‹ L'action syndicalisteChapitre 8 sur 18 · fr. 2.000.000 f)r · texte numérisé non relu

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I ' Voilà des chifflres qui montrent qu'en France la lutte donne des résultats, malgré la pénurie dos caisses syndicales. C'est parce que l'argent no sufDt pas à lui seul pour donner le succès I 11 faut Veepril de luUe qui se développe chez nous et qui manque presque totalement à l'étranger.

Nous disons que l'argent ne sufDt pas, parce que ces ehiflires nous le prouvent, et qu'ensuite, nous connaissons des ffrèves qui ont été des défaites ouvrières, malgré que le secours donné ait été de 3 Dr. 50 à 4 francs par jour.

On le voit» en dépit des déftiuts qui nous sont propres, nous savons lutter. On en trouve une nouvelle prâuve dans la croissance du mouvement syndical qui est suscitée par les conflits et par la propagande, et e*est pourquoi nous estimons les grèves nécessaires. • Cette nécessité nous amène en outre à faire la /iropofimrfs mdimiliiariêlef qui s'impose non seulement parce que nous sommes les négateurs de la patrie, mais parce que le soldat a pour fonction de défendre le patron eontre Fonvrier. Rendre lesjeanes gensantimiiitarislis»

L ACTION 8TNDICAU8TB

c'est Doas rendre sympathiques les baïonnettes de

. demain.

La croissance dont nous venons de parler se constate encore par rentrée en ligne de nouvelles corporations. Los bouiangora, les limonadiers, tous les' ouvriers de Talimentation en un mot, et les paysans, jusqu'ici réfractaires à Torganisation, H*agitentetontsu par leur énergie s'imposer à Topinion publique et à leurs patrons. C*est là un indice nouveau du développement de la lutte ouvrière.

Ce développement de la lutte demande à être accéléré par nous, et nous y parvenons en nous opposant à toute réforme qui n*a pas pour résultat d'augmenter la

j puissance d'action ouvrière. Toute « réforme » qui tend.

I à diminuer l'esprit de lutte, est combattue par nous.

* Cest ainsi que nous sommes les adversaires irréductibles des projets de loi de MM. Waldeck-Rousseau et Millerand sur la capacité commerciale des syndicats et sur l'arbitrage obligatoire.

Et en voulant établir un choix parmi les réformes qui peuvent être offertes aux travailleurs, nous ne nous montrons nullement des partisans du • tout ou rien », comme on se plaît à le prétendre. Il est des modifications à l'état de choses existant que nous ne repoussons que parce que, parleur insuffisance, elles sontun trompe Vœu et une comédie. En cela, nous restons moins exigeants que ceux qui voudraient nousfairepasserpourdes partisans du «toutou rien «.C'est ainsi que les ouvriers 2«» «•««^•ctures de tabacs, qui réclament une retraite de 7» francs par an pour les hommes et de 540 francs pour les femmes, à cinquante-cinq ans d'âge, nous reprochent d'être des partisans* du « tout ou rien », pour ne pas nous contenter d'une promesse <|e retraite de MO francs par an après trente ans de versement Les travailleurs de la ville de Paris rédament 4a reMte égale à la moitié du salaire (oe qui fUt m francs au minimum pour atteindre 1.800 franes el plas), ^^IMTês tS ans de services (serriees mUitaire et ■dainistfatif antérieurs compris).

l'action stnoicaustb

Si ces camarades, qui ^ das^nt parmi nos contradicteurs, sont logique» en demandant des retraites aux taux mentionnés, pourquoi serions-nous partisans du « tout ou rien H? Parce que la retraite promise de 360 francs ne nous satisfait pas ?

Nous connaissons aussi tel militant qui dédara qu'aux ouvrien de l'État la journée de huit heuras est légitimement due, tandis que, pour ceux de l'industrie privée, laisser la journée à dix heures est suffisant! . On voudra admettra qu'être traités de partisans du « tout ou rien » par les camarades formulant les points prédtés, c'est plutôt bizarre, et que leur accusation agitée avec tant de fureur et dressée sur nos têtes comme un anathème, perd beaucoup de son bien-fondé, et se retournerait, si une telle critique était justifiée, contre leura auteurs.

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