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Lettre expédiée par ballon monté

Collection Paul Tissandier.

37. — Affiche. — Dépêche placardée à Lyon, et annonçant l'atterrissage du ballon-

poste piloté par Gaston Tissandier.

Collection Paul Tissandier.

38. — Carte des atterrissages des ballons-postes sortis de Paris pendant le Siège

(23 septembre 1870. — 28 janvier 1871).

39. — Lettre de Victor Hugo à Gaston Tissandier, à l'occasion de ses premières ascen-

sions scientifiques avec W. de Fonvielle (1869).

Collection Paul Tissandier.

40. — Lettre autographe de Jules Michelet à Gaston Tissandier (1869).

Cette lettre a été adressée comme les précédentes à Gaston Tissandier pour l'encourager dans ses ascensions scientifiques.

Collection Paul Tissandier.

41. — Image populaire relative à la catastrophe du Zénith (15 avril 1875)

D'intéressantes ascensions scientifiques à grande hauteur ont été accomplies au cours du XIX" siècle, notamment tout au début par Robertson et Gay-Lussac, puis par Green, Rush et Welsh, par Coxwell et Glaisher qui, au cours d'une remarquable série d'expériences, atteignirent 8.840 mètres en 1862, puis par Camille Flammarion et, après la guerre de 1870, par Sivel, Croce-Spinelli et Gaston Tissandier, sous les auspices de la Société Française de Navigation Aérienne. Plus tard, en Allemagne, Berson et Sûring dépassèrent nombre de fois 7.000 et 8.000 mètres. En 1894, Berson, seul, monta à plus de 9.000 mètres et, le 23 juillet 1901, Berson et Sûring battirent le record du monde d'altitude, atteignant

lOJOO mètres. Le record français, établi en 1913 par Bienaimé, Schneider et Sendourque, est de lOJOO mètres.

Les expériences de Sivel, Croce-Spinelli et Gaston Tissandier se terminèrent, le 15 avril 1875, par la catastrophe du ballon le Zénith qui redescendit de 8.600 mètres, avec un seul survivant, Tissandier, et les cadavres de ses deux compagnons morts pour la science, asphyxiés. Cette catastrophe eut un retentissement considérable, qui se traduisit par la poésie — le Zénith, de SuUy-Prudhomme, — la musique et l'image populaire.

Musée de l'Aéronautique, à Chalais-Meudon.

42. — Le grand ballon captif à vapeur de Henri Giffard dans la Cour des Tuileries,

en 1878. Tableau à l'huile.

Henri Giffard construisit et exploita plusieurs ballons captifs destinés à donner au public une idée de Faérostation. Le premier, devenu le prototype des ballons captifs d'exploitation, fut installé à Paris pendant l'Exposition de 1867 et transporté à l'Hippodrome l'année suivante; le second fonctionnait à Londres en 1868 et 1869; il cubait 12.000 mètres. Giffard dut établir, pour ces grands ballons, tout un matériel de treuils à vapeur, poulies orientables, appareils à hydrogène. Le ballon captif de l'Exposition de 1878 reste la plus grande enveloppe aérostatique qui ait jamais été construite : son volume était de 25.000 mètres cubes, son diamètre de 36 mètres et la hauteur totale, de la nacelle à la soupape, de 55 mètres.

L'enveloppe, formée de 7 épaisseurs, pesait 5.300 kilogrammes. La nacelle annulaire emmenait 50 personnes à chaque ascension, à 500 mètres de haut. Le treuil était actionné par 2 machines à vapeur de 300 chevaux.

Pendant Fexposition, ce ballon emmena 35.000 personnes dans les airs. Son exploitation fut continuée au cours de Fêté de 1879. Un coup de vent déchira le ballon au sol, le 19 août 1879.

Collection Paul Tissandier.

43. — Gaston Tissandier dans sa nacelle. Aquarelle de Maurice Leloir (1887).

Gaston Tissandier, né à Paris en 1843, mort en 1899, chimiste, fondateur de la revue La Nature, comprit, dès 1868, l'intérêt scientifique des ballons libres et accomplit de nombreuses ascensions. Aéronaute du siège, ayant également pris part à la seule et infructeuse tentative de rentrée dans Paris en ballon, puis aux efforts des aérostiers de l'armée de la Loire, il accomplit en 1875 les grandes ascensions de durée et de distance avec le Zénith, puis celles de grande altitude, dont il fut le seul survivant. Il construisit et essaya, en 1883 et 1884, le premier ballon dirigeable électrique.

Son frère Albert, architecte (1839-1906) fut son compagnon de nacelle et son collaborateur dans presque toute sa carrière aéronautique.

Les frères Tissandier ont consacré, d'autre part, les plus grands efforts à réunir la plus belle collection de documents historiques sur l'aéronautique qui existe dans le monde.

Collection Paul Tissandier.

44. — Wilfrid de Fonvielle prononçant une conférence sur Faérostation. Tableau de

M"«Klumpke (1899).

Wilfrid de Fonvielle, né en 1826, mort en 1914, écrivain politique, puis publiciste scientifique, vint tard à Faérostation, en 1867, mais ne cessa depuis de se consacrer, jusqu'à Fâge le plus avancé, à effectuer des ascensions, toujours en vue de recherches scientifiques, et, à semer par la plume et la parole, l'idée aéronautique. Wilfrid de Fonvielle, esprit ardent, enthousiaste, fait pour la lutte, est une des figures les plus originales de l'histoire aéronautique. Aéronaute du siège, il accompagna en nacelle la plupart des grands pilotes de la seconde moitié du siècle, accomplissant un grand nombre de voyages, dont plusieurs remarquables, tel que le « Tour de France », voyage prc^ongé par escales pendant près d'une semaine, avec M. Mallet, en 1894. Il effectua sa dernière ascension en 1902, à 76 ans, pour observer une éclipse de soleil.

Appartient à F Aéro-Club de France.

45. — Les ateliers de constructions aéronautiques Lachambre à Vaugirard, en 1883.

Dessin d'Albert Tissandier.

Henri Lachambre (1845-1904), fut le premier constructeur qui ait exécuté des aérostats d'une façon industrielle, et non pas seulement pour son usage personnel. De ses ateliers de Vaugirard sont sortis nombre de ballons célèbres, entr'autres le dirigeable des frères Tissandier, visible à droite, sur le

dessin. On y exécutait également les petits ballons, animaux et figures grotesques en baudruche pour les fêtes publiques. Les ateliers de Vaugirard sont actuellement dirigés par M. Emile Carton.

Un peu plus tard, Gabriel Yon fonda les ateliers aéronautiques du Champ de Mars, auxquels ont succédé les établissements Surcouf, devenus Société Nieuport-Astra, et les établissements Louis Godard; M. Georges Besançon fonda également une maison de constructions aéronautiques, ainsi que plus tard, M. Juchmes. Les plus importants ateliers de construction de ballons sont, en France, ceux de la Société Zodiac, anciens établissements Maurice Mallet, fondée par le comte de La Vaulx, d*où sont sortis la plupart des ballons libres qui ont figuré depuis 25 ans dans les épreuves sportives.

Collection Paul Tissandier.

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Poids maximum du Journal : 3 gr. 20 c. Le Numéro, 20 centimes. N" H. — Dimanche 27 Novenbre 1870.

Journal du Siège de Paris, public pour les Départements et l'Étranger.

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€st destiné à être e^péûié eu Prorince pour 20 centimes.

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