BCH, XX, p
3. P. ex. BCH,XX1V, p. i7i, 1. 17-18: FleppaiÇtov 'ApiaioÀaou, A oÀo ;:tov 'EXXavoxpâTco(.
LÈS AMPHICTYONS
tant que, sous Philippe et pendant les premières années d'Alexandre, la mention des deux voix séparées n*apparait pas ; le premier exemple est daté de Caphis ^ Mais précisément on pourrait essayer de trouver là un témoignage indirect que ce changement ne remonte pas à une époque ancienne : sans doute il a eu lieu en 346, il est tout naturel que, les premières années, on se soit conformé à la règle nouvellement établie : neppai6cl)v-AoX6TC(i)v 'AjavSpou, ^afxou ; puis, avec le temps, on est revenu insensiblement à l'habitude traditionnelle, qui était de séparer les deux noms de peuples, seulement on n a pu faire suivre chacun d'eux que du nom d un seul représentant.
Des détails d'histoire locale suffiraient peut-être, si nous les connaissions, à rendre compte de ce fait ^. Pourtant l'essai d'explication qui précède semble en quelque manière justifié par Texception unique que présente une liste d'amphictyons : Tordre des peuples est constant dans ces listes, a-t-il été dit plus haut, sauf en un cas. Or ce cas est précisément celui de la plus ancienne liste que nous possédions 3, celle de Gleonautomne (343) : au lieu de se trouver à leur place habituelle, à celle même qu'ils occuperont six mois après, sous Cleonprintemps, c'est-à-dire entre les Ioniens et les Béotiens, les Perrhèbes-Dolopes sont rejetés à la fin de Ténumération, après les Maliens. Faut-il reconnaître ici encore un oubli du graveur? Je Pavais proposé autrefois; mais il est permis aussi de supposer que cet oubli n'a pas été fortuit. Ce n'est certes pas, là non plus, une preuve que la modification dont les Perrhèbes-Dolopes ont été les victimes puisse être datée exactement de 346. Ces quelques indices réunis ne sont pourtant pas négligeables, surtout le dernier, parce qu'il