CONCLUSION
on peut maintenant s'en souvenir, ne rendaient possible qu'un chapitre de Thistoire des institutions financières, à un moment exceptionnel, dans des conditions qui ne se sont rencontrées, groupées de cette manière, qu'une fois. Une administration en somme imparfaite, qui a certainement entrevu les règles de la comptabilitéunifîée et centralisée, et qui s'en est du moins approchée, voilà ce que nous a présenté le sanctuaire pythiquepour l'époque où nous avons étudié ses finances. Mais les conclusions que Ton peut tirer de cette étude, il serait imprudent de les transporter ailleurs, de les appliquer même aux finances du sanctuaire pour une autre époque : c'est de recettes et de dépenses extraordinaires que nous avions à nous occuper.
LE COMPTE DE L'AHCIIONTAT DE PALAIOS
La plaque de calcaire gris (St-l*llie)qui portait le texte suivant était insérée, comme dalle de pavage, dans le palier de l'escalier qui monte de l'opisthodomeau théâtrercf. /iC//,XXlV', p. 124. Dimensions: h. 1™ 32, incomplète : on ne peut évaluer ce qui manque en haut, et, bien que nous ayons la dernière ligne de la première colonne (celle de la seconde était à la même hauteur), il semble que la partie inférieure de la pierre a été elle aussi, diminuée. Larg. 1°» 285. Ep. 0" 26.
Lettres : O" 008-009. Interl. 0'» 008. La gravure est très belle : <jToi/Y[8ov régulier, il n'y a que deux exceptions : col. I, 1. 9 T N dans eùraxTOuvreç occupent la place d'une seule lettre ; et 1. 46, le nom d' *OpîJLa<y(Xaç et son patronymique, bien qu'ils contiennent à eux deux 19 lettres, ne prennent la place que de 15: sans aucun doute il y a eu là une confusion de noms, et le lapicide a ensuite corrigé son erreur. — Les lignes n'ont pas toutes la même longueur: le maximum paraît avoir été de 40 ou 41 lettres dans les deux colonnes.
C'est peut-être le texte le plus difficile à lire qui ait été trouvé à Delphes. Ces lettres d'une gravure si nette, au trait sûr et élégant, — qui rappellent le compte d'Aristonymos (/iC//, XX V'I, planche V) avec un peu plus de sécheresse, mais ce compte d'Aristonymos était gravé sur marbre — ont presque complètement disparu. De la col II en parliculier il ne reste que quelques traces à peine visibles. Un très long travail de déchiffrement, recommencé à de nombreuses reprises en 1896 et en 1899, ne m'a pas permis d'arracher à la pierre plus que ce qui est donné ci-après. Le chap. IV donnant la traduction et le commentaire d'une partie de ce document, je me bornerai à quelques remarques sur le texte.
Colonne I
[ \%zyyj xa]t 0paT[u]o[at]o
AY£Vc[{JL]iv5UÇ . K\\ 1 1 1
[{Xbv 'ATL'X TTU
fjç TT'jXatz; y.ai i7:c[T]-[t]ff[aT(i>] 7:£[v]Tay.0(j{[aç]
Twv Ta[;j.i]av zl sjTa/.TCJVTs; Ta;j.[{|a[i, £]YCiy.i7[avT£;j
[lI]É;.^£[t ;Ypjt][xix[£v
§à TGV ajTSv TajAtav tc[y xJp^'^^l''] "^'^ï [ï^]" ov] • iiv Sa jJLYj 7:£;j-({/Yjt, àzc[T]'.v£[T]a) ty;v a-j[TT)v]
l £V TO)[l Σp(0'..]
ïr^'^iav YîixliTEp [£i];j-îJ.Y; 7:£jA'i;r/.. *A[v]a[Y [av Ti cv]ô[jJL]aTa £v œt-^at/. y.21 iv[aO£]t[va ['EçsSta ojè 7:ap£7£iv twi [T]a;j.(ai tyj[j. ^cXtv ty3[jjl '::£;j.-] [TCO'JŒav, TJôt C£ (Y)pa;j.;j.a':[£i]T(ï)v Ta[x[t]ié[v B]tsôvai [ib[>,]
[j.'aObv y.]aTi ::uAaiav toù; Ta(;j.)t2[ç]. A6(y)5(v) $à i:us[$cjj-
vat xai £jO]'jvaç toj; Ta;j.{aç y.a(T [i] izjkocixv £[xàŒT]- [r^v TCtç '.£p5[A]v^j|jLCJtv xépBsu; y.[aî]7ipiTo[ç £V£y.a]. [TajTa CE £Îvat TCt^ T]x[{xt]a[i]ç xaOaz£p tcï; [^.£po]- [;j.vrjjJLO(jt, y.al Twi YP3t];-i^[H'3tT£]t [tojJv Tap.iav.
b[7ra)pivfSç] zu[Xata;, ;xr^]vb[ç] B[c]a[055u],
\Ï7:\ xpyz'no^ âv ^tX^oXç IIa]X[at5j, TTp]'JTav(£u)c[vTCov
p]jo:y.ou, KXÉwvo;, 0r<êaY]opJt, E[j7:dXioç, T£A]£0(ip[o'j], rAp{ŒT(i)vc;, 'Avaria, Niy.ip'/ou' ] ABO. . . .