‹ L'administration de la républiqueChapitre 20 sur 32 · M CD · texte numérisé non relu

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Les employés du service du Conseil étant toujours exceptionnellement favorisés, cette organisation, qui présentait sur les dépenses actuelles une économie dé plus de 20 000 francs, ne constituait pas, en ce qui regarde les appointements, -une équivalence absolue entre leur situation présente, y compris les indemnités^ et la situation qui leur aurait été faite ; mais le traitement fixe se trouvant augmenté et comp-r tant pour la retraite tandis que les indemnités ne comptent pas, ils retrouvaient plus tard ce qu'ils perdaient dans le présent.

Dans tous les services, les appointements subissaient une élévation importante et tous ces appointements, sans aucune exception, pouvaient permettre aux employés de vivre honorablement sans qu'ils cherchassent en dehors- de la préfecture des travaux pour augmenter leurs ressources.

Le traitement des auxiliaires était porté à 5 francs par jour, soit 150 francs par mois et

1800 francs par an. Aujourd'hui, le traitement de début, celui de la 5® classe des commis-expéditiônhâtres, est de 2100 francs, celui de la V* classe des commis-expéditionnaires est de 3 300 francs et le traitement de commis-rédacteur le plus élevé est de 3 SOO francs: c'est dire que pour parcourir les huit classes de commisexpéditionnaire et de commis-rédacteur, l'employé, qui monte d'une classe tous les deux ans s'il est très favorisé, aux termes de l'article 9 du règlement de 1883, mettrait seize ans pour arriver à recevoir un traitement de 3 500 francs, c'est-à-dire la somme minime indispensable pour qu'un employé puisse vivre modestement, très modestement à Paris.

Mais si on consent à réorganiser le personnel en tablant sur la diminution du nombre des employés, on peut donner à l'employé qui est accepté à titre définitif dans la préfecture un traitement de début équivalent au traitement qu'il aurait dans la 3"" classe des commis princi-

paux, soit 3 600 francs par an. C'est-à-dire qu'un jeune homme qui pose sa candidature à l'âge de vingt-cinq ans accomplis et qui est l'objet d'une admission temporaire touche 1 800 francs pendant une année, et que, au bout de cette année, à l'âge de vingt-six ans, admis définitivement, il jouit du traitement qu'il atteindrait avec l'organisation actuelle vers l'âge de quarante ans, soit 3 600 francs.

Cependant, malgré ces appointements de début qui changeraient tant la carrière administrative à la Préfecture de la Seine, les appointements de l'employé pourraient subir une progression rapide et beaucoup plus élevée qu'elle ne l'est à présent ; ces appointements seraient de 3 600 francs, 4 000 francs et 5 000 francs pour les commis-rédacteurs (on se souvient que le Conseil supprimait les commis-expéditionnaires) ; de 6 000 francs, 7 000 francs et 8 000 pour les commis principaux ; de 9 000 francs, 10 000 francs et 11000 francs pour les chefs de bureau ; de 15 000 francs pour

les sous-directeurs et de 20000 francs pour les directeurs. Ces appointements permettraient à ceux qui en jouiraient sans avoir encore atteint le sommet de la hiérarchie d'attendre patiemment leur tour, qui d'ailleurs, le nombre des employés étant diminué, se présenterait aussi souvent qu'il se présente avec l'organisation actuelle.

Nous voyons cependant que l'avancement ne devrait jamais avoir lieu qu'au choix et c'est une raison de plus pour préconiser le comité du personnel, car il faut que l'employé trouve des garanties d'impartialité dans le nombre même des personnages dont son sort dépend; ce n'est pas une théorie que de faire avancer I-emplôyé comme le militaire à ce qu'on appelle son tour

m'~ ^ète; le choix est un stimulant pour l'em- ^Hjé, il entretient l'émulation et porte celui qui

^^)A^ avancer à se distinguer des autres.

^^^i mise à la retraite se ferait sans condition

^^^raire de durée de services et d'âge ; les

D(J PERSONNEL DE L'ADMINISTRikTIQN CENTRALE. 235

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conditions limitatives de . la retraite seraient évidemment maintenues, mais surtout pour permettre de débarrasser Tadministration de valeurs devenues inutiles et pour empêcher les emiployés de la solliciter eux-mêmes trop tôt, mais le Préfet demeurerait libre de conserver les employés tant qu'il serait satisfait de leur travail, ce qui a déjà lieu dans la pratique et ce qui dégrève d'autant le lourd budget des retraites.

Les tableaux suivants indiquent clairement les résultats qu'on obtiendrait par la réforme du personnel telle que nous venons de l'exposer :

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