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dariques et par le change des monnaies d'argent, d'autre part les dixièmes que les trésoriers touchent auprès des hiéromnémons. La première a été déjà étudiée ^ ; on a vu comment les trésoriers ont donné aux naopes 18 tal. 40 m. d'argent attique au lieu des 20 tal. égin. qu'ils avaient à leur remettre et comment ils ont pu diminuer d'un talent 20 m. le chiiGfre de leurs dépenses. On se rappelle aussi ce boni d'une drachme par darique qu'ils avaient réalisé en calculant de deux manières différentes au même moment le rapport de l'argent à l'or.
La seconde ^ a un intérêt particulier. Dans aucun cas on n'a encore vu nettement les trésoriers intercalés entre les amphictyons et les naopes. C'est la seule fois où, en ce qui concerne les recettes, on saisisse ce rôle d'intermédiaire qui est celui du nouveau collège entre les deux anciens. Le dixième du prix total qui représentait la valeur d'un travail n'était versé à l'entrepreneur qu'une fois l'ouvrage terminé et reçu. Jusqu'à ce moment il restait comme garantie entre les mains des amphictyons qui en faisaient inscrire le montant sur une stèle spéciale ^. Le travail achevé, les hiéromnémons remettaient ce dixième aux trésoriers qui, s'il s'agissait de la reconstruction du temple, le tenaient à la disposition des naopes. On a vu ^ les naopes verser à deux entrepreneurs Tégéates une somme ixo tou èziBexitou : c'était avant 339, mais depuis lors le même procédé a été suivi, seulement les naopes ont reçu les dixièmes ^ par l'intermédiaire du nouveau collège.
Le décret de fondation indique expressément une autre recette dont eût profité, le cas échéant, la caisse des trésoriers : c'est l'amende que devait celle des cités amphictyoniques qui eût négligé de se faire représenter dans le nouveau collège ou