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INAUGURATION DE L'AËRODROME DE JUVISY

La Société d'Encouragement à l'Aviation inaugurcra, le 10 janvier, son aérodrome de Juvisy.

A celte occasion, plus de 50.006 cartes ont élé lancées, et le groupe parlementaire de l'aérolocomotion dont M. Hector Depasse est l'actif président, assistera officieliement à cette inauguration : un train spccial quittera le quai d'Orsay à 1 heure de l'après-midi, emmenant à Juvisy parlementaires et ministres.

La municipalité de Juvisy, dont M. Argeliès, député. est maire, recevra officiellement les ministres et le groupe parlementaire de l’aérolocomotion qui se rendront ensuite à l'aérodrome de Juvisy pour assister aux expériences.

Un service d'ordre très iriporlant ser r organis“ à set effet. Le Commissaire général, le comte -acques d'Aubigny, a pris toutes ses m2sures pour assurer l'éclat de cette grandiose manifestation. L'aérodrome de Juvisy est, du reste, le plus grand qu'une de nos Sociétés d'Encouragzment ait mis à la disposition des avialeurs, avec ses 100 hectares. ses tribunes, 1 piste circulaire de 3 kilomètres. et sa piste en droite ligne de 1.500 mètres.

En outre, l'aérodrome est complétement clos.

Les membres de l'Automobhile-Club de France, de l'Aéro-Club de France, de la Ligue Natiosnle Aérienne, de la Chambre Syndicale des Industri éronauliques sont admis tous les iours de la semaine à pénétrer sur l'aérodrome de Juvisy, sur la seule présentation de leur carte de club. C’est là un beau geste qu'il convient io loner comme :1 le méritz.

Ajoutons que la musique militaire du 24° d'infanteri prélera son concours à la fêle d'inauguralion.

Pour arrizer au principaies tribunes, i! faudra descendre à Savigny-sur-Orge cet se rendre à l'entrée principale, qui est sur la route de Very ; d'autres tribunes, moins importantes, se trouvent sur la route de Fontainebleau pour les voyageurs qui descendraient à la gare de Juvisy,

La Coupe Michelin d'aviation

Le jury choisit l’œuvre qui constituera le trophée de la Coupe Michelin d'aviation. — Pour l'exécution de l’objet d'art qui constituera la Coupe d'aviation Michelin, MM. Edouard et André Michelin avaient fait un appel à tous les artistes français et généreusement offert une somme de 14.000 francs à

La coup> Michelin d'aviation (œuvre ce l'aul Roussel),

répartir entre les dix premiers artistes désignés par le jury, sans parler d’une série d'autres avantages qui faisaient de ce tournoi artistique, si intelligemment conçu, un des plus libéralement dotés que l'on ait vus.

Aussi les staluaires avaient-ils répondu en foule. Parmi les 200 envois exposés au Grand Palais, certains, beaucoup portaient des signatures illustres. D'une façon générale, le concours fait honneur à l’art français et la plupart des concurrents ont admirablement liré parli du thème difficile que peut fournir l’avialion aux arts plastiques.

Le jury a désigné ses lauréats, le 16 décembre, au utin secret, de la façon suivante

Le premier prix (8.000 fr.) est décerné à M. Paul Roussel, qui avait pour pseudonyme « l'Oiseau Blanc » et dont l'œuvre s'intitule le Triomphe de l’Avialion.

C'est, dit Georges Bans. dans Les Sports, une œuvre

très fine, très complèle, où figure un aéroplane « biplan » qui rappellera celui grâce auquel Farman gagna tant de grands prix d'aviation el à bord duquel il exécuta le premier « voyage » de Bouy à Reims.

En haut : la Victoire guide l'homme-oiseau. Les esprits de l'air, enchaïnés, le portent en triomphe.

En bas : la légende d'Icare. Victime de son audace, il s'est brisé sur le sol.

En avant : la Pensée et le Travail se donnent la

SC

main pour créer l'aéroplane. Un génie verse les trésors de la corne d'abondance aux vainqueurs, dont les noms seront gravés dans les cartouches. »

Le second prix (2.000 fr.) est décerné à M. Paul Moreau-Vauthier.

Le troisième prix (1.000 fr.\ est décerné à M. Eloi Robert.

Les autres prix sont ainsi attribués : quatrième (800 fr.), M. Robert-Jules Larc ; cinquième (500 fr

M. Tanville : sixième et septième ex-æquo (500 fr. chacun), MM. Georges Lorin et Eugène Bourgoin ; hui tième (500 fr.), M. Louis de Monard ; neuvième (500 fr.),

M. Léo Laporte-Blairsy ; dixième (500 fr.), M. Louis-Albert Carvin.

Chacun des concurrents, classés ou non, recevra un médaille d'argent en souvenir. — PAUL POUCHE'

12 1‘ Janvier 1909

LES GRANDES JOURNÉES DE L'AVIATION Merveilleuses Performances de Wilbür Wright

Par 99 kilom. 800 de parcours officiel, 120 kilomètres de parcours effectif, et 1 heure 54! 2/5 sans arrêt, Wilbur Wright bat les records du monde de distance et de durée qu'il détenait déjà;

Il gagne, par 115 mètres, le nouveau Prix de la Hautour. €

Comme on le verra plus loin, dans la mémorable journée du 18 décembre, Wilbur Wright, régulièrement inscrit pour la Coupe Michelin d'aviation, a battu les records du monde de distance et de durée en vol mécanique qu'il détenait déjà et porté à 115 mètres le record de la hauteur, records qui, tous, lui appartenaient déjà. Avant de relater ces merveilleuses performances, reprenons, où nous l’avions laissé, le compte rendu des expériences du célèbre aviateur américain. (Pour tout ce qui a trait :ux Wright, voir de nombreux numéros de l’Aérophile, passim, depuis mars 1903.

Les expériences de Wilbur Wright avaient subi depuis plusieurs semaines quelque ralentissement. Le mauvais temps y ful pour quelque chose, mais surtout le désir bien nalurel de Wilbur Wright, après sa rude et brillante campagne, de prendre un repos bien gagné el devenu nécessaire et aussi de vaquer à de nombreuses affaires personnelles, trop longtemps négligées dans la fièvre des essais. :

Quelques vols avec des membres de délégations anglaises, notamment M. R. W. Wallace, président -de l’Aéro-Club of the United Kingdom, 2 vols de 10 et 25 minutes le 4 décembre, vec son élève le capitaine Lucas-Girardville, le conduisirent jusqu'à la deuxième quinzaine de décembre.

Mais l'échéance prochaine de la Coupe Michelin due à la libéralité des grands industriels de Clermont-Ferrand, Coupe gagnée le 31 décembre 1908, par l’aviateur ayant accompli le plus long parcours en circuit fermé, officiellement contrôlé, devait évidemment amener au camp d'Auvours un regain d’activilé. Tilulaire provisoire de la grande épreuve depuis le 24 septembre 1908, avec 39 kilom. 95 m., Wright devait chercher à augmenter une avance que d’autres aviateurs tels que Delagrange et surtout Farman s'efforcent de rattraper. Avant la fn de l’année, \Wilbur Wright voulait aussi gagner le nouveau prix de la Hauteur, de 100 mètres, celui-ci récemment créé par l’Aéro-Club de Ja Sarthe.

I voulait encore battre ses records de distance (66 kil. 600) et de durée (1 h. 31° 25”), records mondiaux depuis le 21 seplembre 1908.

Wright a apporté une modification à son aéroplane. Il y avait un manque de sécurité réel au cas où une des chaines d'hélice viendrait à se rompre. Pour y parer, l'avialeur américain a ajouté aux chaines obliques déjà exislantes une chaîne horizontale reliant directement les deux arbres d'hélice. De cette façon. si l’une des chaines obliques se brisail, l'hélice actionnée par la 2° chaine oblique, continuerait à entrainer la deuxième hélice par l'intermédiaire de la chaine horizontale directe qui vient d'être ajoutée

À 90 mètres de hauteur. — Quoique régulièrement engagé pour la Coupe Michelin, Wilbur Wright s'est borné, le 16 décembre, à s'entraîner en hauteur. Il a -fleciué un magnifique vol, alteignant 90 mètres de hauteur dès la deuxième minule de son envolée.

Quand son aéroplane est descendu à soixante-cinq mètres, Wilbur Wright a subitement arrêté son moteur. Sa descente en vol plané, sur une distance de 200 mè-

(Photo Rol}

Wilbur Wright au camp d'Auvours, volant à 115 mètres de hauteur, gagne le prix des 100 mètres de l'Aéro-Club de la Sarthe. #

tres, a été merveilleuse, et l'atterrissage fut parfait de douceur,

l’Aérophile 13

Les membres de l’Aéro-Club d'Angleterre assistaient à celte expérience ; ils étaient enthousiasmés.

Pour la Coupe Michelin d'aviation. — Les nouveaux records du monde de distance, durée et hauteur. — Le 18 décembre, à 8 h. du m., bien que le vent soufflât assez fort, Wright téléphona à l'Aéro- Club de la Sarthe son intention de disputer la Coupe Michelin.

A 9 heures, les membres de la Commission d'aviation du Club étaient à Auvours. Pendant que M. Iéon Boilée répartissait les postes de contrôle,

M. L. Verney traçait au goniomètre un triangle dont les trois côtés faisaient 2.200 mètres de

longueur totale. Le contrôle des virages était ainsi assuré : Au poteau de la fourche : MM. Léon Bollée. R. Pellier, L. Carrel ; au poteau de la route militaire : MM. G. Durand, Richon frères. Au poteau de Saint- Mars : MM. L. Vernev et V. Leclerc.

Wilbur Wright partit à 10 h. 11° 40” du m., vola droit au premier poteau, celui de la Fourche. Puis. il fit le tour du triangle 45 fois, pour venir atterrir près de son pylône à midi 5 minutes 40 secondes 2/5. Il avait donc tenu l'air 1 heure 54 minutes se

Le parcours pour la Coupe Michelin, compté selon le règlement de poteau à poteau, est de 99 k. en 1 h. 53’ 59° 2/5. Le record de distance comptant de l’extrémilé du rail au départ, jusqu’au point d'atlerrissage, est de 99 kilom. 800. La vitesse par tour de 2 kilom. 200, chronométrée par M. L. Verney, a varié entre ? m. 26 s. et 2 m. AS.

Pendant les 10 ou 12 premiers tours le vent soufflait assez dur, surtout au poteau de la route militaire, dans un pli de terrain où se formaient des remous, par moments dangereux. Wilbur Wright y fit, avec sa maitrise habituelle, d’impressionnants virages. Très sûr de lui, il eut même souvent, pour les conimssaires aux virages, des signes amicaux. Pendant les trois derniers tours, la vitesse avait sensiblement diminué. Wright, s'étant aperçu qu'un robinet d'amenée d'huile s'était petit à pelit fermé, dut, la mort dans l'âme, atterrir. Il eût désiré, en effet, tenir l'air au moins deux heures et demie ou trois heures. et y fût certainement parvenu

sans ce fâcheux contretemps.

- -Engagé également pour le Prix de 100 mètres de hauteur de l'Aéro-Club de la Sarthe, Wright a tenu à le courir le soir même, malgré un vent assez violent, mais par un beau soleil. :

Après vérification du moteur, à 4 h. du s., il prit son vol, fit trois fois le {our du camp à très faible hauteur, puis, tout d’un coup, sur un parcours de S00 m. au maximum, il monta de 5 m. à 95 mètres. Enfin, montant toujours, il décrivit un pelit cercle de très faible rayon, pour passer franchement à dix mètres au-dessus du ballon captif à cent mètres de hauteur ainsi que l'exigeait le règlement. La hauteur maxima fut de 115 m., 40 m. de plus que les tours de Notre- Dame, à Paris.

Cette performance fut joveusement fêtée le soir à l’Aéro-Club de la Sarthe.

— Le lendemain 19 décembre, Wright voulait tenter de faire mieux encore. Mais la pluie qui survint le décida à s'arrêter après quatre tours de la piste trian-

L'après-midi, il fit pourtant un vol de 4 minutes 45 s., malgré le vent, devant une délégation parlementaire.

Les intentions des Wright. — Pendant la suspension des expériences à Auvours, on a prêté à Wilbur Wright les intentions les plus diverses : installation à Cannes, à Hyères, à Bordeaux, successivement démenties : les moindres déplacements donnaient lieu à des informations fantaisistes.

1 semble décidé cependant que Wilbur Wright, dès le début de cette année 1909, se rendra à Pau et y continuera ses expériences dans les vastes landes de Pont-Long, aux environs. de la métropole béarnaise, sous le patronage de l’Aéro-Club qui vient de se consutuer à Pau et avec l'appui de la municipalité paoise.

C'est à Pont-Long que le nouvel élève de Wilbur Wright, M. Paul Tissandier, l'un des membres d'honneur de l’Aéro-Club de Pau, commencera incessamment son apprentissage d'avialeur.

Les landes de Pont-Long, bordées de côteaux qui les protègent du vent de mer, commencent à 3 kil. au nord de Pau et couvrent 10,000 hectar, sur une longueur

de 21 kil. et une largeur de 3 à 7 kil. Seuls, des ajonc, réussissent à y végéter et celle surface nue n'a qu'une inclinaison presque imperceptible de 0,004 à 0.005 par m. dans le sens longitudinal, avec de très faibles ondulations dans le sens lransversal. Dans la région, les vents dominants sont généralement faibles, les « calmes » sont fréquents et prolongés ; les bourrasques, vives mais courtes, sont très rares et faciles à prévoir à coup sûr. Le Comité palois édifiera les hangars, locaux d'habilation et ateliers de réparations nécessaires au Pont- Long et complètera ainsi un aérodrome idéal.

Orville Wright en France. — Orville Wright, dont la guérison n'est plus qu'une question de jours. quittera l'Amérique dans la première quinzaine de janvier 1909, pour rejoindre son frère en France. Il meltra ainsi à profit la prorogalion de délai pour les expériences de recettes que lui accordèrent les autorités militaires américaines. Il aidera £on ainé à construire el à expérimenter de nouveaux appareils dans tous les pays d'Eu- Robe non compris dans le contrat \Wright-Lazare Weiler:

*k x L'aéroplane Henri Farman. — Avec lJ'admirable ténacité qui le caractérise, Henri Farman défend jusqu’au bout sa chance, une chance de

premier ordre, dans la Coupe Michelin. On sait que le célèbre aviateur avait transformé récemment son aéroplane biplan er un triplan dont nolre photographie donne une idée exañle. En outre, en prolongement du bord postérieur des plans porteurs et vers leur extré-

(Photo Rol

L'aéroplane Henri Farman transformé en triplan (vue de 3/4 par l'arrière, montrant les ailerons postérieurs latéraux).

mité latérale, il a disposé 4 ailerons mobiles au gré du pilote et destinés à facililer la stabilité transversale et les virages. Le gouvernail arrière aurait même élé supprimé.

Après avoir reçu la visite, à Bouy, des délégués de l’Aéroplane-Club d'Angleterre, Farman exécutait le 16 décembre quelques beaux vols d'enlrainement.

Puis, ayant ramené l'appareil à sa forme primilive de biplan, il le munit d’un moteur d’avialion Renault.

L’aéroplare Robart., — Un avialeur de la première heure dont l’Aérophile a eu déjà l’occasion de parler. M. Henri Robart, va commencer à Amiens les essais d'un monoplan de 50 m° muni d'un moteur Antoinette de 50 chx, 8 cyl., actionnant deux hélices en bois.

Aéroplane Guyot. — M. Guyot construit un biplan, gouvernail de profondeur à l'avant et queue stabilisa-

trice à l'arrière, qui sera aclionné par un moteur 10 chevaux 2 cylindres.

L'aéroplane Deschamps et Blondeau, — \I\!. Deschamps et Blondeau, les constructeurs bien connus de canols automobiles, ont mis en chanlier, en vue du meeting d'aviation de Monaco, deux aéroplanes de Lypes différents.

Planeur Hornust, — NI. Iornust essaie à Saint- Piat, près Maintenon, un planeur de 12 m. de long sur à m. 30 de large en forme d'oiseau aux ailes déployées, A l'extrémité et à l'arrière des ailes, des aïilerons com-

mandés par des câbles passant sur des poulies de renvoi et se terminant par 2 poignées manœuvréces par l'aviateur. Il n’est question encore que d'essais de planement à l'état caplif, La partie motrice sera ullérieu rement installée,

14 1 Janvier 1909

L'aéroplane Santos-Dumont-XX. — Cel appareil qui avait été transporté à Issy aux fins de continuation des essais a été ramené à l'aérodrome de Neuilly-Saint-James où Santos-Dumont lui fait subir quelques transformations jugées nécessaires. Notre photo donne une idée exacte de cet intéressant monoplan dont l'Aérophile a déjà publié les caractéristiques.

Les essais du biplan « Zipfel » (V. Aérophile du 1" décembre) continuent près de Lyon, le 25 novembre, par 4 vols de 100 à 300 m. à une hauteur de 3 m. Le 26 novembre, à 9 h. du matin, vol de 300 m. environ en

de l'appareil par des ressorts à boudins qui absorbenal toutes les vibrations, de sorte que, ni l’aéroplane, ni le pilote n’ont à en souffrir.

La plus grande partie du poids de l'appareil est constituée par les ? grands cercles extérieurs qui ont un grand moment d'inertie, par rapport au centre de gravité de l’ensemble. C'est dire qu'avec une faible masse, j'arrive à réaliser une longue période d'’oscillation, ce que je tiens pour utile en matière d'aéroplane, à l’inverse de ce qui se passe en sous-marin où cette période est toujours, d'elle-même, fort longue.

Les dimensions principales approximatives sont les

(Photo Rol)

Le nouveau monoplan de Santos-Dumont

15” à 6 et 8 in. de hauteur, terminé par un atterrissage un peu dur causant quelques avaries vite réparées.

Jamais auparavant M. Zipfel n'avait piloté d’aéroplane. La rapidité des résultats obtenus au bout de 3 séances n'en atteste que mieux la facilité de conduile de son aéroplane. l

Continuant un entrainement dont nous signalons à nouveau les progrès M. Zipfel, dans son biplan muni muni d'un moteur Antoinette 50 chevaux, a fait le lun moteur Antoinetle 50 chx, a fait le 1* décembre, à Lyon, malgré un brouillard très gênant, deux vols de S00 et 1.000 mètres en ligne droile et demi-cercle.

— Le 9 décembre, vol de 1.500 m., légère avarie à l'atterrissage. — Le 17 décembre,‘vol de 500 m. avec tentalive de virage. — [ce fS décembre, une aile est en-

dommagée. — M. DEGOUL L'aéroplane d’Equevilley, — Voici quelques détails

complémentaires donnés par l'inventeur, sur cet appareil dont il a élé question dans le dernier numéro (\. photo, page 478), « L'appareil se compose essentiellement d'une série de plans soutenus aux deux extrémités par deux jeux de cerceaux, ronds ou ovales. Il n'y a donc ni poutre, ni porte-à-faux, mais une construction dans le genre de celle de la grande roue de l'Exposition de 1900. La pratique a prouvé que de celte facon, on peut construire un appareil très souple, très léger, très solide el pas cher.

Au milieu des cerceaux intérieurs, formant la nacelle, se trouvent le moteur, l'arbre porte-hélice, paliers, elc., le tout formant un ensemble rigide, réuni au resle

suivantes : largeur où envergure, 5 m.: longueur hôrs tout, 2 m. ; longueur nacelle, 1 m. 60 ; poids, 140 kg. ; surface de voilure, 25 m°; distance du centre de gravité au centre normal de poussée. 0 m. 40.

La puissance réelle du moteur peut être de 7 à 8 chevaux, la démultiplication élant de 1/3, soit 1.500 tours au moteur et 500 à l'hélice.

Il serait trop long et aussi prématuré de m'étendre sur la direction de l'appareil ainsi que sur sa stabilité dynamique tant longiludinale que latérale. »

MAPQUIS D'ÉQUEVILLEY

Les féroplanes à J’EtranGer

Le triplan Grade. — l'ingénieur Grade augmente la surface portante de son triplan,

L'aéroplane Flugel. — À Slvrum-Mulheim, un mécanicien. M. Flügel, (littéralement M. l’Aile) a inventé un acroplane qui a été acheté par l'observatoire cosmosraphique de Breslau, où l’on a déjà commencé sa construction.

Fabrique allemar.de d'aéroplanes. —- Une fabrique d'aéroplanes a été fondée à Breslau.

Un bureau d'aviation. — À Berlin. l'ingénieur Rumple a ouvert un bureau d’études et d'élaboration de projets et d'idées d'aviation.

Le monoplan R, Sehnell, — A [induu, l'ingénieur

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