‹ L'administration de la républiqueChapitre 24 sur 32 · OÛO · texte numérisé non relu

OÛO

Réserve 13.680

Taux pour une somme de 11.760 francs.

On est presque stupéfait de rénorme progression des dépenses afférentes à ces dernières années, et voici, pour finir, le budget du personnel de 1893 :

Au Budget municipal : ch. IV, art. !•', traitements, etc. : 4332930 ; art. 2, indemnités^ etc. 133 435; art. 3, autres indemnités : 73 000 art. 4, indemnités pour lés mairies : 38 000 art. 5*, indemnités pour le secrétaire général 8 000; art. 7, traitement et indemnité de responsabilité au receveur municipal : 40000; en résumé, traitements et frais fixes : 4 735 500 ; indemnités, gratifications, etc. : 896543; au total : 5 632 043 francs, soit une augmentation de 259 913 francs sur le budget précédent, ce qui est colossal. Il est vrai que si le Conseil vote 16 800 francs pour les voitures du Préfet (pl.us pour les mêmes voitures 2400 francs, ch. XVII, art. 7 du budg. départemental), il a nouvellement inscrit une voiture pour le secrétaire général, ch. IV, art. iO : 6000 francs. A ces

dépenses, qui sont portées au budget municipal, il convient d'ajouter les dépenses portées au budget départemental, ch. XVII, art. 8, pour la somme de 874000 francs, en augmentation de 54 830 francs sur le budget précédent. On arrive donc à un total de 6506043 francs pour le personnel intérieur de la Préfecture. Il est vrai que pour arriver à cette somme on a défalqué la contribution du budget de l'Etat, 219000 francs, provenant du fonds d'abonnement du Préfet, les 4/5 qu'il doit appliquer au personnel, mais comme on aura pu remarquer que son chef de cabinet, son personnel et jusqu'à ses attachés sont portés au budget municipal quand ils devraient être payés par lui, la répartition de cette somme, relativement à la diminution des crédits ouverts, n'a jamais été d'une limpidité parfaite. La contribution de l'Etat, qui use et abuse largement des services de la Ville de Paris, est d'ailleurs une goutte d'eau dans le budget du département de la Seine. L'augmentation énoruLe

des dépenses, les impôts surélevés chaque année sont une preuve de plus de la nécessité d'une réforme administrative. Nous en fournissons les éléments.

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