L DE L’'AERO-CLUB DE
Convorations. — Coupe tion Gordon-Bennett 1909 — Afltilialion à l'Aëér:-Clnb de Fr nce — Commission des ballons dirigeables du L°r mars 1909 — Commission d aviation du 2 mars 1909. — Comité de direction du 4 mars 1909. — Diner mensuel du 4 mars
1909, — Ascensions au Parc de l'Aéro-Club de l'rance,
Raoul VENDOME
Raoul Vendôme est bien certainement l’un des nommes dont l'imagination constructive est la plus fertile. Entre la pensée et la réalisation, il ne veut
Photo Kol
Raouz VENDOME
qu'un instant : c'est l'homme d’action par excellence. 11 imagina, a son début dans l’industrie, un nouveau conformateur pour chapeliers : le succès en fut si P | grand qu’aujourd’hui la plupart de ces portent son nom.
appareils
Venu ensuite à l'âutomobile, il conçut un nouveau dispositif pour la fabrication des radiateurs. Et bientôt une société se fondait pour utiliser ce procédé.
Mais l'aviation était née : Vite délaissant l'automo-
bile où la nouveauté aujourd’huiest trop peu sensible, il se lance a corps perdu dans la voie nouvelle.
En octobre 1907, il avait construit un petit monoplan qui pesait, en ordre de marche et avec son pilote, moins de 200 kgs.
Il l’expérimenta jusqu'en avril 1908 à Bagatelle.
L'appareil quittait le sol très facilement, mais était d'une stabilité fort précaire.
Vendôme apprit longuement les difficultés de la manœuvre et l'efficacité d'action des divers organes, et de plus il eut l'intuition de la façon dont il fallait construire les appareils.
Puis il établit un autre monoplan qui fit ses premiers essais il y a quelques jours à peine. Il a pu remonter à 40 km à l'heure un vent de 10 mètres par seconde, ce qui indique combien son appareil est rapide, et il a pu effectuer quelques petits vols d’autant plus remarquables que le temps était déplorable.
Pour donner une idée de ce qu'est la construction de l’appareil et de ce que M. Vendôme est arrivé à faire, nous dirons seulement que l'hélice de 2 m. 43 de diametre, à
pales en hickory creux, plaqué et
entoilé, ne pèse que 2 kgs et donne une traction au point fixe d’environ 170 kgs avec le 3 cylindres 50 HP Anzani. (V. « Les Aéroplanes Vendôme », Aérophile du 15 fév.)
À un atterrissage un peu incliné, les pales de l'hélice. sont venues labourer le sol et ont fléchi jusqu'à y5° mais n'ont point été brisées ni déformées, et les essais se sont poursuivis.
L'imagination, l'intuition de la façon dont il faut réaliser et une activité dévorante, voilà plus qu’il n'en faut pour réussir.
C'est ce que nous souhaitons à ce chercheur, aussi bien pour le progrès de l'aviation que pout
À. ObiEr
récompenser ses longs efforts.
15 Mars 1909