Cf. ci-dessus, p
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ratres, il était donc l'un des trésoriers, ou leur secrétaire, puisque les naop:îs n'ont jain lis eu à s'occuper de <îe revenu.
Avant l'institution des trésoriers, les trente talents que les condamnés de 3iG rendaient au Dieu tous les six mois étaient apportés aux prytanes delphiens, sous le contrôle des amphictyons dont les vingt-quatre noms garantissent la rentrée effective de chaque versement K Mais les choses se passèrent exactement de même quand l'amende eut été attribuée comme principale recette à la caisse du nouveau collège. On a vu dans les comptes des trésoriers les noms des prytanes qui continuent à attester que le versement a été réellement opéré, et les noms des hiéromnémons qui comme auparavant enregistrent l'exécution de leur sentence. H est à noter que dans ces textes financiers la liste amphictyonique accompagne toujours l'indication de la recette extraordinaire : quand elle n'en est pas immédiatement voisine, comme sous Damocharesprintemps, elle est rappelée par le nom des deux Thessaliens : •.£pc[Ava[i.ov£svTo)v T(o;j. {j.£Tà ^OLÔyou y.ai ©paajBasj ^.
Ce qui, me semble-t-il, permet de voir son véritable caractère dans le contrôle de ce revenu, c'est le fait qu'à Elatée les hiéromnémons ne sont jamais mentionnés, pas même les deux Thessaliens. Si l'on admet que Pasixenos a fait partie du collège, on doit ajouter que ce n'est pas en cette qualité, mais simplement comme le premier des témoins et le seul étranger, qu'il figure dans l'acte d'Eribas. Pour les Phocidiens débiteurs, en effet, il suffisait d'avoir, avec l'attestation de quelques [xapTupsc, la signature des prytanes ; on leur donnait ainsi décharge et la certitude matérielle du versement était acquise. Pour le Dieu créancier l'intervention de ses représentants directs était nécessaire. A Delphes où la cité a le. dépôt de sa fortune, la mention des prytanes signifiait seulement que les magistrats financiers de la ville avaient ouvert les caisses, versé dans une d'elles un nouvel acompte des Phocidiens, et qu'ils étaient désormais responsables de cette somme en plus des autres. Mais il fallait que ceux à qui, dans la réalité humaine, appartenait cette fortune, qui avaient à l'administrer, ceux envers qui les prytanes étaient responsables, eussent constaté
1. Une seule fois, smis Pcithai^oras-aulomnc BCH, XXI. p. 322, II, 1. 2()-2î> (in n'a transcrit \v nom quo des si\ premiers hicromnémuns, pour que les deux colonnes du texte eussent la même hauteur.