Même ouvrage, p
systématique qui inhibe le jeu désordonné des éléments psychiques. C’est ainsi que nous interpréterons les conseils de Oriesinger pour le traitement moral de la folie, conseils qui concordent complètement avec ceux d’Esquirol que j’ai déjà cités dans un autre chapitre.
« Au lieu de discuter logiquement les idées fixes, au lieu de les fortifier en les adoptant, il vaut mieux, quand les circonstances exigent une action directe sur le malade, contredire simplement ses idées sans les combattre, le renvoyer à une époque à venir, où il s’étonnera d’avoir pu croire à de semblables erreurs, lui rappeler le passé où il n’aurait jamais pensé que de pareilles choses fussent possibles, etc. Mais le meilleur système, et celui auquel on a le plus généralement recours, c’est de toucher le moins possible au délire des aliénés, et de le laisser s’affaiblir en ne lui fournissant aucun aliment, en appelant son esprit sur d’autres idées qui ne concordent pas avec son délire. Au premier rang parmi ces moyens se trouve le travail, puis viennent les distractions, les conversations qui doivent toujours avoir pour objet des choses raisonnables et qui sont du goût des malades, dans lequel on évitera tout ce qui a trait à son délire, et où l’on s’efforcera au contraire de placer des idées capables de ramener
son esprit dans la bonne direction » A
Ainsi l’arrêt doit être produit indirectement, la tentative de l’inhibition brusque et systématique opposée par une discussion est, comme nous le verrons à propos de la loi du contraste, fort propre à fortifier les idées et les sentiments que l’on veut combattre, l’inhibition indirecte amène moins de troubles — mais voici qui concerne spécialement la personnalité : « C’est alors que l’on doit fortifier le moi ancien qui commence à se reconstituer, pour éviter qu’il ne retombe et ne se détruise. On y arrive