BCH, XIX, p. 406 et suiv; v. 105-121 et
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terres et la location des maisons le seul revenu ordinaire qui soit attesté pour cette époque. Qu'il soit immédiatement versé dans la caisse destinée à le recevoir ou qu'il y arrive seulement après avoir passé par une commission, enfin que cette commission soit internationale ou delphique, — trésoriers ou fermiers des dîmes — , les prytanes rencaissent sous la surveillance des hiéromnémons. Le fait est prouvé deux fois, sous Theolytos et sous Caphis : la liste de tous les membres qui composent rassemblée fédérale est transcrite pour donnera Tacte qui constate le versement du revenu ordinaire la valeur d'un reçu officiel. Lesamphictyons, représentant le Dieu propriétaire, avaient toujours la charge de veiller sur ses biens ; mais la loi de 380 en avait renouvelé pour eux l'obligation expresse. On le vit bien lors de l'affaire d'Amphissa. Ce sont eux qui ont rédigé l'ancienne ordonnance (auYYpaçi) par laquelle la mise en valeur de quelques immeubles peu importants était exceptionnellement autorisée, et qui depuis ont consenti deux nouvelles séries de baux, toujours pour des fractions minimes du territoire sacré K C'est donc à eux qu'il appartenait aussi de constater la rentrée des locations et des fermages.
Il faut en dire autant du plus important des revenus extraordinaires, l'amende des Phocidiens. C'est le jugement amphictyonique qui a condamné les sacrilèges à restituer la valeur de ce qu'ils avaient pillé dans le sanctuaire, qui a fixé le taux de ce qu'ils devaient verser à chaque session. L'atténuation de la lourde charge, puis l'exonération complète ne sont compréhensibles que si l'assemblée fédérale, sous la pression des circonstances extérieures, tenant compte en particulier delà bienveillance que Philippe témoignait aux Phocidiens, a décidé d'abord que le versement n'aurait lieu qu'une fois Tan et (jue le taux en serait réduit, puis que le versement d'Eribas-printemps serait le dernier. Je ne prétends pas que l'Argien Pasixenos, que l'on trouve nommé dans le dernier acquit d'Elatée ''^, ait siégé précisément comme hiéromnémon Dorien du Péloponnèse à cette session amphictyonique. Mais il était sûrement délégué par un des collèges internationaux pour témoigner officiellement de la mesure définitive prise en faveur des Phocidiens. S'il n'était pas parmi les hiéromnémons ni les ago-