Partie moto-propulsive. -— Le système
Photo 8. — Le nouveau groupe moto-propulseur Antoinetle 1909. — Moteur Anloinette 1909, 55 chevaux, 8 cvlinéres
d'acier d-une pièce ; hélice Antoinelle acier et aluminium.
seurs PP’ placés l’un au-dessous du centre de gravité de l'appareil, l’autre à l'avant. (V. Photo 9.)
Ces deux amortisseurs se composent chacun de deux tubes rentrant l’un dans l’autre, un des tubes formant corps de pompe et l’autre piston. On comprime de l’air dans le corps de pompe, en donnant à cet air une pression convenable, de telle façon que tout le poids de l’appareil est supporté par les deux amortisseurs. La course de ces derniers est considérable, celui d’avant peut jouer de 40 centimètres et celui d’arrière de 60 centimètres. Ce sont des ressorts parfaits et réglables par la pression de l'air, pour amortir tout choc à l'atterrissage.
Béquilles. Les béquilles B placées au milieu sous les aïles, en leur milieu, protègent les ailes du contact du sol; elles servent aussi de poinçons pour les haubanner, et de soutien pour l'appareil en l'empêchant de basculer et en limitant tout mouvement transversal.
La crosse X protège la queue et limite les oscillations longitudinales au départ et à l’atterrissage.
L'appareil est protégé par les béquilles, pour toute inclinaison transversale inférieure à 45°, angle absolument en dehors des conditions ordinaires de vol. Le patin présente les mêmes avantages et perniet l’atterrissage jusqu’à une incidence de 45°.
-— Au départ, jusqu’à ce que l'appareil ait atteint une vitesse suffisante permettant au conducteur de s’équilibrer sur l’air, les patins, les béquilles, et la crosse, le soutiennent. La vitesse s’accroissant, la crosse quitte d’abord le sol, les béquilles perdent successivement contact, après quelques oscillations transversales et la vitesse augmentant toujours, l’appareil s’allège et se stabilise progressivement, ne reposant plus que sur le galet situé au-dessous du
(Photo Rol)
moteur se compose d’un groupe moto-propulseur Antoinette, placé à l’avant du corps et très facilement démontable. Ce groupe comporte le moteur de 50 chx. et une hélice métallique à deux branches.
(Photo Branger)
Photo 9. — L'avant del'aéroplane Antoinette V, avec détail du système moto propulseur. — H, hélice: 4, poincon de baubannage supérieur; S, séparateur; M,moteur ;
A,aile;r, radiateur ou radio-condenseur; d, pompe; C,C;C, pièces du chässis amortisseur ; p p'. amortisseur à air comprimé; P, paliu: R et G, roue et galet du patin P.
Le moteur monté sur l'appareil est un 50 chx. Intoinette, naturellement, du type 1908.
Il sern remplacé par le moteur ci-après décrit,
10 1° Janvier 1909
Le Moteur Antoinette 1909, 55 chx. 8 cyl.
que viennent de créer les ateliers de la rue des Bas- Rogers constitue dans le stand Antoinette, une des attractions les plus remarquées du Salon de l’Aéronautique. Voici dès maintenant, quelques-unes de ses particularités.
Dans le moteur Antoinette primitif, le cylindre et la culasse étaient en deux pièces : cette disposition avait été prise pour permettre de travailler séparément le cylindre et la culasse, et d’atteindre ainsi la plus grande légèreté possible.
Dans le nouveau modèle 1909, le cylindre avec sa boîte à clapets est d’une seule pièce, en acier, c’està-dire qu'il n’y à plus aucune discontinuité, ni aucun joint dans la partie interne où a lieu lexplosion.
Il y avait de grandes difficultés à faire fabriquer ei à usiner une pièce semblable, l’acier coulé ayant été écarté, de prime abord, dans les petites épaisseurs. Après de laborieuses recherches, la Société Antoinette a trouvé une forge qui s’est chargée d’estamper ce cylindre. La pièce forgée a été usinée au moyen de machines perfectionnées et d’un outillage ceûteux dans les Ateliers Antoinette. C’est une véritable sculpture extérieure et intérieure, faite dans un bloc d’acier, en même temps qu’un tour de force de mécanique.
Le cylindre est travaillé partout de manière à en bannir le poids inutile ; ainsi, pour ce type de moteur 110/105, on a gagné sur l’ancien modèle 700 grammes par cylindre, soit plus de 5 kgr. sur l'ensemble des 8 cyl.
L'’enveloppe d’eau est également d’une nouveauté fort curieuse et ingénieuse.
Elle est en cuivre rouge, obtenue par l’électrolyse, c’est-à-dire d’une seule pièce. Les dispositions qui permettent le montage de cette coiffe sur le cylindre, font l'objet d’un des brevets de la Société Antoinette.
Ceci nous amène à dire un mot du radiateur spé- © Jr (Photo 9) pour l'aviation, que vient de créer la S viété Antoinette, et qui est déjà monté sur l’aéroplane Antoinette V. Ce radiateur est formé de tubes à paroi mince et à grande surface de refroidissement. Ces radiateurs tubulaires sont ordinairement présentés sous la forme d’un panneau mince 0 m. €0 x 3 x 0 m. 01, pouvant se placer contre le corps du fuselage dans l’aéroplane Antoinette V qui nous occupe en ce moment ou en d’autres régions d'un engin quelconque, par exemple sous les ailes, car on peut faire épouser à ce panneau de radiation, les formes les plus variées.
-Installés comme ils le sont dans l’aéroplane Antoimette V, les radiateurs sont très facilement léchés par les filets d’air et ne présentent pas à la pénétration de résistance passive appréciable, ce qui est avantageux.
Le poids des tubes équivalant à 1 m.° de surface est de 800 gr. Le poids d’un radiateur pour un moteur de 50 HP. est de 12 kgr. environ, la surface est de 12 m°; le poids des tubes rentre pour les 8/10 et les rampes de jonction ou collecteurs pour 2/10. La radiation (photo 9) se fait en faisant communiquer le moteur avec un réservoir $ dit séparateur, placé entre les eplindres,en charge par rapport au moteur M, et servant de séparateur d’eau et de vapeur. Cet ensemble constitue un circuit fermé. La circulation d’eau peut se faire simplement par le principe
du thermo-siphon ou encore au moyen d’une pompe additionnelle 4 intercalée sur le circuit entre le réservoir et la rentrée d’eau dans le moteur.
Le radiateur r, ou plutôt radio-condenseur, est mis en communication avec le haut du réservoir $ qui contient la vapeur. Cette vapeur vient se liquéfier däns le radio-condenseur.
L'eau condensée est immédiatement envoyée dans le réservoir. Il en résulte que la vapeur qui a une densité moindre que l’air ne peut que l’allécer.
La quantité totale d’eau de refroidissement empaitée à bord est de 12 litres. La quantité d’eau vaprisée par le moteur de 59 HP est de 1 litre à ln minute. La quantité de vapeur contenue dans le rsdiateur étant seulement de quelques décimètres cubes, son poids est tout à fait négligeable ; quant à l’eau qui est en circulation dans l’appareil elle est moindre d’un demi-litre. On voit donc qu’avee le radiateur Antoinette, l’eau nécessaire au refroidissement se compose simplement de l’eau qui se trouve dans le moteur, et d’une faible quantité d’eau contenue dans le réservoir, tandis qu'avec les radiateurs ordinaires à eau, il y a à ajouter, en plus, la quantité d’eau que renferme ce radiateur, quantité très considérable par rapport à ce ue peut contenir le moteur.
Hélices. — Le propulseur placé en avant de l'appareil est une hélice Antoinette à deux branches, d'une construction très légère et très robuste, bras en tube d’acier et pales en aluminium rivées sur un épanoui du bras. Elle est en prise directe sur l’arbre du moteur, sans embrayage et sans changement de vitesse, ce qui économise beaucoup de. poids. Son pas est de 1 m. 30; elle tourne à 1.100 tours, régime normal. Diamètre : 2 m. 20.
On peut changer l'orientation des ailes et modifier ainsi le pas de l’hélice, ce qui est, en certains cas, très précieux pour reconnaître le pas d’hélice qui convient le mieux à un appareil.
La surface portante totale de l’appareil est de 50 m°; la longueur entre perpendiculaires de 11 m. 50
pour une envergure de 12 m. 80; le poids total de 520 kilos.
Le poste du pilote. — Les expériences de
(Photo Neurdein).
Photo 10 — Le poste du pilote (M. Welferinger) dans j'Antoinetle V. H, hélice; », poincon de hauhannage supérieur ; À À, ailes; a, aileron:; p, posle capitoané du pilote; om, matelassage-cuirasse de protection ; d, volant de commande d#s drisses de gouvernail de profondeur; 7, raliateur où radio-condenseur ; P, patin; R, roue arrière du palin. :
mise au point sont exécutées par M. Welferinger, de la maison Antoinette, bien connu par un
Le 30 Octobre 1908
Henri FARMAN
Sur son vieil AÉROPLANE VOISIN S ENVOLA DU GAJOP DE GHALONS, EL A 100 MÉTRES DE HAUTEUR
par dessus les bois les routes les cours d'eau
les oies ferrées les villages les plus hauts peupliers
11 s’en alla eoucher à Reims Le lendemain
il GAGNA le PRIX de la HAUTEUR
L'arrivée au champ de manœuvre de Reims
Les Frères VOISIN
34, QUAI DU POINT-DU-JOUR. BILLANCOURT Téléphone : 167 Boulogne-s-Seine
Pour lAéroplane Pour le Dirigeable Pour l’'Hydroplane