BCH, VI, p. 458, I. 6. Cf. BCH, XXVI, p. 33, n
2. BCH, XXVI, p. 33, n. 1 : la restitution [ta] [Ip^]* [f«] sfi IluXatai est certaine.
3. C'est au point qu'un fragment encore inédit et qui n'a pas toute la signification qu'on voudrait — le nom de l'archonte Damocrates qui en est le seul détail intéressant est connu d'ailleurs, — peut avec autant de vraisemblance être rapporte à la comptabilité des trésoriers qu'à celle des naopes d'après 326. Si je penche plutôt pour la seconde solution, c'est à cause de la difficulté que nous trouvons à insérer Damocrates avant Eribas. Attribuer en efTet ce fragment aux trésoriers, c'est prolonger l'existence du collège, comme on le verra plus loin, dune Pythiade entière ; et j'ai dit ailleurs {BCII, XXIV, p. 50lj pourquoi il me semblait que Pleiston devait rester en 326-5.
4. A l'indication des textes principaux qui est donnée, flCfT, XX, p. 223, n.l, il faudrait en ajouter d'autres, ceux surtout qui ont été trouvés depuis à Cos par M. Herzog ; je ne connais que ce qui en est dit Silzungsberichie Berl, Akad., 1901, p. 482.
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des fêtes et des sacrifices, Torganisation des concours et Tagonothésie, ils ont fini par réunir tous les pouvoirs religieux, et la consécration dernière ne leur a pas manqué : à Paros, à Halicarnasse par exemple, ils sont devenus les prêtres éponymes. Mais c'est le terme d'un long progrès ; et, à Tépoque où nous les étudions, on prévoyait si peu cette extension de leur rôle qu'Aristote établissait une séparation très nette entre les fonctions semblables à celles de nos naopes et la prêtrise : Œ(j)Ï£<76a{ Tî Ti ÙTzap/ovTa, disait-iP, xat àvopôsOaôa» xi TrtrTOvxa Twv 5'.xs$5|xr<iJLaT(i)v (c'est le rôle des naopes avant et pendant les trésoriers), xai twv aXXwv oaa XtraxTat Trpbç xoù; ôsou^ (c'est leur rôle après la disparition de l'autre collège), hiayo^ jxàv elvat iJitav (ttjv sr'.jJLiXstav)..., hiOLyo^ ce rcXXiç xat y.s^wpiariJiéva; Tfjç Upwjuvrjç.
On ne peut invoquer ce texte pour refuser d'admettre la théorie par laquelle M. Homolle ^ relie aux deux naopes delphiens la double prêtrise delphique, telle qu'on la voit surtout dans les actes d'affranchissement dès le début du ii*^ siècle. Depuis Aristote, l'institution avait eu le temps de se développer. Pour ne pas accepter la filiation indiquée, on trouverait un premier argument dans ce fait que les naopes internationaux, avec leurs attributions plus étendues qu'on leur a vues, siègent encore vers 240 ou 230, et que le laps est alors bien court pendant lequel les deux Delphiens, de naopes, ont pu devenir prêtres. Une autre raison serait qu'il y a eu sûrement des collèges sacerdotaux à Delphes dès l'origine (cf. ceux dont parle Ion) et qu'on n'a pas attendu, pour organiser la prêtrise, la transformation du naopoïat. Que l'analogie ait eu, ici comme ailleurs, de l'influence, et que Delphes ait eu deux prêtres comme elle avait deux amphictyons, deux trésoriers comme elle avait eu deux naopes, c'est très possible. Mais il me parait difficile qu'à Delphes une fonction financière soit devenue par une évolution si rapide la première fonction religieuse.
Pourtant si cette théorie n'est pas démonstrativement prouvée, elle n'est pas davantage réfutée. En tout cas, elle a pour point de départ une vue bien plus juste sur le rôle et l'importance personnelle des naopes que celles qui les représentaient comme des personnages subalternes, des agents de second plan dans l'administration du sanctuaire.