L'HYDROGÈNE A BON MARCHÉ
A la suite de pourparlers engagés entre l'Aéro-Club de France et la Compagnie « L'Oxhydrique Française », nous avons le plaisir d'annoncer une réduction appréciable sur le prix de l'hydrogène fourni par cette société, dans les conditions suivanles, franco-gare Suresnes-Puteaux : gr
A dater du 15 janvier 1906, pour des commandes de 100 m° d'hydrogène à la fois, 1 fr. 50 le m°, pour 500 m°, 1 fr. 45 le m5 — Au 15 février 1906 : 1 fr. 40 le m#pour 100 m° ; 1 fr. 35 le m° pour 500 m°— Au 15 mars 190% : 1 fr. 30 le m* pour 100 m®; 1 fr. 25 le m° pour 500 m$. — Au 15 avril 1906 : 1 fr. 25 le m°® pour 100 m*; 1 fr. 20 le m° pour 500 m*°. à ; à
Les tubes vides devront être retournés en port payé à l'usine de « L'Oxhydrique française », la plus rapprochée dans un délai maximum de 8 jours après réception
LES ASCENSIONS AU PARC DE L'AÉRO-CLUB DE FRANCE
11 novembre. — Midi 45. Aéro-Club 11 (1.550 m‘'). MM. Jacques Faure, de Gartubay, de Llanes Blanco et deux dames. Att. non indiqué.
12 novembre. — Midi 30. Katherine-Hamilton (800 m°). MM. Frank S. Lahm, Ch. Levée. Att. à
Coligny (Marne). M. Frank S. Lahm devient le 1* vainqueur du Concours Bigault de Granrut.
18 novembre. — 10 h. 30 du m. L'Eden (800 m°). MM. E. Janels, E. Boulenger et Plisson, qui faisait sa première ascension. Att. à 8 h. au bord de la Manche, à Pirou-sur-Mer, canton de Lessay, arrondissement de Coutances (Manche). Parcours : 290 kil. environ.
18 novembre. — 11 h. 30 du m. L'Orient (100 m‘). MM. de Castillon, de Crozals, de Penty. Ait. à 3 h. 15, à Marigny, entre Coutances et Avranches (Manche).
18 novembre. — 1 h. du s. L'Eole (1.200 m°). MM. R. Gasnier, Schelcher, M" Monsigny. Att. à 4 h. 10 à Belfond (Orne).
18 novembre. — 1 h. 50 du s. Le Ludion (530 m°). MM. P. Tissandier, Ch. Levée. Att. à 4 h du s. à Ecocey, à 6 kil. de Laigle.
94 novembre. — 1 h. du s. Le Ludion (530 m‘'). MM. P. Tissandier, H. d'Oultremont. Aït. au Raincy.
27 novembre. — Vingt et une heures en ballon, 5 h. 45 du s. Le Cenlaure (1.600 m°). MM. le comte de La Vaulx, P. Tissandier. Att. le 28 novembre, à 3 h. 45 du s. à Neustadt, près Nuremberg (Allemagne). Au cours de cette superbe ascension, à 3.000 m. d’altitude, la température fut de 9° Distance approximative : 650 kil. Vitesse moyenne : 30 kil. à l’heure.
2 décembre. — Midi 45, Lutlèce (1.488 m‘). MM. Jacques Faure, Illanes Blanco, Carlos Otio Sanz et deux dames. Att. non indiqué.
6 décembre. — 10 h. 45. du m. Aéro-Club III. MM. le comte de La Vaulx, Grosdidier, Daubrée. Alt. à La Fère-Champenoise,
6 décembre. — Six cents kil. en 14 heures. 4 h. 30 du s. Sonia (1.000 m°). MM. le comte Economos, A. Nicolleau, Après avoir pu nettement reconnaître dans la nuit, Dusseldorf et les hauts fourneaux flamboyants des nombreuses usines de la région, les aéronautes atterrissent le 7 décembre, à 6 h. 30 du m., près de Weener (Ostfriesland), en Allemagne, au fond de l'estuaire de l’Ems, à quelques kilomètres de la mer du Nord, à peu de distance de la frontière de Hollande et de la ville allemande de Leer. Parcours : 603 kil. environ. Après l'atterrissage effectué près d’une ferme isolée, au grand émoi des habitants, gendarmes et douaniers arrivèrent et conduisirent sous bonne garde les aéronautes chez le sous-préfet, où ils durent subir un minutieux inlerrogatoire, avant d’être remis en liberté dans la soirée.
7 décembre. — Ascension scientifique de l'Aéro-Club de France, complant pour les ascensions mensuelles internationales, 9 h. 17 du m. Le Sylphe (1.600 m°). MM. Paul Tissandier, Ch. Levée et J. Jaubert, directeur du Service météorologique de la ville de Paris, chargé des observations, dont l'Aérophile publiera ultérieurement le compte rendu détaillé. Atterrissage à midi 20, à la Fère- Champenoise. — La couche de nuages s’étendait de 200 à 1100 m. d'altitude. Au-dessus, ciel très pur. Les aéronautes se trouvèrent immergés dans une vague atmosphérique chaude, de température fort régulière, ne s’abaissant pas au-dessous de 10° à 12°. Altitude maxima : 3.000 m.
7 décembre. — Midi. Le Centaure (1.600 m‘). MM. le comte de La Vaulx, A. Vonvwiller, comte Bottyony. Ait. à Anglure-Champagne.
. $ décembre. — Midi, Eole (1.200 m°). MM. comte de La Vaulx, P. Tissandier. Atterrissage à Vouziers. À 2.000 m. d’altitude, température de 5°.
9 décembre. — Midi 30. La Belgique (1.600 m°). MM. comte de La Vaulx, comte et comtesse de Veauce. Atterrissage à Pithiviers. Température : 4°
PP PP PP RP L SPP PPS SP PSP SPIP PPPIS
Dons POUR LE MUSÉE, LA BIBLIOTHÈQUE ET LES ARCHIVES
Plaquette d'argent, représentant le Lebaudy, par M. Aucoc, orfèvre, don de M. Aucoc. Report of the eight international geographic congress held in United States 1904, don de la Smithsonian Institution.
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Un monument au colonel Renard
Aussitôt après la mort du colonel Charles Renard, les nombreux admirateurs et amis du grand disparu songèrent à rendre à sa mémoire un suprême et légitime hommage.
Depuis, sous les auspices d’un comité de patronage, dont le président d'honneur est M. le ministre de la Guerre, et qui réunit les sommités de la science française, un comité exécutif A été formé dans le but d'ériger, par souscription, à Lamarche (Vosges), ville d'origine du colonel Renard, un monument dont la maquette provisoire est due au sculpteur Corneille Theunissen et aux architectes À. Savignac et fils.
En outre, si la souscription le permet, un monument commémoratif plus modeste sera élevé à proximité du parc aérostatique de Chalais-Meudon, où le colonel Renard vécut les années fécondes de sa vie laborieuse.
A tous ceux qu'intéresse la science, à tous ceux que passionnent les questions de locomotion, à tous ceux qu'enthousiasment les recherches sur la navigation aérienne, le Comité exécutif adresse aujourdhui un chaleureux appel.
Que tous ils apportent une obole, et un monument digne de l’éminent ingénieur militaire s'élèvera et dira à la postérité ce que fut le colonel Charles Renard.
Algébriste, mécanicien, physicien, chimiste, son vaste esprit illumine toutes les questions qu'il aborde.
Théoricien éminent, il découvre, formule, enseigne les lois de l'aéronautique.
Praticien génial, ii vérifie les lois qu’il à le premier énoncées, les applique dans la construction et dans l'emploi d’un immense matériel.
Novateur hardi, il mène victorieusement dans les airs, il y a vingt ans déjà. l'aérostat la France, son œuvre, ouvrant à l’activité humaine un nouveau domaine jusque-là inconquis.
Il a honoré la patrie, il a honoré la science. La patrie, la science, lui doivent un dernier témoignage d'admiration et de reconnaissance.
Les souscriptions sont dès à présent reçues ou centralisées par M. Maljean, banquier à Neufchâteau (Vosges) ou par M. ie comte de Castillon de Saint-Victor. trésorier de l'Aéro- Club de France, 84, faubourg Saint-Honoré, Paris.
Par décision des ministres compétents, les officiers des armées de terre et de mer sont autorisés à souscrire.
Les bureaux du secrétaire général du monument. M. Ed. Surcouf, sont installés.
125, rue de Bellevue, Billancourt (Seine).
Paros
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Le nouvel aéronat Zeppelin
Le comte Zeppelin qui s'était livré, en 1900-1901, comme on a pu le lire en détails dans l’'Aérophile à cette époque, à des essais intéressants mais peu concluants de dirigeabilité aérienne, au-dessus du lac de Constance avec un immense aéronat de son invention et qui avait laissé, dans cette aventure, le plus ciair d’une fortune assez considérable, a pu procéder: cette année, grâce à une souscription nationale à laquelle s'intéressèrent de puissants personnages tels que l'empereur et le roi de Wurtemberg, à la construction d’un nouvel appareil basé sur les mêmes principes : permanence de la forme obtenue par une carcasse rigide, répartition du gaz léger en plusieurs compartiments, absence de ballonnet à air, etc. Le Zeppelin-1l, muni de moteurs faisant. au total, 80 chx. et de 2 naceïles. aurait coûté 200.000 francs, dit-on. Le
De premiers essais de mise au point de cet appareil auraient été faits, dès le mois de juin, sur le lac de Constance, près de Menzell, avec trois personnes dans la nacelle. On ne nous «ic pas si c'était des essais de dirigeabiitlé véritable ou s'il s'agissait seulement d'étudier la stabilité, sans que le ballon fût propulsé par ses propres moyens. On nous annonce seulement, ce qui nous intéresse peu, que l'inventeur transmettait ses ordres par téléphone aux aéronautes, depuis le canot automobile à bord duquei il suivait son appareïii.
Nous serions donc tentés de croire à notre deuxième hypothèse et de suppeser qu'à ce moment-là le moteur n'avait pas fonctionné à bord puisque beaucoup plus tard, au commencement de novembre des informations de Manzell annonçaient que l'appareil moteur ayant eu des avaries graves ,la suite des essais devait êlre ajournée.
Les expériences ont pu reprendre cependant dans les derniers jours de novembre mais les nouvelles qu'on a données ne brillent pas par la précision. Relalons, sans commentaires ce qui a été annoncé à ce sujet.
Dans la nuit du 29 au 30 novembre 1905, le baïilon dans la nacelle duquel avait pris piace onze personnes parmi lesquelles l'explorateur africain Eugène Wolff et deux ofliciers, les capitaines von Crook et von Kehler parti de Friedrichshalten, élevé à une altitude de 70 m., a manœuvré pendant une heure, s'est dirigé vers la Suisse et est finalement revenu à son point de départ.
Le 30 novembre, de midi à 2 h. 15, nouvelle sortie qui avait surtout pour but de démontrer la puissance des moteurs ; plusieurs officiers aérostiers allemands y. assistaient. Le comte Zeppelin avait chargé les nacelles de manière à ce que le ballon se maintint, paraît-il, à 1 m. 50 ou 2 m. de l’eau. Ainsi lesté, le ballon se dirigea assez rapidement vers la frontière suisse. Mais une fois en plein lac, un des moteurs refusa soudain son service. Le ballon dut en conséquence être ramené au rivage par un remorqueur.
A ja lecture de ces informations, on peut se demander si les expériences sus-décrites avaient bien lieu sans aucun contact matériel avec l’eau et si le ballon évoluait absolument en liberté. On doit supposer, en outre, en songeant à la part active prise par l'empereur el le roi de Wurtemberg à la souscription nationale qui à servi à faire les fonds, en remarquant la présence aux essais de plusieurs aérosticrs ailemands, en tenant compte aussi de l'espèce de mystère dont on a voulu entourer ces essais, que le Zeppelin-l1 est tout simplement. dans l'esprit de ses créateurs, destiné à des applications militaires el constitue une tentative âe réponse aux magnifiques expériences du Lebaudy dans le même sens. Pour plusieurs raisons que nous aurcns sans doute à développer, le jour où nous serons renseignés de facon plus précise, il semble bien que l’appareii allemand, lourd, encombrant, compliqué dans sa structure comme dans sa manœuvre, aura beaucoup à faire et, sans doute aussi, beaucoup à changer, avant de rattraper l'avance prise à lous les points de vue, par le fameux dirigeable de guerre français. — A. CrÉRY
DR RS PT TS te PL SEE
Bulletin des Ascensions
10 septembre. — Liége-Cointe, midi 1@ Le Simoun (600 m') : MM. Iladelin d'Outremont, Zens. Att. à 1 h. 40, à Durbug (Luxembourg belge). Ascension omise. 12 septembre. — Au sommet du Dentenberg (Suisse), 10 h. du m. Ballon militaire suisse.
MM. les lieutenants Mesmer, Meyer, Leder. Après avoir passé à 2.900 m. d’alutude sur le lac de Zurich, atterrissage à Fischenthal, près la Toess. (Ascension omise.)
17 seplembre. — Bezons, 3 h. 5 du s. L’Eloile-Polaire (350 m°) ; MM. Leprince, Miranne. Att. à 5 h. 10, à Puiseux, arr. d'Evreux. {Ascension omise.)
24 septembre. — Saint-Imier (Suisse). L'Uranus : M. Kaïser. Att., à Courfaivre (Jura Bernois). (Ascension omise.) *
8 octobre. — Bordeaux-La Bastide, 11 h. 15 du m. Le Cadet-de-Gascogne (100 mr); MM. Briol et Soustre, néophyte. Escale à 3 h. à Le Muret (limite des départements des Landes et de la Gironde, où M. Soustre descend. Reparti seul à 3 h. 15, M. Brio: atterrit à 4 h. 45, à ue (Landes). (Ascension de l’Aéro-Club du Sud-Ouest.)
10 octobre. — Bordeaux-La Bastide, 9 h. 45 du m. Le Cadel-de-Gascogne {700 m'\: MM. A. Duprat et Léglise. Att. à 2 h. 30, à le Vignac (Landes).
10 octobre. — Bordeaux-La Bastide, 11 h. au s. L’Aquitaine (1.100 m°) ; MM. Ch. de Lirac, E. Couturier, premier adjoint au maire de Bordeaux, Briol. Escale le 11 octobre à 2 h. du m., près Gontis-les-Bains, dans une lande séparée de l'Océan par les dunes. Le ballon devait repartir à 7 h. du m., mais une gelée précoce, l’alourdit considérablement et on dût le dégoniler. (Ascension de i’Aéro-Club du Sud-Ouest.
13 octobre. — Bordeaux-La Bastide, 9 h. 45 du m. L'Aquitaine (1.100 m°) ; MM. Ch. de Lirac, Seguin et Charost, néophyte. Att., à 2 h. 30, à Saint-Martin-du-Puy, près Sauveterrede-Guyenne (Gironde). Treizième ascension de M. de Lirac, faite un vendredi 13. (Ascension de l’Aéro-Club du Sud-Ouest.)
1% octobre. — Rome, dans la nuit. Le Fides (1.200 m°) ; à la Societa aéronautica italiana, MM. Helbig et un journaliste. Att. à Casale-Torre-San-Lorenzio, à 13 kil. de Porto-d'Anzio, à 300 m. de la plage.
15 octobre. — Saint-Denis. La Ville-de-Saint-Denrs ; MM. Pitault et Bulckaen. Att. près Betz, dans la forêt de Monterolle (Oise).
es oclobre. — Bordeaux-La Bastide, 9 h. 45 du m. L'Aquitaine (1.100 m°) : MM. Ch. de Lirac, Légnse, Seguin. Att. à 2 h., à Belis (Landes). (Ascension de l’Aéro-Club du Sud-Ouest.;
19 octobre. — Tyon-Villeurbanne, 10 h. 27 du m. Arago (900 m°); MM. A. Boulade,
HUE A. Dutang et Mlle Boulade, âgée de 8 ans. Att. à 2 h. 30, à Collonges one).
L'AÉROPHIILE 289
22 octobre. Lyon-Villeurbanne, 10 h. 56 du m. Arago (900 m'); MM. V. Mottart, Somery, s'ellier, Gachet. Att. à 1 h. du s. près Givors (Rhône).
22 octobre. — Rueil, dans la matinée. Radium-I1 (850 m°):; MM. Adh. de La Hault, Gourier. Att. à Vimpelies, à 20 kil. au delà de Montereau. Altitude maxima : 3.000 m. Température minima : — 9°,5. À 2.500 m. nuage de grésil.
25 octobre. — Nesle, 3 h. du s. L'Esterel (450 m°); MM. Barbotte et Méry. Att. à 6 h. 15, à Noyon. Altitude maxima : 1.200 m. (Ascension de l’Académie aéronautique de France.)
26 octobre. — Rallie-ballons automobile de Madrid. Onze aérostats. (Voir compte rendu spécial dans l’Aérophile àe novembre 1905.)
29 octobre. — Lyon-Villeurbanne, 10 h. 30 du m. Arago (900 m'): MM. A. Boulade, Augis, Mmes A. Bouiade, Augis. Att. à 2 h. 30 du s., près Dôle (Jura). Parcours : 150 kil. en # h.
29 octobre. — Rueil, 10 h. 30 du im. Radiuni-Il (850 m°) : MM. A. de La Hault, Gourier. Att. à 3 h. 30 du s. à Westreloo, près d'Anvers (Belgique). Parcours : 342 kii. en 5 heures.
6 novembre. — Rueil, 11 h. 40 du m. Le Griffon (800 m°); MM. Gourier, Monin. At. à 1 h. 40, à Montlaville, près Pont-Saint-Maxence (Oise).
9 novembre. — Rueil, 10 h. 35. Le Radium-I1 (850 m°) ; MM. Adbh. de La Hault, Gourier. Att. à 4 h. 15, à la ferme d’Arcy-en-Brie (S.-et-M.).
16 novembre. —- Bordeaux-La Bastide, 11 h. du s. L'Aquilaine (1.100 m°); M. Ernest Loé. Après 9 h. de voyage au milieu d'une brume intense, alt, à Pissos (Landes); M. Ernest Loé s'était inscrit pour la Coupe aéroslatique Bordeaux-Pau fondée le 15 octobre par l’Aéro-Club du Sud-Ouest. (Ascension de l'Aéro-Club du Sud-Ouest.)
23 novembre. — Londres. Traversée de ïa Manche par MM. Vonwiller et Faure. (Voir compte rendu détaillé dans l’Aérophile de novembre.) 24, novembre. — Londres. Vivienne-Il (1.200 m°) ; MM. Leslie Bucknall, Pollack, Ern.
Bucknall. Att. à l'embouchure de la Tamise, très heureusement effectué au panneau de déchirure, le Vivienne-Il étant un des rares et peut-être le seul ballon anglais muni de ce dispositif.
27 novembre. — Rueii, 9 h. du m. Radium-11 {850 m°) ; MM. Adh. de La Hault, Gourier. Att. à 3 h., à Saint-Mihiel. Parcours : 280 kil. en 6 h.
14 décembre. — Rueil, 10 h. 33 du m. Radium-II1 (850 m°) ; MM. A. de La, Hault, Gourier. Att. à 3 h., près Saint-Calais (Sarthe).
17? décembre. — Rueil, 9 h. 45 du m. Scarabée (900 m°);: MM. Gourier, Monin. Att. à 3 h. 5 du s. à Viller-Champ-Donizel, canton de Danville (Eure).
25 décembre. — Bordeaux-La Bastide, 10 h. du m. Le Cadet de Gascogne (700 m°) : MM. Ernest Loë, de Wawak. Escale à 11 h. à Saint-Vincent de Médoc. Reparti seul, M. Loë atterrit définitivement à Macau (Gironde), à midi 15. Ascension de l'Aéro-Club du Sud-Ouest. ie
31 décembre. — Bordeaux-La Bastide, 10 h. 30 du m. La Belle-Ilélène (1.600 m°) ; MM. Ernest Loë, Ch. de Lirac, M. de Lirac, Seguin et ne (néophyte). Att. à 1 h. 30 près l'étang d'Hourtins et Carcans (Gironde). Ascension de l’Aéro-Club du Sud-Ouest.
1° janvier 1906. — Les Sables d'Olonne. L’Elfe (1.800 m'); M. Jacques Faure et plusieurs voyageurs. Att. à Machecoul (Loire-Inférieure), devant la baie de Bourgneuf. L'Elje a longé la côte, puis suivi le rivage de l’île d’Yeu et de lîle de Noirmoutier.
Toûr dû Monde aérien
L’aérostation scientifique en Allemagne. — Le 16 octobre 1905, l'Empereur d'Allemagne a inauguré l'Observatoire d'aérostation météorologique créé à Lindenberg, aux portes de Berlin, par MM. Assmann et Berson. Cette marque de sympathie d’un Empereur puissant pour l’aérostalion scientifique devrait servir d'exemple à nos dirigeants qui laissent à la seule initiative privée la lourde charge de maintenir dans cette voie, la France, à la hauteur des autres nations.
L'Empereur a prononcé une allocution dans laquelle il a loué les nombreux services que le prince de Monaco a rendus à la science aéronautique, puis il a conféré au Prince qui assistait à la céré monie, une grande médaille. Le savant français, M. Teisserenc de Bort, a recu la croix de l’Aigla rouge de 2° classe.
Pilote de dirigeables et conseiller municipal. — C’est là, depuis le 15 octobre, le (cas de l'excellent aéronaute du Lebaudy, M. Georges Juchmès, élu, au premier tour de scrutin, conseiller municipal de Moisson, la petite commune de Seine-et-Oise, qu’a rendue célèbre son aérodrome, port d'attache du fameux dirigeable. Les électeurs de Moisson sont assurément les seuls au monde à compter parmi leurs édiles un pilote de dirigeables. Peut-être ne sont-ils pas fâchés de cette particularité unique. Ils ont surtout tenu à prouver, à leur compatriole d’adoption, quelles chaudes sym-
pathies il a su conquérir en peu d'années, parmi eux.