‹ L'action syndicalisteChapitre 11 sur 18 · IV. Danger et êtéHUté dee Inetilutioni goavemementaleê · texte numérisé non relu

IV. Danger et êtéHUté dee Inetilutioni goavemementaleê

Parmi ces institutions gouvernementales, il y a la Cqnêeil eupérieur du travail et les Coneeile du travail. Voyons ce qu'ils ont donné et ce qu'ils peuvent donner.

La grosse besogne du C. S. T. a consisté à élaborer un projet relativement à l'apprentissage. Ce projet veut établir des conditions nouvelles rendant l'apprentissage obligatoire. Or, l'apprentissage devient de moins en moins nécessaire. Les qualitâ techniques de l'ouvrier sont de plus en plus secondaires. Les métiers disparaissant ; le travailleur devient, d'artisan qu'il a été, une mjiphiQp. De plus, ce projet de loi veut limiter le nombre d'apprentis, et cela est impossible.

Un court instant, nous avons cm à cette possibilité, mais un examen de la réalité nous a montré la naïveté de cette mesure. Aujourd'hui, dans presque toutes les corporations, le nombre des ouvriers est trop élevé ; les chômeurs augmentent dans des proportions énormes, el vouloir limiter le nombre des apprentis pour chaque corporation, c'est empêcher une grande quantité de

eies gens de travailler, de gagner leur pain. Celte talion appliquée dans quelques corporations, rejellerail dans d'autres tous les futurs ouvriers, et si partovl elle était appliquée, que ferait la jeunesse T Mise 4laM llmpoasibifité de traTailler, celte jeunesse seraitt par la ^Tblooté daa ovrriers adollaa» réduite à la plaa

L ACTION amniCAUSTI

hideuse situation. La limitation est ainsi impossible parce qu'il y a trop de bras réduits à travailler ; elle est contraire à l'intérêt ouvrier, car après une certaine période, elle créerait une classe d'ouvriers qualifiés dont les avantages seraient ftûts d'une plus grande misère des non qualifiés.

Le C. S. T. a Clément étudié la question prud'homale et depuis, par deux fois successives, le Sénat a refàsé, à certaines catégories de salariés, le bénéfice de cette juridiction.

Tel est le bilan de cet organisme ffouvememental : pour ce qui est de l'apprentissage, sa besogne est antiouvrière ; pour ce qui est de la prud'homie, il n'a rien produit

Les Conêeiiê du Travail, de leur cêté, n'ont aucun pouvoir. Le Conseil d'Etat vient, par un jugement récent, de le déclarer.

Void les attendus :

Considêranl que les Conseils du Travail sont essentielle- 1 BMot des organes d'information, qi^Ui ne 9ont inoeelii d^ao'j euM pottvoir propre de décision... que leun aviê m êont pa^ obligaiolru...

Considêranl oue, si les Conseils du Travail sont chargés d'êtabUr dans chaque région un tableau constaUnt le taux nonnal.des salaires et la durée courante de la journée de tiavaiL..

Ce tableau n'est qu'un nouvel élément d'bifonnation el m ekange Hem aux attributions des administrations publiques.

Ces alteadua» on en conriendra, se passent de ( mentairea.

Enfin le danger des Conseils du Travail n*esl pas moins grand que leur stérilité : il s'agit de faire csuTre à» pqbB^tQoiaUt d'empêcher la lutte des c l as se s , de pré- ▼enirloul conflit, en apportant les méthodes de conciliation parlementaire dans la rie oorriêre.

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