fiCH, XXVII, p
î. L'un est publié liCII, VI, p. 458 (Ilaussoullier) = Dialekt-inschr. 2503 ; l'autre (inv. 3361), encore inédit, n'a conservé que quelques mots : il appartient piHîsque sûrement à la même plaque que le précédent. L. 6 on lit •
[Ta; JUuXaîJa; Ta; îtzI (s)£aaaXou, qui doit être l'archonte placé par
M. Pomtow 'Pauly-Wissowa, Delphoi^ p. 43 du tiragre à part) en 238-7.
108 LES NAOPES
du III® siècle ne nous renseignent pas aussi complètement qu'on le désirerait. On y reconnaît du moins avec certitude les naopes qui continuent dans le premier à surveiller la rentrée des contributions et des collectes, dans les deux autres à payer les travaux du temple — cette fois, c'est du toit définitif qu'il s agit, Tov vabv dreYi^avTt * — ; mais de plus on les voit s'occuper de la conversion des monnaies et du change, évaluer les échantillons de métaux précieux destinés à la réfection des vases sacrés, cratère d'argent et bassin à lustration en or, enfin diriger les travaux de construction et de réparation d'abord dans les sanctuaires de Delphes autres que celui d'Apollon, le temple d'Athena Pronaia, par exemple, et aussi à l'autre sanctuaire amphictyonique, aux Thermopyles*. Ce sont là, résumées par avance, les fonctions principales des trésoriers. Après eux, les naopes se sont donc approprié la comptabilité sacrée dans son ensemble, et ils paraissent avoir suivi, jusque dans la rédaction des textes financiers*^, les modèles que leur avait laissés le collège dont ils héritaient la compétence générale.
Pourtant, quelle que fût, au iv® siècle déjà, l'importance réelle de ces magistrats à Delphes, on ne pouvait guère prévoir la fortune étrange à laquelle leur titre était destiné en d'autres pays. En Béotie, à Cos, à Amorgos et surtout en Asie Mineure ^, les naopes sont arrivés à représenter l'administration suprême des sanctuaires. Le soin de tout ce qui touchait la fortune des dieux, la libre disposition de leurs * finances et la surintendance de leurs archives, la location des domaines dépendant des temples, l'exposition des décrets et l'érection des statues dans les enceintes sacrées, la présidence