BCH, XXIV. p. i72-î
2. Los trésorier» ne comptent pas de rooao$o; A cette session-là. C'est que le 9* versemenl de 30 lui. n'est pus entré duns lenr cuisse.
les amphictyons ont peut-être, à l'inverse, réservé sur ce qui restait des 270 talents un nombre rond, par exemple les 30 talents du dernier versement, et donné aux trésoriers ce qui restait après cette nouvelle soustraction, les fractions de talents comprises. Il n'y aurait rien eu là de contraire aux habitudes de cette comptabilité : ce fonds de réserve eût été confié à la garde du conseil, à côté des caisses où Ton continuait à verser le produit des locations et des fermages, celui des contributions et les autres revenus du Dieu. D'autre part il y a sans doute dans Tabsence de toute recette à la session d'automne sous Palaios une indication dont on doit tenir compte. Le total de la somme payée par les Phocidiens se décomposerait donc ainsi :
Fonds remis aux trésoriers Fonds dépensés depuis Cieon Réserve du conseil (9*^ versement
des Phocid.).
Total 270
Malheureusement la preuve manque, c'est-à-dire on n'est pas en mesure d'établir exactement le total des dépenses acquittées depuis Cleon. Et ce total lui-même n'apporterait pas la solution définitive : pour faire face à ces paiements, on a pu utiliser aussi d'autres revenus que les versements des Phocidiens.
Une chose du moins est certaine, c'est que ce fonds de 154 talents, 54 mines confié aux trésoriers va désormais entre leurs mains s'accroître par leurs recettes, diminuer par leurs dépenses ; et à chaque session, selon les termes de l'ordonnance, ils devront rendre compte de ces variations.
La première de ces recettes, c'est le versement régulier des Phocidiens. Mais on a vu que, par une rencontre assez singulière *, un an après que les trésoriers furent entrés en
1. Cette rencontre est encore plus ctranjre qu'elle ne paraît d'abord. On a pu voir avec beaucoup de vraisemblance dans l'indulKence dont bénéficièrent les Phocidiens une preuve de la bienveillance dont Philippe était animé à leur é|card. N'y aurait-il pas là une véritable contradiction avec l'hypothèse présentée plus haut? Philippe aurait sugj^éré l'idée de créer un collèjfe pour gérer un fonds que lui-même contribuait, quelques mois après, à appauvrir. Sans doute, mais d'abord il reste des premiers versements une somme encore
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fonctions, le taux de Tamende fut diminué. Sous Palaiosprintemps, ils purent encaisser pour la première et la dernière fois les trente talents semestriels. Puis ils ne touchèrent plus que dix talents à la session de printemps suivante, sous Damochares. et désormais, jusqu'à Eribas inclusivement, ces dix talents alimenteront rég^ulièrement chaque année leur caisse.
Un autre grouj>e de leurs rpsTccci a pu avoir ce même caractère de périodicité : ce sont celles auxquelles donnaient lieu les travaux ou les préparatifs commandés pour les jeux pythiques. Quand ces travaux en effet n'étaient pas livrés à temps ou ne remplissaient pas les conditions prévues par le cahier des chaînes, Tentrepreneur devait une amende. S'il y avait des matériaux en surabondance, une fois les jeux finis, on ne pouvait les garder en réserve pour les utiliser à la prochaine célébration des Pythia et on les mettait en vente. Le produit de cette vente, comme le montant de cette amende, étaient encaissés par les trésoriers. On les voit ' sous Damochares, six mois après la fête de 338, liquider les (nts-jr. Ta -spwjrjdjtvTa et faire rentrer rpi^i^) l'argent qu'un certain Helixias devait pour n^avoir pas fait au stade les constructions ou les réparations dont il s'était chaîné.
Le texte daté par le nom de Caphis fait connaître un autre entrepreneur frappé d'une amende pour n'avoir pas observé les conditions de son contrat : il devait construire aux Pyles un palais pour les séances de Tamphictyonie. Ce sont encore les trésoriers qui, sur un vote des hiéromnémons, ont fait rentrer [T.oLpx lUp-ôXa Xxpiixiz'j) cette recette dans leurs caisses. Et comme l'amende était trop lourde pour être payée en une fois, il y a eu comme pour celle des Phocidiens, des versements, xaTaîcca:. eux aussi sans doute à des intervalles réguliers : c'est le cinquième qu'on voit sous Caphis 2.
Dans le même document apparaissent les deux seules recettes que nous puissions ajouter sûrement aux précédentes : d'une part les bénéfices produits parla double évaluation des
assez consiilôrahlo — aunn)ins lâ» tal. ôi mines — pour justifier la création de Irésnriers (]iii eu surveillerai<Mit lemploi avec rijnieur. Et puis, quand on n'a (ju'iin but, (|ui est d'intervenir dans les afTaires d'aulrui par tous les moyens, est-ee de h»^'i(iue qu'on se pique ?
l. lu: II. XXI. p. :v.\: et :U0.