‹ L'administration financière du sanctuaire pythique au IVe siècle avant J.-CChapitre 91 sur 138 · Ci-dessus, p. 29 et · texte numérisé non relu

Ci-dessus, p. 29 et

font rentrer en tant que trésoriers le montant des deux revenus, Tun ordinaire, Fautre extraordinaire, que je viens de rappeler.

Les naopes ne gardaient pas, on Ta vu, le montant des contributions ; les trésoriers ne gardent pas davantage le montant des locations, mais voici une seconde difTérence : ils versent dans leur caisse les acomptes de l'amende phocidienne.

On saisit une fois de plus le caractère propre de cette administration, qui est de répondre à des circonstances exceptionnelles par des mesures extraordinaires. En étudiant l'activité des naopes, on avait pu distinguer aisément d une part le revenu qu'ils perçoivent pour le sanctuaire, de Tautre les diverses recettes qui entrent dans leurs caisses. Ici cette distinction n'est possible que pour le revenu ordinaire, celui des fermages et locations, qui est toujours encaissé par les prytanes, mais après avoir passé par le collège nouveau. Il n y a pas lieu au contraire de marquer cette division pour l'amende des Phocidiens : ce revenu extraordinaire, le plus considérable du trésor sacré, est en même temps la première recette des trésoriers.

On est donc autorisé à étudier tout de suite les opérations de leur caisse, et en premier lieu les recettes.

Ce n'est pas que les textes rédigés au nom du collège nous imposent absolument cet ordre. Les documents datés par les noms des archontes Palaios et Damochares donnent les comptes des trésoriers sous la forme la plus simple pour un archontat entier : or c'est l'ordre inverse qu'y suivent les opérations : paiement des dépenses à l'automne, encaissement des recettes au printemps ^ . Dans les années suivantes les textes rédigés par le collège sont plus compliqués. Sous Dion 2 par exemple, nous n'avons les comptes que d'un semestre, et nous trouvons à la seule session de printemps des recettes et des dépenses. Le texte de Caphis ^ revient au type primitif : dépenses à lautomne, recettes au printemps, mais l'encaisse, calculé comme il l'est toujours dans cette série au début de l'exercice, est ici accru de deux recettes

1. Le texte de Palaios est publié ci-dessous, à lappcndice; celui de Damochares, BCH, XXI, p. 478-493.

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