IX, 112, 1. 4 : [totç Tai]a(«i
l'amende DRS PHOCIDIENS .^9
comptes généraux du sanctuaire tels que les trésoriers les ont tenus. Il faut noter dès à présent la différence d'avec le revenu ordinaire. Le produit des fermages et des locations est perçu par le nouveau collège, mais il n'est pas encaissé par lui ; Talent apporté par les Phocidiens est au contraire pour lui une entrée de caisse. Les amphictyons continuent à être nommés, pour enregistrer officiellement Texécution de leur sentence, et les prytanes aussi, parce qu'ils aident les trésoriers à encaisser, et qu'ils gardent, comme toutes les autres caisses, celle où ce revenu est versé.
Ce qui est plus remarquable, c'est la diminution dans le taux de l'amende K On a passé brusquement d une exécution littérale des clauses rigoureuses à une indulgence singulière. Sous Palaios, les Phocidiens ont encore apporté leurs trente talents à chacune des deux sessions. Sous Damochares, l'an d'après, ils ne s'acquittent qu'une seule fois, à la session de printemps ; c*est leur onzième versement, et il n'est plus que de dix talents. L'atténuation soudaine de la chaîne qui pesait sur eux coïncide avec la reconstitution de leur xsiv6v ^.
Le dix-huitième versement a lieu, toujours à la session de printemps, sous Caphis. 11 n'y a aucune raison de penser que les Phocidiens n*ont pas payé régulièrement pendant cette période. L'allégement dont ils avaient profité était déjà considérable, mais il semble bien que les concessions ne pouvaient aller plus loin, à moins que Ton ne voulût effacer entièrement la condamnation de 346.
Si Ton n'avait que les textes de Delphes, on devrait s'en tenir là. Cette histoire de Tamende se suit, comme on vient de le voir, de 343 jusqu'au printemps de 330 : les Phocidiens, qui avaient commencé sous Philippe à ne remplir qu'une partie de leurs obligations, ne s y étaient pas encore dérobés entièrement dans les premières années d'Alexandre. Voilà tout ce que l'on peut affirmer jusqu*à présent. Mais les acquits d'Elatée fourniront peut-être un élément nouveau. Ils ne descendent certainement pas jusqu*au in^ siècle, ils sont tous du IV*. Sauf deux fragments, /G, IX, H4 et 116, dont il est impossible de tirer parti, mais dont le premier tout au moins est attribué sûrement à la période que nous étudions,