‹ L'administration financière du sanctuaire pythique au IVe siècle avant J.-CChapitre 21 sur 138 · Cf. p. ex. BCH, XXIV, p. 136, L 6; p. Ii2, L · texte numérisé non relu

Cf. p. ex. BCH, XXIV, p. 136, L 6; p. Ii2, L

2. EyXsyouai. C'est le même mot qu'emploie p. ex. un texte d'Amorj^os, BCn, VIII, p. 23, 1. 10 ( = Inscr. Jurid. (jr., I, 313) oî Txa-at oi Ta; ;:poaoôou; iY^aT^vTi; Toiv 'Apxeaivî'rov.

antérieure. L'analogie a dans ce cas particulier une «grande force. C'était d'habitude le conseil delphique et en particulier sa commission qui recevait directement pour le Dieu et gardait comme un dépôt toutes les recettes : il semble naturel qu'il en soit ainsi surtout pour les recettes régulières.

Mais à partir du moment où un collège international avait été inséré entre le conseil et les locataires, Thabitude d'un intermédiaire était prise : il était diflîcile de revenir simplement, après la disparition des trésoriers, à ce qui s'était fait avant eux. On voit plus tard un groupe de magistrats delphiens, les TrwXr^TfJpe; Tav cîy.aTav S auxquels je propose d'attribuer l'adjudication des domaines sacrés et par conséquent la perception des fermages. Ce n'est qu'une hypothèse, mais j'espère qu'elle paraîtra très vraisemblable quand on connaîtra les. nouveaux procédés en matière d'administration et de comptabilité que le collège des trésoriers a introduits et laissés après lui.

En second lieu, on aimerait à savoir le total exact de ce qu'ont rapporté au trésor sacré les locations et les fermages. 300 drachmes pour les immeubles, 2120 pour les terrains non bâtis, en tout 2i20 dr. , c'est-à-dire un peu plus d'un demi-talent : tel est le chiffre que donne l'addition des redevances. Mais cette somme était-elle payée à chaque session et faut-il la doubler pour avoir le revenu annuel, ou bien n'y a-t-il eu qu'un seul versement par an ? La division de Tannée administrative en deux semestres ^ est si souvent rappelée à Delphes qu'elle pourrait avoir été aussi observée dans la perception des loyers. D'autre part, si, comme je le crois, la session n'est pas indiquée dans l'intitulé de ces textes •*, il faut bien admettre que les locataires et les fermiers du Dieu ne se sont acquittés qu'une fois l'an. Quand bien même la restitution v.ç ty;v T-pivYjv xuXaiav serait exacte, rien ne prouverait qu'il y a eu une autre série de versements ird Ta; o^wptva; ; depuis l'institution du nouveau collège et la réduction de l'amende phocidienne, on avait pris l'habitude de grouper plutôt les ensembles de recettes au printemps et les ensembles de dépenses à l'automne^.

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