BCH, XXII, p
2. BCH, XXVI, p. 67-68. On voit que la note de M. Draj^oumis {BCH, XXVI, p. 5S4-6)ne m'a pas fait changer d'avis sur le mur de soutènement que pouvait désiffner dans nos textes le mot d'iayé^aoy. J'ai dit que ce mot, qui jusqu'ici ne se trouve qu'à Delphes, n'avait pas besoin pour les contemporains d'être accompagné d'un.' indication plus expresse. Il devait en effet s'appliquer sans confusion possible à une seule des nombreuses murailles qui. à l'intérieur du sanctuaire, soutenaient des terrasses. Nous au contraire, il nous faut rechercher celle à laquelle le terme convient ; heureusement le fait que la mention en est donnée par des comptes de nsLopes restreint le nombre des hypothèses possibles. Or M. Dragoumis reconnaît dans ria/s'Yaov le mur de la terrasse qui porte Icliiéron de la Terre, et voici ses deux raisons : !• les fragments où se trouve le mot ont été découverts près de ce hiéron ; 2* on consultait encore l'ojjL^aXdç au iv* siècle, l'oficpaiXô; est dans ce hiéron et rî^'/,SYaov tout auprès. — D'abord, en dehors des deux plaques sur lesquelles est gravé le compte du fonds de dépôt, deux ou trois fragments seuls sont tombés sur les pentes au-dessous du mur polygonal. Presque tous les autres ont été trouvés à l'opisthodome (cf. p. ex. BCH, XXVI, p. 40, 52, 60. 80. etc.), pavés dans le dallage de la terrasse, et j'ai indiqué iibid.. p. 34, et ci-dessus, p. 3) la muraille d'où provenaient les plaques de comptes. Mais, déplus, quel rapport peut-on établir entre l'endroit où les textes auraient été trouvés et les mentions des dépenses qu'ils contiennent ? Ces mêmes fragments parlent plusicui*s fois des ateliers de Thyiai : faudra-t-il les chercher, eux aussi, près du hiéron de la Terre ? — En second lieu, je ne peux pas discuter la question de l'ô^x^aXo;, je veux divc : je ne peux pas décider s'il y en avait un dans ce hiéron, et qui fût encore consulté au iv« s. J'avoue n'en rien savoir, et que M. Dragoumis [Journ. intern. d'archéol. niimism.. V, 1902, p. 336- i2) ne m'a p:is fourni sur ce point de certitude. Mais ce que je crois savoir, ce que je peux mém»» affirmer, c'est que les comptes des naopes, à l'époque où ces fragments doivent être placés, — c'est-à-dire à un moment où le ci>IIège n'a pas encore hérité toutes les attributions des trésoriers — , ne se rapportent qu'aux travaux du temple et aux autres travaux qui rendaient ceux-là possibles. Si VIt/î^xom avait soutenu le hiéron de la Terre, les naopes n'auraient pas eu à senoccuper. Le mur de la terrassequiest parallèle au long côtéNorddu temple les intéressait au