‹ L'administration financière du sanctuaire pythique au IVe siècle avant J.-CChapitre 84 sur 138 · LE COLLÈGE APRÈS · texte numérisé non relu

LE COLLÈGE APRÈS

vant, aucun intermédiaire entre eux et les entrepreneurs, fournisseurs, architectes et ouvriers qui construisaient le temple. Les séries des recettes et celles des dépenses durent tomber d accord à chaque session ; mais, comme les premières n'étaient plus inscrites dans les comptes particuliers du collège depuis Damoxenos et Archon, il n'en résulta, autant qu'on peut le supposer, aucun changement même dans la rédaction des textes financiers. Seulement les naopes purent voir, pendant une assez longue série de pylées, un autre collège à côté d'eux tenir des comptes bien plus complexes que les leurs, puisqu'ils embrassaient toute la comptabilité du sanctuaire, presque toute pour les recettes et absolument toute pour les dépenses, celles des naopes eux-mêmes comprises. Ce collège avait introduit des procédés nouveaux, gestion d'une caisse unique, change des monnaies ^, établissement des totaux en talents, mines et statères : on avait déjà antérieurement énoncé de cette manière les sommes empruntées au fonds de dépôt, mais il n'y avait alors qu'une seule espèce de monnaie, l'ancien éginétique, tandis que les trois sortes d'argent donnent lieu maintenant à des calculs et à des changes souvent avantageux. On peut donc dire que les naopes trouvèrent dans cette administration comme un supplément d'éducation financière, et quand les trésoriers internationaux eurent disparu, ce n'est pas aux deux Taixiat delphiens restés seuls que passa l'héritage du collège : il y eut deux agents comptables de plus pour veiller aux finances du sanctuaire, mais les véritables successeurs des trésoriers furent les naopes.

Le temple était fini, ils n'avaient à s'occuper que de l'entretien. Ils recevaient une somme fixe de trente mines, exactement la même qu'à Athènes les dix commissaires tirés au sort pour l'entretien des temples -, et pour le même objet. Mais d'autre part leurs attributions s'étaient étendues. Le fragment de comptes daté par le nom de l'archonte Megacles^ et deux morceaux d'une plaque de marbre ^ qui est sûrement

1. Nous ne voyons les naopes chanj^er pour faire leur paiement en arjrent attique qu'une fois, /K;//, XXVI, p. 64. I. 5-13.

2. Aristotc. 'AOr,v. roA. L, 1 : îiooiv c-tixeuaaTaî, o'i XocfiÇàvovrâ; Tptotxovra [jLvà; TZOiox Tcûv àn'iOftXTcïiv èntay.êuâî^o'ja'.v Ta jjLaXiaTa Ôeôjxeva tcov îeooiv.

Page 1