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UYIATI LA VAR
Four passer d'un modèle d'aéroplane
à un autre plus grand
Quand j'ai donné à Berger-Levrault, le bon à tirer de mon « Crête à crête, Ville à ville, Continent à continent (1) », j'étais tellement pressé par la marée montante des compilateurs, offrant leurs travaux hâtifs au publie avide des choses d'aviation, que j'ai totalement oublié un appendice extrèmement utile à la myriade de jeunes néophytes qui, tout le territoire, construisent en ce moment modèles sur modèles.
Je profite de la grande publicité de l'Aérophile pour réparer cet oubli.
Quand un jeune constructeur dèle qui vole parfaitement — il voudrait, cela se conçoit, en construire un plus grand, avec l'espoir inavoué de trouver un commanditaire, lui permettant d'acheter le moteur à pétrole véritable, capa- Lle d'entraîner en vraie grandeur l’aéroplane de ses
sur
a réussi un joli mo-
l'eves.
Oui -- mais alors un doute l’envahit. Il a entendu dire que les petits modèles marchaient toujours et les grands modèles jamais. C’est malheureusement vrai, parce que les petits constructeurs et même de plus grands ignorent les règles de la similitude mécanique. On leur à bien appris dans le IIIe livre de la géométrie, les règles de la similitude
séemétrique; mais — que Ja honte en retombe sur l'enseignement classique ! — jamais on ne leur a appris les règles de la similitude mécanique!
Les leur apprendre n’est pas mon métier; mais jai voulu dans un appendice de mon livre leur dire ce qu'il est nécessaire d'en connaître pour les aéroplanes.
Dans la similitude géométrique, les angles se conservent, les longueurs varient proportionnellement au rapport de similitude, les surfaces proportionnellement au carré et les volumes proportionnellement au cube de ce rapport.
Pour généraliser, il faut conserver ces propriétés et décider que les coefficients ne doivent pas changer en passant d’un système par exemple ne doivent pas changer et par conséquent les poids de deux corps semblables sont proportionnels au cube du rapport de similitude.
Dans un aéroplane, il y a deux équations principales, la première donne la force de traction la plus convenable eu fonction du poids, elle est en kilogrammes
à l'autre. Les densités
+ étant l'angle d'attaque exprimé en parties du rayon ; de sorte que pour un aéroplane grossi À fois,
(1) Dont le titre de librairie est : L'Avialion, ses débuts,
son développement.
c'est-à-dire dont les dimensions linéaires ont été multiphées par À on aura
Fi =
2 PRE c'est-à-dire que F,=X3%#F, la force de traction nécessaire pour le faire voler sera À* fois plus grande.
La seconde équation donne la vitesse V en metres par seconde : ASV?y — P k étant le coefficient de la résistance de l’air (0,3 pour les modèles) et $ la surface portante en mè-
tres carrés.
Pour un aéroplane grossi à fois, on à PS P SS=MS y, — y k= constante et il vient:
V,= V Và
Ainsi la vitesse du second aéroplane semblable ne sera que V7 fois plus grande, tandis que le
travail en kilogrammètres nécessaire, qui était pour premier FV sera pour le second FVA? VA : c'est-àdire }?Vx fois plus grand!
D'autre part on a pour la poussée. d’une hélice (formule Renard) :
arr ci
n étant le nombre de tours par seconde, 4 le diamètre et x un coefficient. Dans le second aéro-
plane on aurait F, = F}' d, — d\actaléen tes
. Le nombre de tours de la seconde
sulte 1,
hélice devra donc être divisé par VA si l’on veut conserver la proportionalité.
C'est parce que ces proportions ne sont en général pas respectées, que les plus grands modèles ne marchent pas.
Ces formules montrent aussi combien la force nécessaire augmente avec rapidité et cela explique pourquoi aussi, avec une finesse de construction donnée et une légèreté spécifique de moteur donnée, il y a une vitesse limite à chaque époque pour les aéroplanes. 11 ne sert, en effet, à rien d'augmenter les dimensions, car il arrive un moment où l’aéroplane est rempli par la partie motrice tout entière.
F. FERSER, Commandant l'Ecole des pilotes de la Lique Nationale Aérienne
Rectification à propos de l’article « Fausse route ». -- « Monsieur le Directeur, dans l'article intitulé « Fausse route », que j'ai publié dans le numéro du 1° mars de ‘votre estimable revue, je remarque qu'il y a une phrase insuffisamment déterminée et qui peut prêter à l’équivoque; je vous demanderai donc la permission d'y ajouter deux mots seulement. À la deuxième ligne de la page 99, après les mots « la projection horizontale de la surface totale des ailes des hélices » il y a lieu d’ajouter : «en mouvement ». Vous me
"l'Aérophile du 15 Mars 1909 II
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direz que cela ne veut rien dire du tout, tant que l’on n’a pas fait intervenir le temps ; je suis absolument de votre avis, mais cette phrase ainsi rectifiée, est précisément l'expression exacte de ce qui se passe, et surtout de l’ignorance dans laquelle nous sommes pour la détermination de la section S de la veine d'écoulement, pour un hélicoptère. Seulement cette phrase a l’avantage d'empêcher toute équivoque qui consisterait à donner à S une valeur qu’elle n’a pas et à baser dessus des calculs fantaisistes.
Agréez, monsieur, l'expression de mes ments distingués.
senti-
« S .DRZEWIECKI. »