‹ L'activité mentale et les éléments de l'espritChapitre 14 sur 133 · Galton, Inquiries into human faculty, p. 140et · texte numérisé non relu

Galton, Inquiries into human faculty, p. 140et

LEUR activité indépendante

On trouve aussi dans l’ouvrage de M. Ribot un certain

nombre de faits analogues b

On pourrait rapprocher de ces faits, a d autres point> de vue, la mémoire qui se continue quelquefois d’un rêve à l’autre, et souvent d’un accès de somnambulisme naturel ou artificiel à l’autre, ainsi que la ressemblance des accès de folie ou d’épilepsie chez un même sujet. Il vaut mieux pour le moment, poursuivre notre étude et en indiquer la portée et les conséquences. Toutefois, il n est pas inutile de dire auparavant quelques mots d’une question traitée par les aliénistes mais qui intéresse notre sujet et dont il faut au moins interpréter les données.

On sait que la doctrine de la monomanie, fondée par Esquirol, admettait que l’esprit pouvait être troublé sur un point seulement ; le malade était sain, sauf en ce qui concernait une idée particulière et ce qui s’y rattachait. 11 n’est pas besoin de faire remarquer combien cette idée, si elle était juste, appuierait la théorie de l’indépendance fonctionnelle possible des systèmes psychiques. Mais on l’a, depuis Esquirol, fortement attaquée ; on a admis que, même quand le délire semblait localisé, l’esprit tout entier était en réalité malade. Inutile de dire que je n’ai pas à prendre parti dans la discussion en tant qu’elle concerne la médecine mentale, mais il faut voir ce que nous pouvons en retenir pour la psychologie. En fait, il ne paraît pas douteux actuellement que le désordre de l’esprit est. plus général qu’il ne semble, un délire partiel suppose bien, au moins, un trouble général qui se marquerait dans ce fait que les autres systèmes psychiques, ceux qui sont ou semblent sains, ne jouent pas le rôle de réducteurs, pour employer une expression de M. Taine qu'ils devraient jouer, ils ne peuvent arrêter, enrayer le système morbide. D’ailleurs, « plus on approfondit le problème, dit M. Bail, plus on demeure convaincu que les

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