‹ L'action syndicalisteChapitre 2 sur 18 · AVANT- PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT- PROPOS

&j échapper. Mais ces désirs et ces souhaits ne pouraient se concrétiser on une action continue qu*avec le concours des autres hommes astreints au même sort que moi. Et j*ai été au syndicat, pour y lutter contre le patronat, instrument direct de mon asservissement, et contre PEtat, défenseur naturel, parce que bénéficiaire, du patronat. Cost au syndicat que j*ai puisé toute ma force d'action et c^est là que mes idées ont commencé à se préciser.

Puis, le mouvement syndical a crû rapidement. Cest poussé par nos intérêts qu*à travers mille difficultés, nous autres travailleurs, nous avons ainsi péniblement créé de plus en plus des syndicats ouvriers pour une lutte et des fins révolutionnaires; c*est non moins péniblement que nous avons constitué un organisme syndical indépendant de tous les partis, et qu*ensuite nous avons pu assurer au mouvement qui en est résulté logiquement, Tindépcndanco et Tautonomie.

De la combinaison ou do rcnchatnement, si Ton préfère, de toutes ces choses est né le syndicalisme. Il s'est traduit par des formes de lutte, dont le caractère s*est précisé au fur et à mesure que la classe ouvrière agissait. Mais — et c*est à dessein que je le répète — cetie action n'a pa% été, encore une foii, commandée par de$ formule» ei de% affirmation» théorique» quelconque». Elle n*a pas été davantage une manifestation se déroulant selon un plan prévu par nous d'avance. Je ne saurais trop insister sur ce fait qu'elle a simplement consisté en .une »érie d'effort» quotidien», rattaché» aux effort» de la veille, non par une continuité Hgoureau, mai» uniquement par fambiance et par Vélat d'e»prit régnant dan» la cla»u ouvrière.

Cest ainsi que la période d'agitation relative à la suppressi on des bureaux de placement payants ne fût une action généralisée et amplifiée que parce que greffée sar une action particulière, à laquelle les circonstancen — coïncidant avec U poussée syndicale — donnèrent aeales sa surprenante extension. De même, la propar la rédoetion des heares de travail pat

ATANT-PaOPOS »

acquérir l'ampleur traduite par le mouvement de mai 1906, non seulement parce qu'elle fut l'expression de volontés hardies, mais parce qu'elle correspondail surtout à un état de croissance syndicale, e*^<l"«^Jdeur combative qui en résulUit avait besoin de s extérioriser. , M ' a —^

J'ai rappelé, entre autres, ces deux périodes, parce qu'elles donnent la caractérisUque exacte du mourement ouvrier actuel : ce qui va suivre nest que Impression de raelion »gndicali»te ainsi comprise, r ririflaenee de la pratique et de Ja vie.

8 Décembre i907.

L*ACTION STNDICAU8YB

LE STNDIGAUSME (1

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