour donner à l'organisation créée l'élan et la vigueur qui lui font encore défaut Ce sera l'œuvre de la troisième phose, qui s'affirme par la réaction de$ ègndicale contre la démocratie.
Le pouvoir s'efforce d'attirer à lui le mouvement syndical, qui, surtout à Paris, par suite de l'approche de l'Exposition de 1900, a orandi.- Les manœuvres employées pour cette œuvre de corruption ouvrière sont nombreuses et variées, et ce n'est pas le moment de les énumérer. Je le ferai un jour prochain.
Le gouvernement espère arriver, par la main-mise sur les syndicats, à opposer la classe ouvrière groupée économiquement à la classe ouvrière groupée politiquement, et par la suite devenir le mettre absolu, grâce à une série de mesures législatives, de l'action syndicale.
L*œuvre est hardie et tentante. Elle n'est pas au-deesus de l'esprit politique de Waldeck-Rousseau. Mais — car il y a un mais— ces manoravres et ces tentatives de sobordinatioB ne tardent pas à provoaoer an mouvement de répiilsioB ches beaucoup de militants. Un bloc d*o|»osition oovrière se eonslitiie«ett le développeneat wjméatoàU la mUieii et les dreonataiieee aidant, fl va
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infuser à l'organisme anémié le sang nouveau qui loi donnera la santé et la force.
La classe ouvrière est dès lors secouée jusque dans ses profondeurs et un accroissement ininterrompu d'efforts quotidiens se constate dès ce moment. Les grèves augmentent, leur caractère se précise, leur importance grandit Et la rie qui en résulte va s'intensifier par une pratique et une action incessantes, jetant dans la lutte des travailleurs longtemps déçus, qui entraînent avec eux des corporations nouvelles et des éléments nouveaux.
Cette rie agissante rejette naturellement au loin un las de formules, de solutions spéculatives et abstraites, et elle va placer au premier plan, après les avoir extraits I des milieux ouvriers, tee moyent de lutte qui iont du I domaine exclusif de la cta$$e det traoailteurt. Mais ces moyens de lutte, à peine indiqués, apparaissent chaotiques, parce qu'inorganisés, incohérents parce que mal perçus encore et partant mal exposés.
C'est l'action qui permettra aux militants de mieux concevoir l'usage de ces moyens de lutte ; elle les obligera à mieux les préciser; et les comprenant davantage, chacun d'eux sera plus apte à les faire connaître. Je dis faire connaître, non qu'il s'agisse d'emeigner des • modes d'action, mais parce qu'il faut bien exposer et leur raison d'être, c'est-à-dire leur origine, et leur justification, c*estrè-dire leur emploi. Le rôle du militant .n*esi-il pas de tirer de la pratique ouvrière une indication donnant à son acUrité le relief et l'autorité qu'elle exigeT
Cest ainsi que J*ai été amené à écrire les articles qvi vont suivre.
Il y a dix, huit, six ans, il m*eôtété absolument impoesible de les écrire avec la faible précision qu'ils con- Uenneot Ouvrier J'étais, ayant puisé dans une existenea souvent fort dilBdle, dans des privations moltipies, le déêir d'y mettre fin; salarié J*étais, ayant à •nMr rexploMntkNi dn patronnât aonhaitant ardenuneni