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Récapltalation.
Nombre Totaux
d'employés; des traitements.
Questure du Conseil municipal. 17 130.600
Personnel intérieur 278 1 . 756.000
Personnel hors cadres 31 107 .900
Caisse municipale 64 616.300
Mairies..... 73 944.200
Totaux; 463 3.555.000
Dans les tableaux ci-dessus du personnel intérieur, les emplois hors cadres ont été considérablement réduits ; depuis plusieurs années la préfecture de la Seine et peut-être aussi le Conseil municipal ont abusé des créations et les emplois ont été un peu plus faits pour les personnes que l'on n'a eu besoin des personnes pour les emplois. Quand on s'est engagé dans cette malheureuse voie, il faut savoir s^arrêter et. revenir à ce qui est véritablement utile. Il n'y a malheureusement que la France où on saigne à blanc le contribuable au profit des corps constitués.
De plus, dans la dépense, il. faut tenir
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compte, au-dessous des employés, du personnel des gens de service (appariteurs, huissiers, garçons, facteurs, hommes de peine, ouvriers, surveillants, gardiens) qui, pour l'ensemble des services de Tadministration centrale, représentent une dépense annuelle de 452 900 francs.
Maintenant, pour avoir l'ensemble des crédits qui servent à payer le traitement global de tout le personnel, il faut prendre : 1* le crédit inscrit chapitre IV. art. d, du budget ordinaire :
3 232 230 francs ; 2° la somme provenant du budget de l'Etat (fonds d'abonn. partie inscrite -au budget départ.), 219000 francs; 3° la somme provenant du budget du département (s.-ch. 7, art. 3; art. 4t; s.-ch. 14, art. 5 ; art. 7; s.-ch. 3, art. 17), soit : 641 100 francs; le fonds des amendes de police correctionnelle, 10000 francs; la somme inscrite au chapitre. IV bis, art. 1" du budget ordinaire (personnel du secrétariat du conseil municijpal), soit 102 600 francs; enfin une somme de 17 000 francs (ch. 26, art. unique,
reconstitution des actes de l'État civil, rubrique aux dépenses extraordinaires); soit, ensemble une somme de 4 222130 francs (budget de 1887 considéré comme un budget moyen ; on verra plus loin les augmentations).
Or, si à la somme de 3 5SS 000 francs du tableau, représentant la totalisation des traitements de tous les employés du personnel, on ajoute 4S2 900 francs nécessités pour le paiement des gens de service^ on arrive à un total de 4 007 900 francs , et si on soustrait cette somme de 4 007 900 francs de la somme de 4 222130 francs, on obtient une économie de 214 230 francs sur les sommes portées pour le personnel ; seulement, il faut convenir que cette économie est plus apparente que réelle, parce qu'il n'a pas été tenu compte des auxiliaires pour l'administration intérieure, et qu'il est probable que cette somme d'un peu plus de 200 000 francs sera absorbée pour le paiement de ces auxiliaires.
Ainsi, la réforme du personnel n'aurait eu pour résultat que dé donner aux employés de la Préfecture de la Seine un traitement qui leur permît de vivre honorablement et de consacrer , leur temps aux travaux de Tadministration san& être obligés pour se nourrir et nourrir leur famille de rechercher au dehors du travail supplémentaire, et elle semblerait n'aboutir à la réalisation d'aucune économie si par l'augmentation des traitements il n'était entendu que tous les frais fixes et les indemnités sont et demeurent* supprimés. Déjà le Conseil municipal avait refusé les allocations et l'administration, n'ayant souci de ses bonnes finances, les a rétablies sous différentes formes. Dans la conception du personnel réorganisé, elles doivent disparaître d'une manière définitive, et cette suppression permet de réaliser l'économie des indemnités portées au. budget pour le personnel de l'administration centrale, indemnités qui s'élèvent au chiffre de 733000 francs (ch. IV, art. 2;
ch. IV bis, art. 1"), sans préjudice des économies très réalisables sur l'ensemble du perspn- .nel des auxiliaires.
On voit donc que sur ce seul personnel central, par une réforme simple, à laquelle on arriverait assez rapidement en arrêtant le recrutement et en répartissant les employés sur l'ensemble des services de la Préfecture de la Seine, on aboutit à deux grands résultats : le premier qui est de faire une situation bonorable à tous les ' employés, le second qui est de réaliser une économie importante.
En terminant, nous ne pouvons oublier un der-. nier résultat qui découlerait d'une réforme sérieuse du personnel, c'est la limitation définitive des cadres et l'arrêt de l'augmentation du personnel, augmentation qui a plus souvent lieu pour donner un emploi à une personne que par la nécessité d'extension du travail administratif. Les tableaux que nous publions dans ce volume montrent que cette progression est malheureusement
constante et que le budget se charge de plus en plus, et qu'on n'assiste à des diminutions qu'au moment où l'administration se sent pressée par l'agent de contrôle qui est le corps municipal. Nous avonsvouluprendrepour base de notre tra- * vail une année normale où l'on paraissait arrivé au plus haut degré d'augmentation du personnel et où l'administration semblait admettre la possibilité d'un arrêt et d'une réforme, mais si l'on étudie un instant le tableau du personnel depuis 1884, on s'aperçoit que la progression a continué sans que rien cependant la vînt justifier, et que la dépense qui était de 4 888 050 francs en 1885, est en 1892 de 5372130 francs, soit une augmentation de 484 070 francs en dix ans, en chiffre rond 500 000 francs, c'est-à-dire 50 000 francs par an. C'est ce dont on se rendra compte sur le tableau suivant ainsi que sur le tableau détaillé de 1885 à 1892.