‹ L'administration financière du sanctuaire pythique au IVe siècle avant J.-CChapitre 36 sur 138 · BCH, XXVI, p · texte numérisé non relu

BCH, XXVI, p

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financière, mais nous connaissons deux archontes, Aristonvmos et Theon, qui y ont siégé Tannée même qui porte leur nom *. C'est sans aucun doute en raison de leur compétence, puisqu'ils reparaissent parmi les prytanes, Aristonymos sous Pleiston,et Theon sous Theolytos.

Que cette commission ait compté huit membres, je crois que les listes publiées pour quatorze archontats de Cleon k Euarchidas suffisent à l'établir : quelques-unes sont incomplètes, mais nous pouvons en mesurer les lacunes. Une fausse assimilation avec les icsvTexatBsxa des Labyades avait d'abord conduit quelques savants à confondre la commission financière avec les quinze bouleutes du semestre ^ : tous les textes n'étaient pas connus à ce moment-là. Aujourd'hui il n'est plus possible de douter, seulement il faut tenir compte de plusieurs faits, parmi lesquels une exception dûment constatée à cette règle qui parait certaine.

Dans les inscriptions qui conservaient à Elatée le témoignage des versements successifs que les Phocidiens faisaient sur leur amende de 346, les magistrats delphiens qui avaient reçu ces versements devaient être nommés. Les prytanes n'y sont énumérés tous les huit qu'une seule fois*^ ; une autre fois ^ on n'en peut reconnaître que deux, parce que la pierre est brisée. Mais dans deux autres cas ^ il est certain que la liste a été incomplètement transcrite : six ou sept noms sous Bathyllos, cinq sous Chairolas suffisent, pour les Phocidiens, à représenter la commission financière qui, la même année, comprend réellement huit noms dans des textes delphiques. Ces irrégularités n'ont pas lieu de surprendre '', mais de plus, à Delphes même, l'ordre des prytanes n'est pas fixe : quand on passe d'une session amphietyonique à l'autre, sous Chairolas, Aristonymos, Damochares, deux ou trois de leurs noms sont intervertis. Du moins sont-ils présents tous les huit, tandis que sousCaphis-printemps on n'en trouve que six'. C'est un fait

ï. BCII. XXVI, p. 10; XXIV, p. i80.

2. n. Keil, Hermès, XXXIl (1897;, p. i06 : suivi par Buchhcim. Beilrâge zur Gesch. des delph. Slnatswesens, pro^T. Frcibcrp. 1898, p. 24.

3. /G, IX, 111, mieux dans P. Paris, Elatée, p. 217-218, n» 59.

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