Climatologie. — 2. Prévision du temps
— ?° Seclion : Exploration de l'atmosphère.
Président : M. Van den Borren, colonel du génie, à Namur ; secrétaire : M. Mathieu, capitaine du génie, répétiteur à l'Ecole militaire.
1" Sous-seclion : Instruments de mesure.
Président : M. Ie Paige, directeur de l'Observatoire de Cointe ; secrétaire : M. Damry, inspecteur du service des Poids et Mesures de Belgique.
1. Instruments fixes d’observaloires. enregistreurs et autres ; baromètres. thermomèlres, actinomètres, anénomèlres, pluviomètres. — 2. Instruments enregistreurs pour l'exploration des hautes régions de l'atmosphère.
2° Sous-seclion : Exploration de l'atmosphère par engins sans moteurs.
Président : M. Tournay, major du génie à Bruxelles ; secrétaire : M. Mathieu, capitaine du génie, de la compagnie d'aérostiers.
1. Ballons montés. — 2. Ballons captifs. — 3. Ballons-sondes. — 4%, Cerfs-volants. — 5. Observations systématiques simullanées.
3° Sous-section : Exploration de l'atmosphère par engins aulomoteurs.
Président : M. Ch. Le Clément de Saint-Marcq, commandant la compagnie d’'aérosliers du génie, à Liége.
1. Aéronals : forme de carènes, empennage, systèmes propulsifs, stabilité de marche et
O1 AVRIL 1905 ne ZE
de roule, etc. — 2. Fabrication du gaz hydrogène ; procédés industriels ; épuration du La. — 3. Aéronefs, hélicoptères, hélices de suslentatiorr, aéroplanes.
Un appareil d'aviation italien. — M. Bertelli, de Brescia, construit en ce moment un appareil d'aviation qu'il dénomime « aulovol ». C’est un hélicop'ère formé de 4 ailes à surlace convexe, composées dune nervure en lubes d'acier, recvuverles de tôles d’aluminium et fixées à un disque lenliculaire plein ou à rayons comme les roues de bicyclettes. Le mouvement rapide des ailes déterminerait une raréfaction de 1 air sur la surface. Poids : 360 kilos, dont 102 kilos pour un moteur de 40 chevaux.
Il y aurait deux hélices montées sur arbres concentriques et tournant en sens inverse. L'hélice supérieure, de 6 mètres de diamètre, tournant à 180 tours à la minute, a son axe prolongé pour qu’elle puisse glisser par une cannelure hélicoïdale et atteindre de nouvelles couches d'air une fois la vitesse de régime oblenue ; elle produirait ainsi l’action de soulèvement. L'hélice inférieure, de 2 mètres de diamètre, doit tourner à 480 tours par minute. D'après M. Bertelli, l'appareil devra êlre lancé suivant une ligne de 11 degrés sur la fulure trajectoire, et la vitesse linéaire serait suffisante pour oblenir un soulèvement de 50 kilos par mètre carré, Ge qui paraît plutôt exagéré.
L’aéronat « Italie ». — Le dirigeable du comte Almerico da Schio, l'Italie, va être prochainement essayé. En voici les caractéristiques principales : forme cylindrique terminée par deux pointes ogivales ; longueur, 38 m. ; capacité 1.208 m°.
Sur les trois-quarts de la longueur est établie une housse d'étoffe aux bords de laquelle viennent se fixer les câbles d'acier supportant la nacelle, et la rendant absolument solidaire du ballon. La nacelle est en tubes d'aluminium reliés par des tirants d'acier. En avant est placée l’hélice, en arrière le gouvernail et au-dessous les deux aéroplanes qui, dans la pensée de l'inventeur, constituent la partie la plus importante du système. Longueur de la nacelle : 17 m. 60. Poids en ordre de marche : 850 kilos. Moteur de 12 chevaux actionnant une hélice Tatin de 4 m. 50 de diamètre et pouvant faire de 300 à 2.000 tours à la minute,
La vitesse propre prévue est de 7? m. 50 à la seconde. Une fois le ballon en route, les aéroplanes de 10 m. carr. de surface totale seront utilisés pour la direction sur la verticale.
L'accident de la « Belle-Hélène ». — Nous avons déjà dit un mot dans l’Aérophile 1904, n° 10, de l'accident survenu lors de l'atterrissage de la Belle-llélène, le 11 octobre dernier. D'une lettre que voulut bien nous adresser M. F. Baudry, membre de l'Aéro-Club de France et de l’Aéro-Club Bordelais, propriétaire de ce ballon, nous extravons les passages suivants. Ils remettent au point une aventure que les renseignements de la première heure avaient fâcheusement amplifiée et défigurée.
« … Le mardi 11 octobre, à 10 h. 50 du matin, la Belle-Hélène (1.630 m°), s'élevait par un beau temps, de T'usme à gaz de Bordeaux-La Bastide, emportant son propriétaire, M. Baudry, ingénieur, membre de l’Aéro-Club ce France, M. Maurice Versein, M. Dombret, et 400 kilos de lest (sable). Le vent soufflait du Nord-Est. Sa vitesse, — qui, à terre, était d'environ 12 mètres à la seconde, — diminuait très rapidement le long de la verticale.
Après avoir traversé la Garonne et la ville de Bordeaux, le ballon atteignit l'altitude de 600 mètres (à 11 h. 10), lorsqu'un mouvement de descente se produisit. Il fallut près de cent kilos de sable pour l'arrêter. Les aéronautes l’attribuèrent tout d'abord à la condensation produile par les bois de pins sur lesquels ils planaient. Le ballon, étant remonté à 400 mètres, arrivait au-dessus de la commune de Gradignan, quand le mouvement de descente recommença. Cent nouveaux kilos de lest suffirent à peine pour l’enrayer environ une minule. Les aéronaules se rendirent compte que le gaz s'échappail du ballon et se préparèrent à l'atterrissage. Mais cette partie de la banlieue de Bordeaux élant couverle de maisons, il fallait nécessairement la franchir avant de descendre. La chute fut ralentie par des projections de lest ; à cent cinquante mèlres du sol, le ballon fut secoué assez vivement par le vent relatif, Néanmoins, grâce à leurs derniers sacs de lest, les aéronautes purent franchir au guiderope les maisons du bourg de Gradignan, une-petile riviére et un bouquet d'arbres, et arriver au-dessus d'une petite prairie qu'ils avaient choisie pour atlerrir. Il étail 11 h. 50. Un coup de soupape fut donné : l'ancre jelée, mordit brulalement au premier choc. Mais, le ballon (qui avait perdu environ les trois cinquièmes de son gaz), fut rabattu violemment par le vent, et la nacelle toucha terre par le côlé. »
M. Baudry avait été jeté au fond de la nacelle par le choc de l'ancre ; d'une forte corpulence, il n'avait pu se relever à temps. Les médecins, appelés de suile, constatèrent une double fraclure du péroné gauche, une luxation de l'articulation libio-tarsienne gauche et, au même pied, une luxation de l'articulation larso-métalarsienne. Bien que cette dernière luxation, fort rare, n'ait pu être réduite, M. Baudry va actuellement aussi bien que possible.
Quant aux causes de l'accident, elles n’ont pu être précisées.
On à pensé de suite au panneau de déchirure : c’est que, quelques semaines auparavant. à Royan, ce panneau s'était décollé au cours d'un gonflement, Mais. pour l'ascension du 11 octobre, il semble que toutes les précautions avaient é!é prises pour le collage. La corde de déchirure tombait librement dans sa manche. Dès que la nacelle toucha terre, M. Versein tira sur la corde pour vider complètement le ballon. On ne put donc se rendre compte si le panneau s'était décollé en l'air. De nombreux paysans, depuis quelques minutes, couraient après le ballon, et leur présence avait empêché les aéronautes de jeter les instruments et les soutes ; interrogés, ils ne purent fournir aucun renseignement utile.
La soupape s’est-elle ouverte ? Les aéronautes ne se rappellent pas avoir entendu le claquement si caractéristique lorsqu'ils soupapèrent à l'atterrissage. Mais les préoccupations
du moment peuvent avoir détourné leur attention. La soupape venait d'ailleurs d'être munie d’un jeu de caoutchoucs extenseurs tout neufs.
Le ballon ne présentait ni traces de déchirure ni trous. C'élait sa sixième ascension el il en a fait d’autres depuis sans accident.
Le lieu de l'atterrissage est à dix kilomètres du point de départ. »
Comme on le voit, il est difficile de préciser les causes de l'accident.
La Belle-Ilélène est en lissu vernissé, mais le panneau de déchirure est constilué par une étoMe caoutchoutée, collée sur des bandes également caoutchoutées.
Vraiment, ce panneau aurait-il cédé”? La dissolution employée pour le collage était peulêtre de mauvaise qualité. On peut encore admettre qu'au cours du voyage, un des passagers en tirant par inadvertance sur la corde, a arraché le panneau, dont le point d'amorça de est relenu par deux cordeaux de sûreté. Cette tension inopinée à pu êlre aussi provoquée par l'allongement du ballon, contraction de la masse gazeuse lors de toute descente. tirant ainsi sur la corde de déchirure fixée trop tendue. É
I1 est possible que ce soit la réunion de plusieurs de ces causes qui ait occasionné ce regrettable accident. À
Toutefois, on ne saurait trop recommander aux aéronautes de bien vérifier, avant cl
: L 1 ÿ naque départ, l'installation de leurs organes de dégon!iement,. “e
L’Aéro-Club du £ud-Cuest. — l’Aéro-Club bordelais vient de se séparer de l'Automobile-Club bordelais et devient. sous le nom nouveau d'Aéro-Club du Sud-Ouest, une société d'encouragement autonome et indépendante, tout en conservant les meilleures relations avec l’A.-C. B. Le bureau est ainsi composé : Président, M. C. F. Baudry ; viceprésident, M. Laurent Sens ; conservateur du parce et du matériel, M. Alfred Duprat fils : trésorier, M. Panajou ; secrétaire-archiviste, M. Ch. de Lirac. La nouvelle société crée un parc, un hangar, fait acquisition d’un nouveau matériel et organise le superbe concours du 25 avril, preuve éclatante de sa puissance et de sa vitalité.
Réal Aereo-Club Espagnol. — [Le Real Aereo-Club español (Aéro-Club royal espagnol) est définitivement constitué. Son bureau est ainsi composé : Président, le marquis de Viana ; vice-président, M. Kindelau ; trésorier, M. R. $S. Arias ; secrétaire, M. Jean Rugama ; membres, MM. le marquis de la Rodriga, Jésus-F. Duro et Liniers.
Le titre de président d'honneur sera offert à S. M. Alphonse XIII. Le premier ballon livré à la Société est l’Aljonso XIII (1.500 m°). Le marquis de Viana a offert une Coupe comme prix du premier concours qu'organisera le nouveau club, auquel nous souhaitons toute prospérité.
L'Aéro-Cilub de Turin. — [a Sociélé aéronautique ülial‘e, présidée par le D° di Filippi, vient de former à Turin une section dénommée « Aéro-Club de Turin ». Cette fondation est dûe à l'initiative d'un groupe de personnalités des sciences et des sports, parmi lesquelles nous citerons : MM. les professeurs Luigi Palazzo et l'ingénieur Ottavio- Zanotti Bianco, comte Roherto Biscaretti di Ruffia, le lieutenant Silvio Polenghi, le docteur Effisio Perrero, Guglielmo Emmanuel, lieutenant Luigi Mini, le chevalier Nino Caïimi, le comte Enrico Martini, le professeur Giovanni-Boccardi, Mario Moris, Renato Moris, Gustavo Mola, le chevalier Guido Rey, le capitaine Paolo Rossi, le marquis Ferrero di Vintimiglia, le professeur di Filippi, etc...
L’aéronat Barton — L'aéronat Barton a été présenté le 16 février, à Londres, à la Commission spécialement désignée par le War-Oflice, et présidée par le colonel Wilson. Les expériences exécutées à l’Alexandra-Palace auraient donné des résultats satisfaisants. Le War-Office aurait, dit-on, l'intention d'acquérir cet aéronat.
Le gonfiement de cet aéronat, dont l’Aérophile a donné la descriplion complète en février 1904, avait été interrompu l'été dernier par une explosion du générateur d'hydrogène qui avait grièvement blessé l'inventeur. Ce ballon avait été mis en construction dans le but de le vendre au Ministère de la Guerre anglais, mais le War-Office s'est réservé de ne s’en rendre acquéreur qu'après essais satisfaisants, On peut douter que ces essais soient déjà terminés et reconnus satisfaisants sans même comporter une ascension célèbre.
Nécrologie. — L'aéronaute J.-B. Glorieux, un des plus anciens aéronautes professionnels français, est mort le 23 mars à Roubaix, à l'âge de 71 ans. C’est une sympathique et intéressante figure qui disparait, et nos lecteurs. désireux de la mieux connaître, pourront consulter la notice biographique que M. E.-V. Boulenger., le distingué pilote de l’Aéro- Club, consacrait dans l'Aérophile de février 1903, au vieux pralicien qui l’initia aux joies aériennes. Les obsèques de J.-B. Glorieux ont eu lieu le 28 mars, à Roubaix. M. E.-V. Boulenger, au nom des aéronautes, a prononcé en termes émus l'éloge funèbre du défunt. L’Aéro-Club de France avait envoyé une couronne.
J.-B. Glorieux étant mort dans un dénûment absolu. ses concitoyens ont ouvert une souscription pour donner à ses dépouilles une sépulture convenable dans sa ville natale, à Tournai. Nous espérons que ce généreux appel sera entendu. Les souscriptions, si modestes soient-elles, seront bien accueillies et pourront être adressées à M. E.-V. Boulenger, 90, rue de la gare, à Roubaix.
— M. Gabriel Manoïin, un des aéronautes du Siège, est décédé subitement le 25 mars aux Mureaux (Seine-et-Oise). où le gouvernement, en récompense de ses services, lui avait confié le poste de receveur des contributions indirectes. Les Aéronautes du Siège et des délégués des principales associations assistaient aux obsèques qui ont eu lieu le 27 mars, aux Mureaux. MM. Camille Dartois, 1 éon Maison et Aubert marchaient en tête du cortège.
pou avons publié la biographie et le portrait du regretté disparu dans l’Aérophile de mars 1902.
— Le célèbre romancier Jules Verne, né à Nantes, le 2 février 1828, est mort à Amiens, le 22 mars 1905.
Dans l'œuvre immense du fécond écrivain, les fictions scientifiques où l'aéronautique joue un rôle important, occupent une grande place. C’est avec Cinq semaines en ballon qu'il connut son premier grand succès. Citons dans la suite Robur le Conquérant, les Naufragés de l'air, un Drame en ballon, etc.
Ce qu'il faut penser, au point de vue purement technique, des séduisantes imaginations de Jules Verne et du rôle de précurseur qu'on lui à attribué, en aéronautique comme ailleurs, nos lecteurs le trouveront exposé dans le portrait du regretté disparu, publié dans l'Aérophile de mai 1901, et où se trouve mentionnée l'unique ascension faite par Jules Verne sous la conduite d'Eugène Godard père.
Le concours de Bordeaux. — ['Aéro-Cluh du Sud-Ouest organise pour le 25 avril, avec le patronage et sous les règlements de l’Aéro-Club de France, un concours d'atter- 1iscace au plus près d'un point désigné par le jury, concours ouvert à 10 ballons ct réservé aux pilotes de l'AE.-C. S.-0., de l'AE.-C. F. et des sociétés affiliées.
A ce concours est annexé une rallie-ballon automobile et un concours de photographie.
Nous reviendrons avec détails sur cette belle manifestation aéronautique en même temps que nous en publierons les résultats dans notre prochain numéro. A l'heure où nous mettons sous presse, le succès le plus brillant a favorisé, nous écrit-on, cette épreuve dont le classement est le suivant : MM. Paul Tissandier, Duprat, David Legrand, Rod'herg, Versein, Barbotte, Briot.
A un aviateur trop modeste. — NM. Ernest Archdeacon a reçu un très remarquable travail sur l'aviation signé seulement « Pigeon vole », sans adresse d'auteur.
Il prie instamment l’auteur de ce travail avec lequel il serait très heureux de communiquer de vouloir bien se faire connaître.
Une assurance pour les aéronautes. — [es compagnies d'assurances, sans doute influencées par les préjugés d'un autre âge relatif aux prétendus dangers de l’aérostation, n'assuraient point jusqu'à ce jour contre les accidents survenus en ballon.
Aussi signalons-nous à nos lecteurs que La Participation (Compagnie d'assurances contre les accidents), 10S, rue de Richelieu, Paris, consent des assurances contre les accidents sur-venus du fait de voyages en ballon. Pour le détail et les conditions des assurances, soit des risques personnels, soit des accidents causés à des tiers, s'dresser directement à La Participation.
Lee d’hélicoptères. — On annonce de divers côtés d'intéressants essais d'hélicopères.
— C'est ainsi que le regretté colonel Renard, mettant en pratique les idées exposées dans ses récentes notes à l'Académie des sciences, sur les hélices subtentatrices, lorsque la mort est venue le surprendre, faisait procéder, à Chalais-Meudon, aux essais d’un hélicoptère, actionné par un moteur à deux cylindres en V. Dans l'intérêt de la science, il est à souhaiter que malgré la disparition de l'illustre ingénieur, ces expériences puissent être continuées. ie
— D'autre part, mettant à profit les loisirs forcés auxquels l'hiver condamne encore les dirigeables actuels, M. Henry Deutsch de la Meurthe et l'ingénieur Victor Tatin viennent d'achever l'hélicoptère dont ils avaient entrepris la construction l’année dernière.
Cet appareil se compose d’une hélice supérieure actionnée par le moteur et, à la partic inférieure, d'une contre-hélice élémentaire et d’un pas assez long, afin d’atténuer, autant que possible, la réaction en sens inverse. Le moteur est un moteur ordinaire de bicyclette de 3 chevaux et tel qu'on en trouve dans le commerce ; il n’a subi qu'une seule modification : le remplacement de son volant. Enfin, le poids total est d'environ 50 kilos.
Cette machine est terminée, et l'on procède, depuis quelques jours déjà, à des expériences de mise au point. Pendant ce temps, l’on monte un dispositif spécial destiné à faire, avec une seule hélice, des expériences méthodiques d’allègement.
Nous espérons rendre compte prochainement des résultats obtenus.
— De son côté, un inventeur qui garde, jusqu'à présent, un hermétique anonymat, fait achever chez un constructeur d'automobiles, l'hélicopière à trois ailes, monté avec un cadre en tubes et muni d’un moteur à deux cylindres à ailettes, qui figurait déjà à la section aéronautique de l'Exposition de l'automobile au Grand Palais, en décembre 190%.
— Enfin, MN. H. et À. Dufaux, de Genève, les inverteurs bien connus de la « Motosacoche », renauvelleront, au pare de l’Aéro-Club, dans la première quinzaine de mai 1995, les essais heureux qu'ils viennent de faire d’un appareil de leur invention.
Cet appareil qui consiste en un hélicoptère à moteur de leur invention, pesant 17 kilos s'est élevé par ses propres moyens le long d’un cäble vertical, en emportant un poids mort de 7 kilos. 11 comporte quatre hélices montées sur une armature en lamettes de bois assemblées, d'une rigidité parfaite. Le moteur est à deux cylindres à 2 allumages.
Nous espérons pouvoir donner prochainement une description détaillée de cet appareil.
Atterrissage mouvementé. — Un ballon monté par trois aéronautes allemands, dont un officier prussien, s'est lourdement abattu, le 3 mars, à Sainte-Marie, à une vingtaines de kilomètres d'Arlou (Belgique). Un des vovageurs a été blessé ; il a pu, néanmoins, reprendre, avec ses compagnons, le train pour Cologne.
Imp.Wellhoff el Roche,55,r. Fromont Lev.-Perret. Le Direcleur-gérant : GEORGES BESANCC4
7 L'AFROPEHILE
Directeur-Fondateur : GEORGES BESANÇON 13° Année — N°5 Mai 1905