‹ L'Aérophile (volume 2)Chapitre 24 sur 145 · LS GO · texte numérisé non relu

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leur prodigua ia presse tout entière, s'ils n'en avaient d'ailleurs pris galamment leur parti.

La revue La Crilique, sous la signature de son direcleur, notre excellent confrère Georges Bans, donne de cette première pièce sportive française, le comple rendu suivant :

« C'est l'histoire d'un inventeur, de presque tous les inventeurs, grisés par l'espoir d’une réussile prochaine, qui se ruinent et finissent lon scuvent misérablement : Francard est leur type:

MM. Camille Audigier et Paul Géry en ont rencontré légion sur leur route, l’un dans la bureaucratie, l’autre dans le monde des aéronautes et des avialeurs, dont il est une des personnalités les plus en vue.

Au théâtre, l'inventeur à élé lout de suite sympathique. Qui n’a pas imaginé un appareil quelconque ? Qui n'a pas découvert un pelit HOT emen perpétuel ?

Le rôle était tenu par Séverin-Mars, qui s'est montré plein de foi dans son œuvre et très sincère. Son épouse (Mme Dubuisson), a élé parfaile “ la digne compagne de l'homme qui a sacrilié sa vie à la grande idée de l'aviation, du « plus lourd que l'air ».

L'exposé du premier acte était excellent ; après les transactions financières du deuxième acle, nécessaires à pousser la partie dramatique, le troisième tableau, lrès sportif, au premier étage de la Tour Eiffel, a obtenu un vif succes.

Le Montgolfier-Club, — lisez la grande association de FAéro-Club de France — était au complet, avec des « lêtes » frappantes de ressemblance : le marquis de Lion, le général Tancrède, Santa-Fé, du Vallon, des Charmettes, de Saint-Neclar, Briançon et son fidèle Masfroid ; ils y é.aient {ous pour assister à la calaslrophe du Gypaèle, qui a soulevé un cri d'horreur par son réalisme aigu.

Le dernier acte arracha des larmes aux plus scepliques : la fin de l'inventeur Francard, sa folie, son agonie en voyant s'envoler un pelil oiseau, furent un triomphe pour Séverin- Mars el ses camarades : MM. Caillard, Dieudonné, Etiévant, Villa, et encore Mmes Dubuisson, Dauville, Dherblay, etc.

En somme, bonne pièce pour préparer les foules à lavènement de la locomolion nouvelle:.

La première représentalion de la Conquéle de l’Air, pièce en quatre actes et cinq tableaux, à eu lieu à l'Ambigu, le 16 janvier 1905.

Examen d’aérostiers de réserve. — Les épreuves pour l'obtention du certificat d'aptitude à la conduite des ballons libres dans les places forles inveslies, auront lieu au mois d'avril 1905.

Les candidats appartenant à la réserve ou à l’armée -lerriloriale sont invilés, -en- conséquence, à adresser leurs demandes aux commandants de recrutement de leur domicile ou de leurs résidences, accompagnées des pièces pouvant permetlre d'apprécier leurs aplitudes.

La température des grandes altitudes. — À la dernière séance de L Acadénne des Sciences, M. Mascart a communiqué le résullal des expériences poursuivies par M. Teisserenc de Bort, pour la délerminalion des tempéralures des diverses couches de l’atmosphère. On croy ait jusqu'ici que la température diminuail progressivement el d'une façon régulière, au fur et à mesure qu'on s'élève dans l'air. Or, les choses ne se passent pas lout à fait ainsi. D'abord, jusqu'à 200 à 300 mètres de hauteur, 1 a loi de décroissance n’est pas observée, par suile des influences résüllant du voisinage du sol. À partir de ce point jusqu'aux grandes altitudes, la température décroit régulièrement ; mais au delà d'une certaine zone, les lignes isothermes deviennent de nouveau irrégulières. Ces constatations ont une grande importance, car les théories actuelles des mouvements de l'atmosphère sont établies dans l'hypothèse d'une décroissance régulière de tempéralure qui n'existe pas, el, par suite, ces théories sont à refaire.

Le « Méditerranéen » à l’Académie des Sciences. — Dans sa séance du 19 décembre, où a eu lieu la proclamation des récompenses attribuées en 1904 par la savante assemblée, l'Académie des Sciences a décerné le prix Houllevigne, d’une valeur de 5.000 francs, à MM. Hervé et de La Vaulx, pour leurs expériences du Médilerranéen, rendant ainsi un éclatant hommage à une des plus neuves et des plus intéressantes campagnes de recherches scientifiques entreprises au cours de ces dernières années.

Nos félicitations aux créaleurs de l'aéronautique marilime qui trouveront là un précieux encouragement à continu®r el à parachever la lâche ardue quils poursuivent avec une méthode et une ténacité admirables.

Imp.Wellhoff et Roche,55,r. Fromont.,Lev.-Perret. Le Directeur-gérant : GEORGES BESAN2S2

Directeur-Fondateur : GEORGES BESANÇON

13° Année — N°3 Mars 1905

PORTRAITS D’AÉRONAUTES CONTEMPORAINS

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