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Bulletin des Ascensions

2% seplembre. — Troyes, midi. L'Aube ; MM. Michel Carpentier, Boudet et deux pilotes du Club RnaunAne de l'Aube. Atterrissage, par la pluie, à 4 h. 36 du s., à ? kil. de Reims, dans le domaine de M. de Barry

24 septembre. — Paris. Bo de l'Enfance, 4 h. du s., l'Eloile Polaire (350 m\; M. Paul Leprince, Atterrissage, par la pluie, à 8 h. 5 du s., commune de Pouilly, arr. de Beauvais (Oise).

1* octobre. — Bordeaux. Usine à gaz de la Bastide, 10 h. du m. Le-Cadelt-de-Gascognc (700 im’). Pilote : M. Ch. Villepastour accompagné d'un néophyte, M. Birahen, capitaine au long cours. Atterrissage, à 1 h. du s., à Mahon, près de Villandraut (Gironde). 33° ascension de l’'Aéro-Club du Sud-Ouest.

1 octobre. — Meulan. Le Mistral (800 1°), éievé à 3 h., ayant à bord MM. Ernest Barbotte, Renou et Rat, a atterri à Montesson, près du hangar ‘abritant la Ville- CS l’aéronat de M. Deutsch de la Meurthe.

1* octobre. — Lyon. Parc de Villeurbanne, midi, L'Arago, (900 m°) ; MM. A. Boulade, E. Rochet, André Jaillet. Atterrissage 1 h. 30 du s., à Saint-Jean-de-Bournay (Isère). A terre vent N.-W. au-dessus de 800 m. vent W. Ascension complètement exécutée dans les nuages.

1Y oclobre. — Paris. L’Aiglon élevé dimanche de l'Exposition de l'Enfance, monté par M. Albert Boégler, a atterri à Lagny (S.-et-M.).

1° octobre. — Rueil. Usine à gaz. 10 h. du m. Aéronaulique-Club-111 (1.600 m°); MM. Mottart, Hoffbourg, Bazin, Ch. de Coster, Roth et Baldenhberger. Atterrissage à 1 h. 30 du-s., à Bois-le-Roi, près de Melun.

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Toùr dû Monde aérien

Concours aéro-automobile de Madrid. — Un Concours de ballons et d'automobiles. organisé par la Correspondencia de España, aura lieu le 26 octobre, à Madrid, en l'honneur de M. le Président de la République française, en présence de S. M. le Roi d'Espagne.

Le Grand Prix d'honneur consistera en deux objets d'art, offerts l’un par S. M. Alphonse XIII, l’autre, par M. Emile Loubet. La Correspondencia de España donne un prix de 3.000 pesetas. D’autres prix seront attribués aux meilleures performances. L'organisation

technique de l'épreuve sera assurée par le Real Aero-Club de España et le Real Automovil- Club de España.

L'AÉROPIHILE 233

Lancement de ballons-sondes et de kballons-pilotes au-dessus des Océans. —

Le prince de Monaco indique le principe sur lequel reposent les lancements de ballonssondes à la mer, principe dû à M. le professeur Hergesell

Deux ballons en caoutchouc, inégalement gonflés, portent l'instrument enregistreur et un flotteur ; à la hauteur fixée d'avance avec une approximation suffisante, l'un des ballons éclate et le système entier tombe jusqu'à ce que le flotteur et les débris du ballon éclaté aient atteint la surface de la mer. À ce moment le second ballon portant l'instrument se maintient au-dessus de l'eau à une hauteur de 50 mètres environ et sert de guide au navire qui a constamment suivi le ballon.

Dans le cas où l'on désire limiter l'ascension à une hauteur absolument fixe, le ballon est automatiquement rendu libre à l'aide d'un déclancheur à électro-aimant, actionné par une pile sèche, dont le circuit est fermé par la plume du baromètre lorsqu'elle indique la hauteur choisie.

La pratique de l’une ou l’autre des méthodes décrites a pour seuls résultats de donner, pour la durée de l’ascension. à l’aide de l’enregistreur, la hauteur, la température et l'état hygrométrique. Mais ces données ne suffisent pas à faire connaître complètement l'état de l'atmosphère. 11 importe, pour les compléter, d'étudier aux différentes phases de l’ascension la direction et la vitesse des courants aériens. Dans ce but, le navire suit aussi exactement que possiblé la direction prise par les ballons, tandis qu'à bord deux observateurs prennent à intervalles fixes l'azimut et la hauteur angulaire du système. La route et la vitesse du navire étant connues, une simple construction géométrique permet de tracer la trajectoire suivie par les ballons, projection qu détermine pour chaque instant, en direction et en force, les courants aériens.

A l’aide de cette méthode, il a élé fait à bord du yacht Princesse Alice 26 ascensions, dont 8 dans la Méditerranée et 18 dans la région des alizés et au nord des alizés. La hauteur maxima atteinte a été de 14.000 mètres au-dessus de l'Atlantique.

Concours international de prévision du temps. — Le concours international de prévision du temps, organisé à l'occasion de l'Exposition de Liége par la Société belge d'astronomie, de météorologie et de physique du globe, s'est terminé le jeudi soir 28 septembre. Le jury a siégé trois jours à l'Université de Liége, les 26, 27, et 28 septembre 1905, de 8 heures du matin à 7 ou 8 heures du soir. Etaient présents : MM. Flamache, ingénieur en chef des chemins de fer de l'Etat belge, vice-président de la Société belge d'astronomie, qui à été choisi comme président du jury; Jacobs, président de la Société; Brunhes, directeur de l'Observatoire du Puy-de-Dôme ; Polis, directeur de l'Observatoire d’Aix-la-Chapelle ; Rotch, directeur de l'Observatoire de Blue Hill, près de Boston ; Teisserenc de Bort, directeur de l'Observatoire de Trappes ; Vincent, météorologiste à l'Observatoire royal de Belgique, à Uccle.

Le jury a d'abord examiné l'épreuve préliminaire qui portait sur la période du 1* au 15 septembre 1905. Après cette épreuve éliminatoire, neuf des concurrents, sur les vingtquatre inscrits, avaient été convoqués à Liége ; sept ont répondu à la convocation.

I1 leur a été demandé d'établir la prévision de la carte des isobares du lendemain, sur sept journées prises au hasard dans des volumes de bulletins météorologiques, allant de 1880 à 1902. Le 28 septembre, ils ont dû établir la prévision pour le lendemain, sur trois cartes prises dans des volumes tirés au sort, mais choisies dans ces volumes par le jury de manière à présenter des situations exceptionnellement difficiles. A la suite de cette épreuve, trois des concurrents, jugés supérieurs, ont été invités à fournir verbalement, puis par écrit, des explications sur les méthodes employées par eux, avec application aux cas particuliers qu'ils ont eus à traiter.

À l'unanimité, le jury a décerné le prix à M. Gabriel Guilbert, secrétaire de la Commission météorologique du Calvados, à Caen, à cause de la méthode qui lui permet de prévoir avec précision les déplacements et les variations des centres de haute et de basse pression sur ! Europe : bien que celte méthode ne puisse encore donner une certitude absolue, elle a permis d'indiquer d'avance des changements complets de situation qu'aucune autre méthode jusqu'ici n'aurait pu prévoir.

Le jury a tenu à marquer sa haute estime pour les travaux remarquables de M. Durand- Gréville sur les grains et l’héeureuse application qu'il en a faite, en certains cas, à la prévision du temps du lendemain. Les mémoires et les explications fournis présentent d’ailleurs des remarques intéressantes, mais se rattachant en général aux méthodes déjà connues.

Le jury a décidé qu'il publierait un rapport détaillé sur ses travaux et en a confié la rédaction à M. Brunhes. Ce rapport sera inséré dans le Bulletin de la Société belge d’astronomie, de météorologie et de physique du globe. (Cosmos).

L'aviation par vol plané. — À lire dans La Revue d'Artillerie d'août 1905, un excellent article de notre collaborateur, le capitaine Ferber, qui résume heureusement l'état de cette question. Fervent disciple de Lilienthal, l’auteur énumère les travaux des divers chercheurs

qui marchent dans cette voie, sans insister, peut-être, assez, sur son rôle personnel qui fut des plus importants. Après avoir renouvelé le premier en France les glissades aériennes de Lilienthal. l’auteur a mis, cette année dans l'atmosphère, le premier aéroplane à deux plans qui ait volé et a exécuté le premier vol plané avec appareil monté à moteur (27 mai 1905), qui ait été réussi en Europe, à l'instar des frères Wright. Ecrit dans une forme simple et claire, souvent pleine d'humour, cet article est d’un lecture aussi attrayante que profitable.

Premiers résultats des essais du dirigeable « Italia ». — D'une lettre que voulut bien nous adresser M. Almerico da Schio, nous extrayons le passage suivant qui résume et précise les résultats obtenus dans les premiers essais de l’Italia, ballon dirigeable décrit dans notre numéro d'août 1905, page 173 :

« À présent que la première période d'épreuves est finie, je peux énoncer quelques résultats intéressants pour vos lecteurs. J'essaie de résumer ici mon but et mes moyens : 1° Abolition du ballonnet et de tout ce qui touche à la fonction de cet organe, au moyen de la carène élastique ; 2° Abolition des pertes de lest et de gaz pour monter et pour descendre, au moyen des aéroplanes ; 3° Concentration de tous les moyens de locomotion dans la nacelle, qui constitue une machine volante complète : indépendance absolue de l'aérostat devenu un simple flolteur ; 4° Mise à profit du régime des vents dans la Vénétie ;: 5° Commencement d'un service public en embryon ; 6° Progrès rationnel de l'aéronautique sans interruption ; 7° Société civile pour exploiter cette entreprise d’applications progressives de la science et de la technique et de récréations sportives.

« L'expérience de ces jours derniers nous à appris que les buts n° 1, 2, 3, seraient acquis. L'enveloppe resta parfaitement rigide à toute hauteur ; en inclinant les aéroplanes, l'on montait et descendait, l'on passait au-dessus des arbres et des bâtiments ; l’on profita aussi assez bien des courants locaux. Sur neuf sorties, nous sommes revenus six fois au point de départ. Stabilité parfaile, pas de tangage.

Pour le reste du programme, je serai fixé par la suite. Naturellement, nous avons à présent nombre de choses à réparer, corriger, renouveler, mais pour cause de plus et de moins, de commodité, d'amélioration, et non d’arrangement général, ou de modification de principe.

Pour la reprise des essais, je dépends trop des fournisseurs pour en fixer l’époque ; mais l'important est d'agir... ;

« Agréez Monsieur, etc. — ALMERICO DA SCHIO. »

Etrange évasion d’un ballon captif militaire. — Le ballon captif du parc aérostatique de Belleville, à Verdun, qui exécultait depuis quelques jours de nombreux exercices aux environs, devait être conduit, le 4 août 1905, au fort de Douaumont. Une manœuvre très délicate fut nécessaire pour franchir un viaduc qui passe au-dessus de la route de Belleville. A cet instant, un train, sortant de la gare, arriva rapidement et coupa les cordes du ballon. Celui-ci bondit dans les airs et, parvenu à une grande altitude, il éclata. On retrouva l'enveloppe éventrée dans une prairie des environs de Bras, à ? kil. de Verdun.

Un aéronaute forain qui sème ses passagers. — Plutôt mouvementé, le voyage aérien effectué le 27 août, par un ballon parti de La Haïine-Saint-Pierre (Belgique), et que pilotait un aéronaute forain nommé Dumortier. Dès le départ, l’aérostat heurte une toiture sur laquelle il dépose assez brusquement un des passagers. Un peu plus tard près de Marage, le ballon étant près de terre, rencontre un obstacle et le deuxième passager, M. Champagne, vide à son tour la nacelle. Après un sérieux traînage, l’aérostat s'arrêta

enfin. Dumortier était sain et sauf, mais les blessures de M. Champagne sont des plus graves g ;

Les dirigeables en Amérique. — Un match original. — Cest encore d'Amérique que nous sera venue cette innovation.

Un match serait projeté entre l’Arrow, le dirigeable californien de Stevens, et l’aéronat de M. Knabenshue. Distance : 40 kilomètres si la course a lieu en ligne droite (c'est assez probable) et 25 kil. si c'est un circuit fermé. Le point de départ n’est pas encore fixé : ce serait Brooklyn ou les environs parce que le vent y est généralement faible. C'est M. Knabenshue qui a lancé Je défi en l’appuyant d’une somme de 500 dollars. Il se fait fort en même temps d'emporter à son bord des explosifs et d’aller, par exemple, faire sauter un navire mouillé en un point convenu.

Sans attendre la conclusion du match, M. Knabenshue a procédé à la fin d'août à un DRUes essai ou ballon, construit par lui, devant une foule immense, rassemblée au noèl Park, à New-Y ork. 11 suivit pendant 2 milles, la direction du vent, dont la vitesse “ Se Milles à l'heure @ m. 60 environ à la seconde), décrivit un cercle autour du

ark, ainsi qu'il l'avait annoncé, puis revint contre le vent à son point de départ,

où il atterrit sans incidents, au milieu d'acclamations enthousiastes. M. Knabenshue reconnaît que son ballon est construit sur les mêmes données que ceux de Santos-Dumont, mais il revendique comme siennes diverses améliorations.

M. A. Roy Knabenshue, nos lecteurs s’en souviendront peut-être, se fit précisément connaître en pilotant à l'Exposition de Saint-Louis, pour le compte de l'inventeur, M. Baldwin, ce même ballon l’Arrow, contre lequel il a lancé son défi. On trouvera dans l’Aérophile de février 1905, une vue de l’Arrow, à Saint-Louis, ainsi que le compte rendu des expériences sans grand intérêt accomplies alors par ce dirigeable.

Ballon dynamité. — Terrible mort de l’aéronaute Baldwin. — Stimulé sans doute par l'annonce des dangereux essais de transport et d'utilisation militaire d’explosifs à bord d’un ballon, M. Baldwin, l'inventeur du dirigeable l’Arrow, dont nous parlons plus haut, voulut tenter, le 31 août dernier, une expérience de ce genre. Il s'éleva de Grenville Ohio, en présence de 2.500 personnes, parmi lesquelles sa femme et ses enfants, emportant avec lui huit cartouches de dynamite. Arrivé à une hauteur telle qu'il n'était plus qu’un point imperceptible, l’aérostat éclala dans un nuage de fumée. La foule crut tout d’abord que c'était là l'expérience promise, mais Mme Baldwin eut le pressentiment d'un drame et s’affaissa évanouie. On vit, en effet, s'abattre tout à coup une pluie de parcelles diverses au milieu de laquelle on ne tarda pas à distinguer les débris du ballon... et de l’infortuné aéronaute. On suppose que M. Baldwin aura voulu préparer une cartouche qui éclata prématurément.

M. Baldwin était le constructeur du dirigeable l’Arrow, sur lequel nos lecteurs trouveront tous renseignements dans notre numéro de février. .

Quant à l'expérience de transport et de lancement d’explosifs qui coûte la vie à Baldwin, elle peut avoir quelque intérêt au point de vue militaire. Mais la catastrophe du 31 août ne prouve que trop de quelles précautions il faudra s’entourer lorsqu'on voudra faire cet essai. Plus spécialement, la manipulation de ces substances redoutables ne devra être confiée qu'à des gens expérimentés.

L'éclipse de lune du 15 août en ballon. — M. Mélandri, pilote de l’Aéro-Club de France, accompagné de ses amis, M. et Mme Marcel Boissy-d’Anglas, a pu observer dans la nuit du 1% au 15 août, la récente éclipse de lune durant une croisière de 18 heures, à bord de l’Aéro-Club III (1.200 m'); les aéronautes, après avoir passé au-dessus de la Beauce, de la Sarthe, surplombé Le Mans, puis Falaise et Lisieux, en vue de la mer, retournèrent finalement vers Paris. Le départ eut lieu le 14 août, à 6 h. 30 du soir, au parc de l’Aéro-Club. L’atterrissage se fit à midi 20, le 15 août, à Saint-Sauveur-Châteauneuf, entre Dreux et Chartres. : rh

Les aéronautes remarquèrent le commencement de l'éclipse vers 2 h. 30. L'ombre de la terre s'étendait progressivement sur notre satellite jusqu'à ce qu'elle couvrit environ le tiers de sa surface, vers 3 h. 30. La lune présentait encore le même aspect, lorsqu'elle disparut, à 4 h. 30 du matin, derrière les nuages. Avant l’éclipse, il était facile d'observer les instruments et de lire les cartes à la clarté de la lune.

Dès que le phénomène se fut un peu accusé, il fut nécessaire d'allumer les lampes électriques, tellement l'intensité lumineuse avait faibli en prenant une teinte livide très caractérisée.

A cinq heures du matin, le thermomètre indiqua le minimum de l'ascension, soit 17 degrés. À la même heure, l'hygromètre marquait 79. L'altitude était à ce moment de 800 mêtres. La température maxima, dans le cours du voyage, fut de 32 degrés le 15 août à midi.

Les étoiles filantes qui auraient dû être très nombreuses, dans cette période des Perséides, appelées aussi « larmes de Saint-Laurent », furent au contraire assez rares.

Les observations exécutées par de simples touristes, dépourvus d'instruments suffisants pour des constatations rigoureuses, n'en sont pas moins intéressantes. Elles aident à montrer tout le parti qu'on pourrait tirer du ballon comme appareil d'investigations scienlifiques.

Ce voyage est aussi digne de remarque au point de vue sportif avec sa durée de dixhuit heures. Mme Boissy-d’Anglas, qui prit part sans une défaillance à cette ronde aérienne prolongée pendant une nuit entière et la moitié d'une journée, exécutait sa deuxième ascension. La première, accomplie il y a quelque temps, de nuit également, avait duré quatorze heures. Voilà des chiffres qui font honneur à l'énergie de la vaillante et gracieuse passagère.

Deux aéronautes perdus dans la mer du Nord. — MM. Volmer, ingénieur, et Floegel, avocat, s'élevaient en ballon, le 12 juin, de Reimscheid (Prusse rhénane). On était depuis plusieurs jours sans nouvelles, lorsqu'on apprit, le 22 juin, que le corps de M. Volmer avait été retrouvé sur la plage, près de Schweninge. Le cadavre de M. Floegel n’a pas été retrouvé. Ni l’un, ni l’autre, n'avaient une pratique sérieuse de l’aérostation.

236 GCTOBRE 1905

Concours de ballors-piiotes ce Marnres. — Li Concours de ballons-pilotes, lancés par les dames, a eu lieu le 2 juillet, à Marnes-la-Coquette, sous les auspices de M. Duparquet, maire de celle gracieuse commune de Seine-t-Oise, secondé par notre excellent collaborateur, Georges Bans, qui organise chaque année, dans ce joli coin de verdure aimé des artistes, une fêle aérostatique très suivie. Le succès du Concours fut complet.

Trois ballons descendirent en Allemagne, quatre en Belgique, quinze dans les Ardennes, treize dans l'Aisne, etc. Le premier prix (un abonnement à licrophile), a été attribué à Mme Lina Baumher, de Ville-d' Avray, dont le ballon a atterri à Aufgefunden, près Geurunden-Wohra (Prusse rhénane). Vingt autres prix ont été partagés entre Les autres concurrentes, (Prusse rhénane). Vingt autres prix ont éle parlagés entre les autres concurrentes.

A la mémoire de Bradsky et Morin. — loujours soucieux d’honorcr les martyrs de la science aérienne, l’Aéro-Club de France, sur la proposition de M. Georges Blanchet, et avec le concours de la municipalité de Stains, a décidé de faire poser une pierre commémorative à l'endroit même, où le 13 octobre 1902, vint s'abattre la nacelle du dirigeable de Bradskiy et où périrent l'inventeur de Bradsky et son compagnon, l'ingénieur français Morin. Les frais de ce modeste et pieux monument seront couverts par souscription.

Concours de projeis d'appareils. — |'Aéro-Club de Belgique avait institué un prix de 1.000 francs, destiné à récompenser le meilleur projet d'appareil aérien qui lui serait envoyé. s

Cinq envois seulement remplissaient les conditions de forme imposées, mais le jury à jugé qu'ils ne satisfaisaient pas aux autres conditions exigées par la lettre et l'esprit du règlement pour l'attribution de la prime de 1.000 francs. En conséquence, il a décidé d’attribuer, à titre d'encouragement, une somme de 1C0 francs, au projet portant la devise « Vile et Haut », classé premier, et une médaille commémorative aux projets portant les devises : « Dixi, Quo-V'adis, Espérance », classés dans cet ordre.

Quant aux projets présentés en dehors des conditions de forme prescrites, une médaille est attribuée à chacun d'eux avec mention particulière, à M. D. Manuele Rivera, lieutenantcolonel d'artillerie espagnol, auteur de la brochure Memoria sobre Navigacion Aerea.

Un dirigeable américain désemparé. — À Paterson (New-Jersey) eut lieu, le 10 septembre, une ascension d'aéronat conduite par M. George Hamilton. A 1.000 pieds (300 m..), lé moteur cessa de fonctionner. L'aéronaute essaya de descendre mais la corde de soupape se rompit et le ballon continua à s'élever. Quand il se vit à 600 m. de hauteur, M. Hamilton grimpa dans les suspentes et fit une déchirure à l'enveloppe pour permettre au gaz de s'échapper. La déchirure devint rapidement une large fente et pour empêcher une fuite trop soudaine, Hamilton dut en saisir les bords. Dans sa descente, le ballon heurta un toit, d’où il rebondit sur un arbre où il fut mis en pièces. M. Hamilton, épuisé, tomba sur Ie sol où il sc blessa grièvement.

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