XVI
5. Cf. BC//, XXI, p. 333-335, la discussion sur ce point. M. Raunack, qui a repris le texte pour les Griech. Dialekt-inschr. 250» et qui n'a pas accepté
3d NATURE ET ORIGINE DES FONDS EMPLOYÉS
chaque année était de soixante talents selon Diodore. Dans les commencements, il est probable que les Phocidiens ont exécuté à la lettre les clauses de la sentence : ils ont donc payé deux fois par an, trente talents à chaque session amphictyonique. Comme le cinquième versement est daté par le nom de Tarchonte Peithagoras, et qu'entre celui-ci et Cleon il n'y a qu'un archonte intermédiaire, il faut de toute nécessité que, Tune au moins de ces années, deux versements aient eu lieu. En fait, personne ne met plus en doute la régularité parfaite avec laquelle les Phocidiens au début se sont acquittés de leurs lourdes obligations. Pendant cinq ans, de Cleon à Palaios inclusivement, ils ont apporté à chaque pylée trente talents. C'est à l'automne de 343, exactement trois ans après l'arrêt qui les condamnait, qu'il ont payé leur premier acompte. La Phocide n'a jamais été un pays riche, et la guerre sacrée l'avait laissée dans un triste état. On peut faire dans le tableau pitoyable qu'en trace Démosthèue ^ la part de l'exagération oratoire, et penser pourtant que la misère des Phocidiens était réelle. Mais la haine de leurs ennemis n'a pas permis de leur accorder un plus long délai.
Les cinq premiers versements sont inscrits sur une stèle à part. Il est très probable que les trois suivants étaient de même gravés sur une pierre particulière, et peut-être, comme on le verra (ch. iv, § 2), le neuvième y figurait-il aussi. Mais à l'automne de 339 un nouveau collège financier entre en fonctions, et ce revenu extraordinaire, qui jusqu'ici avait été payé directement aux prytanes sous le contrôle de l'amphictyonie, est désormais considéré comme une recette de la caisse des trésoriers.
Donc les acquits suivants — nous n'avons conservé le témoignage que de deux, le H® et le 18*, mais sur ce point les textes de Delphes seraient confirmés, s'il en était besoin, par une inscription d'Elatée - — se trouveront au milieu des
la disposition proposée, a été pourtant amené, lui aussi, â fixer le second versement sous Cleon-printemps. Quant à la manière dont il sépare les actes successifs, je ne puis m'y résijrner : il est obligé de supposer que ;r«»Xa{a; Tjptvàç a été jf rave par erreur au lieu d'oTToipivi; , et que les trois li^ciies où de bonnes raisons nous ont fait reconnaître (i7)id., p. 339) Tintitulé de chaque acte en étaient au contraire la formule finale.