‹ L'Aérophile (volume 3)Chapitre 256 sur 698 · LA QUESTION DES HÉLICOPTÈRES · texte numérisé non relu

LA QUESTION DES HÉLICOPTÈRES

La polémique sustitée dans l'Aérophile par l'article « Fausse route » de M. Drzewiecki, m'engage à prendre la plume à mon tour pour montrer ce qu'il y a de lrop allirmatif dans les considéralions développées par le savant ingénieur. Il altribue à ses raisonnements une « rigueur absolue » dont je ne suis pas convaincu, el je crois d'autant plus prudent de formuler à cel usard les réserves nécessaires que, déjà, un exemple lrappant a manifesté le danger de prophétiser en paroille matière. Je fais allusion aux prévisions formulces, en 1905, dans la Revue de mécanique, par M. Vallier, correspondant de lInstitut. Il avait cru pouvoir lrer de ses calculs la conclusion suivante : « Le navire acrien, c'est-à-dire non soutenu et se déplaçant à l’aide ‘es seules énergies qu'il transporte, ne semble pas pouvoir être réalisé sous forme d’aéroplane simple : mais il est permis de penser que l'on parviendra à le construire sous forme d'aéroplane mixte, la sustentalion étant assurée par un mécanisme d'hélicoptère et l\ stabilité par un empennage convenable. » On sait aujourd'hui ce qu'il faut penser de la nécessité d'adjoindre un hélicoptère à l’aéroplane. Voici maintenant qu'au nom de celle même mécanique théorique, \I. Drzewiecki condanme sans remission l’hélicoptére. \oyons donc ce que la science nous permet réellement d'affirmer.

Le raisonnement de NI. Drzewiecki revient en somme à ceci. Considérons un cylindre vertical, de section $, entourant l'hélicoptère. Supposons que celui-ci, de poids P, soit maintenu à une hauteur invariable par la réaction de l'air et admellons que la rotation de hélice ait pour effet de communiquer progressivement aux éléments gazeux contenus dans ce cylindre une mème vitesse V, de direction verticale, sans agir sur lus éléments extérieurs à ce cylindre. Soit M la masse d'air qui traverse la section S dans l'unité de temps. Si la vitesse est sensiblement nulle dans la section supérieure du cylindre et égale à V dans la section inférieure, la quantité de mouvement gagnée, dans le temps dt, par les éléments du volume total est Mvdi. L'impulsion du poids est Pdt. Si donè on néglige la différence de pression sur les deux sections, on à, ‘d'après le théorème des quantités de mouvement. Pat = MVdt, d'où P = MV. D'autre part, en désignant par T le travail utile de l'hélice dans l'unité de temps. le travail dans le temps df est Tdf. Egalant celui-ci

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