CONTRE LES HÉLICOPTÈRES
Réyouse de M. Drzewiecki
aux diverses critiques de son artiele ‘* Fausse Route ”’
Jai pris connaissance des lettres contenant les virulentes critiques suscitées par mon article « Fausse Route », (Aérophile du 1% niars 1909; el que vous avez bien voulu me communiquer. J'étais d'avance préparé à la tempête que soulèveraient mes conslusions pessimistes, el j'élais bien résolu à ne pas entrer en polémique avec mes contradicteurs, sachant que cela ne ménerait à rien.
Si je me décide aujourd'hui à rompre le silence, c'esl pour deux raisons : la première, c’est que je lis äu bas d'une des lettres de crilique, el non Ja moins véhémente, un nom accompagné du titre honorilique d'ancien élève de l'Ecole polytechnique, el je considère comme un devoir, pour Fhonneur même de celte érole, pour l'enseignement de laquelle je professe nne pro fonde admiration, de ne pas laisser passer, sans la relever, l'erreur, impardonnable pour un ancien X, sur laquelle mon contradicteur base son acerbe mais injuste critique.
Pour démontrer à quel point mon raisonnement esl dénué de toute riqueur mathémalique, l'ancien élève de l'Ecole polytechnique déduil de nies équations que la pression +, due à la vitesse de refoulement de Fair
par l'hélice est égale à + = + P, Jusqu'ici é’est parfailement juste, mais où cela devient parfaitement faux, c'est lorsqu'il ajoute : « Or P est le poids el la « force égale et contraire qui maintient lappareil en « l'air : + est done, à la fois égale au poids el égale à la « moitié du poids. Que penser d'un raisonnement qui « aboulit à ce joli résullal ! » Je pense que lansien élève de l'Ecole polvtechnique n'a pas puisé, dans ladmirable enseignement de ses maitres, des nolions bien justes sur le principe des quantités de mouvement. car autrement il aurait compris que + n'est pas égal au
poids P, mais bien à P, comme il le déduit, fort justement du reste, de mes équalions. + n'est pas une pression stalique, mais c'est la pression dynamique de l'air refoulé avec la vitesse V. Ce n'est pas + qui est In force égale et contraire qui fail équilibre à P, mais cest mV, la quantité de mouvement qui produit la suslentation. Celle quantité de mouvement engendre une énergique cinétique mV. dV, qui devient la puissance vive Tes À :
- MV?, lorsque la vitesse passe de la valeur zéro à la valeur V : en intégrant mV et V, de O à V on trouve pien 1 ; : : re ë -mV?. Or, cette énergie cinétique est la transformation équivalente de la puissance qui est le produit de la résis-
tance = par Ja vitesse V, on a donc :V = 5 mV° d'où V = mV,et comme mV, par définilion, est égal à P,
il s'ensuit que : — - Pet non pas à P, comme le pré-
tend mon contradicteur. C’est en suivant son raison-
; RS : 1 ; nement, que l’on arriverail à trouver que mV = 3 mN\,
et c'est à l'ancien élève de l'Ecole polytechnique el non pas à moi que devraient s'adresser ses paroles « Que penser d'un raisonnement qui aboutit à ce joli résullal. »
Quant à considérer la formule V = 44/4 comme une fomnule purement empirique, ainsi que le fait l'ancien élève de l'Ecole Polytechnique, là encore il commet lerreur qu'il me reproche à lort:; cette formule, au contraire est purement théorique puisqu'elle n'est que la transformation de la formule théorique générale V = V2 g.h, dans laquelle À est remplacée par Ÿ qui exprime la hauteur d'une colonne d'air ramenée à une colanne d'eau comptée en millimètres : ainsi :
V= Vo ga = 295816 d
batranmituin)
A du. 1°" Avril 157