DRAP
Les Fêtes aérostatiques de LiéGe
Nous avons donné dans notre numéro de septembre les résultats des diverses épreuves disputées à Liége jusqu'au 17 septembre. À propos du concours du 17, nous sommes heureux de publier une photographie représentant MM. Léon de Hrouckère et Geerts, à Saint Valéry-sur-Somme, vêtus d'habits prêtés, se réconfortant au Café des Filotes, le RC AE de ne bain co la Somme. : L
n se ra e que MNI. de Brouckère et Geer -Char 5
lon de 1200 mr ne et Geerts, montant le Coloncl-Charles-Renard balnant à M. Ed. Surcouf, surpris par la mer, en pleine nuit devant la baie de la Somme. furent repêchés miraculeusement, alors qu'ayant abandonné leur aérostat ils luttaient désespérément contre les flots.
MM. de Brouckère el Geerts, prestes et excellents nageurs, avaient pris le soin de se dévêtir en apercevant la mer, et le ballon amené en contact avec les flots, ils abandonnèrent la nacelle pour l’élément liquide. -
Le petit vapeur Le Mélro, qui assure le service entre le Crotoy et Saint- Valéry-sur-Somme, monté par le patron Durosier et le douanier Dieu, s'était mis à la poursuite de l'aérostat en le voyant descendre sur l'eau, mais constatant que le Colonel-Charles-Renard (délesté du poids de ses deux passagers) reprenait le plein air, il virait immédiatement de bord, lorsque les cris des deux naufragés firent comprendre aux marins que les aéronautes n’accompagnaient plus leur ballon. Le Mélro, après quelques minutes de rerecherches, prenait à son bord MM. de Brouckère et Geerts,
LE CONCOURS DU 24 SEP- __—- : PR TEMBRE. — Le ner con- Photograp: i: de M. Maugin cours, constituant Une . AM. Gecrts et Léon de Brouckère ie lendemain de leur naufrage
épreuve de distance, a dans I reel ner s la Somme, 18 scplembre 1905, à Saint-Valéry-sur-Somme
gnifiants malgré l'endu- :
rance des aéronautes qui durent lutter de longues heures i nluie i i L gues heures de nuit, sous une pluie mittente, par une brise paresseuse. : Rd Le Sylphe (1.600 m'), parti à 4 heures 13, avec MM. Paul Tissandier et le marquis de Kergariou, a atterri à 6 heures 40 à Opgrimby (Limbourg belge), 36 kil Ke, UT: 7 Fc Sd 2 “ a x = L’Aéro-Club IV, (530 m°), monié par M. Georges Blanchet, est parti à 4 heures 15 pour atterrir à Asch (Limbourg belge), à 7 heures, 43 kil. L’Aéro-Club-IIl (1.200 m°), parti à # heures 17 minutes rec | é ( Re ) "0 eures es, avec MM. Ernest Zens et Léon de Brouckère, a atterri à Hasselt, 38 kil. É Le Radium 11 (850 m'), parti à 4 heures 23 minutes, avec MM. Adhémar de La Hault et Jules Gourier, a alterri à 7 heures 30 minutes à Baclen-Wezel, 68 kil.
240 OCLOBRE 1905
La Perle, parti à 4 heures 25 minutes, avec MM. Corner et Schoenaers, a alterri à minuit et demi près de Bergen (Limbourg hollandais), 111 kil. . L'Aéro-Club-I1 (1.500 m°), parti à # heures 30 minutes, avec MM. Erik et Waldemar Tollander de Balsch a allerri à Made in Drimmelen, près du Meerdijck, à minuit 20 minutes.
Le Djinn (1.650 m°) parti à 4 heures 37 minutes, avec MM. André Legrand et Louis Auriau a atterri à $ heures à Schaffen, près de Diest, 54 kil.
La Libellule (1.000 im‘), parti à 4 heures 38 minutes, avec MM. Victor Bacon et Eugène Piétri, a atterri à 7 heures à Cellick, près Maestricht, 29 kil.
L'Aéro-Club-du-Sud-Ouest (800 m'), parti à 4 heures 4% minutes, avec MM. Rodberg et Mahaud, a atterri près de Diest, 55 kil.
C'est après la réunion du jury, qui à lieu le 5 octobre, que le classement définitif sera
Le jury, réuni le 5 octobre, sous la présidence du comte Hadelin d'Oultremont, commissaire général, a rendu son verdict comme suit : la première place (1.500 francs et une médaille d’or) revient à M. Erik Tollander de Balsch, pilote de l’Aéro-Ciub de France, la seconde appartient à M. Cormier el la troisième à M. de La Hault.
À. DE MASFRAND
LPPPSIPIRERS.
Les Ballons actinométriques
Le doyen de l'Université d'Oxford vient de convoquer un congrès pour l'étude des questions solaires. Le programme de cette réunion qui s’est tenue le 27 septembre et les jours suivants à Oxford a compris la radiation. En conséquence, nous avons envoyé à ce savant un mémoire dans lequel nous développons l'idée d'employer le ballon lui-même comme actinomètre en tenant compte de la temrérature à laquelle arrive le gaz.
Pour obtenir ce résultat, nous proposons de placer dans le ballon un ou plusieurs enregistreurs baro-thermométriques. L'expérience nous a montré que même dans les ascensions ordinaires, le gaz prend une température dépassant quelquefois de 30 degrés celle de l'air extérieur, malgré la perte de chaleur produite par la dilatation.
Le ballon doit être teint en noir mat, ce qui augmentera beaucoup la température intérieure.
L'appendice doit ètre pourvu d'une soupape automatique.
L'on doit établir un manomètre à gaz et à eau colorée, de manière à observer à chaque instant la pression intérieure.
Le temps pendant lequel la soupape restera ouverte lorsque les ressorts céderont, donnera une mesure du volume du gaz débité.
Le lest employé sera également mesuré avec soin.
La température de l’air à l'ombre sera prise à l’aide des moyens ordinaires, ainsi que la pression barométrique extérieure.
Les observations actinométriques seront faites au-dessus des nuages.
On pourra en faire simultanément avec des ballons d’un cube différent pour étudier l'effet du dépôt de rosée qui devient négligeable lorsque le diamètre dépasse certain volume.
Pour assurer la sécurité des voyageurs, on garnira le ballon d’un filet descendant jusqu'à l’appendice.
Les mêmes expériences peuvent être exécutées à bord d’un aérostat pourvu d'une ou de deux hélices ascensionnelles mues, soit à bras, soit avec un moteur mécanique pour arrêter les mouvements ascendants ou les provoquer à volonté avec l'intensité désirable et dans le sens convenable.
Les observations actinométriques exécutées le même jour dans différents lieux de la Aie et à la même heure pourront être rattachées les uns aux autres par la ormule :
BenIth Rob era 2 distance zÉNiLne h = pression barométrique évaluée en centimètres de mercure. Les intensités des divers jours de l’année doivent être fixées par la proposition :
PRESS mers S étant le rayon vecteur de la Terre L’ L” l'intensité de la radiation.