‹ L'Aérophile (volume 3)Chapitre 272 sur 698 · EN PHOTOGRAPHIE · texte numérisé non relu

EN PHOTOGRAPHIE

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|JEAN THEODORESCO Reportage Photographique International

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La grande semaine d'aviation de Vichy.

Dans une importante réunion du bureau de lAcro- Club de Vichy et de MM. Clemenceau, Lefrançois, Advenier, administrateurs de la Société l’Ariel, concessionnaire de l'Aérodrome de Vichy, sous la présidence de M. Lasteyras, président de l’A6-C.-V, les plans et devis de l'aérodrome, aménagements des terrains, construction des tribunes et des hangars, etc., dressés par MM. Chanet et Mounet, architectes, ont été approuvés. Les travaux, montant à la somme de 27.000 francs, sont à la charge de l’Ariel.

Les terrassements, confiés à M. Lacarin, sont aujourd'hui en voie d'exécution, ils seront poussés activement de facon que des hangars puissent étre prêts fin mai à recevoir les acroplanes.

La Grande Semaine pendant laquelle seront gagnés de nombreux prix, parmi lesquels le Grand Prix de 10.000 francs de la Ville de Vichy, commencera le 12 juin pour finir le 20 juin.

Quinze jours plus tôt, soit vers le 24 mai, on verra des atroplanes et des aviateurs à Vichy. On cite déjà plusieurs engagements assurés sans compter les appareils Wright que l’Ariel doit, par son contrat, avoir à Vichy.

Les engagements sont recus aux secrétariats de l'Aéro-Club de Vichy, S.-Flachat, à Paris, et 11, rue du Pare, à Vichy.

Le circuit aérien de Brescia

Durant les mois d'août et septembre 1909, aura lieu le « Premier Circuit Aérien de Brescia », congours internalional d'aviation ouvert à tous les appareils volants plus lourds que l'air sans distinction *le systèmes, d’enlèvement, d'élan, de propulsion, de hauteur, etc. L'initiative du Circuit Aérien de Brescia, date du mois d'octobre 1908. Elle a été prise par les mêmes personnes et par la même ville qui ont les premiers organisé en Italie des concours d'automobiles. La nouvelle épreuve d'aviation bénéficiera donc de soins avertis et expérimentés.

Le circuit. — Le choix du terrain n'a pas été difficile : il v a entre Castenedolo et Montichiari, dans les mêmes endroits qui sont restés fameux par les courses d'automobiles, une grande « campagne » de 600 km. carrés de surface tout à fait dépourvue d'arbres et de végétation. La première idée était de joindre les pays de Castenedolo, Ghedi, Viadana, Vighizzlo, Castenedolo, mais au fur et à mesure qu'on se fixait sur l'organisation, on se décida à rétrécir le Circuit, pour. le limiter tout à fait à la zone de terrain parfaitement dénuée d'obstacles

Ce terrain se développe sur 10 kil. d'une immense plaine en parfait niveau, à 10 kil. au S.-E. de Brescia, traversée presqu'au milieu par la route qui de Brescia conduit à Mantoue et par des lignes triphasées de transmission de force et de la lumière.

De la grande « campagne » ainsi coupée en deux parties, le circuit occupe la plus grande des parties, au sud. Il part du carrefour de la route de Brescia avec celle de Calvisano, se tient 500 mètres en dedans des arbres qui en donnent la limite, franchit à près de 5 kil. une route qui mène de Ghedi à Montichiari, tout près du Baraccone ; il descend encore at sud pendant 20 kil. et après il vire au nord en se rapprochant de la route à l’est jusqu'à la cascina Bonoris, où il revient rejoindre le point de départ.

Au milieu du circuit, aucun obstacle naturel ou artificiel ; il est aisé d’atlerrir en tous points el de s'élever de partout.

Le Circuit de Brescia représente donc le plus grand champ d'expérience utilisé jusqu'ici.

Règlement et prir. — Droit d'engagement : 1.000 fr. pour chaque appareil, remboursés aux concurrents présentant au départ un appareil ayant fait, sous le contrôle des rommissaires. un vol minimum d'un kil. sans atterrissage.

Les concurrents devront faire 10 tours du circuit, c'est-à-dire 100 kil.

Les gagnants seront ceux qui auront fait le plus vite les 100 kil. de parcours aérien.

Les concurrents pourront se présenter au départ pendant 20 jours, du 1" au 20 du mois de septembre, pour le grand prix international et n'auront aueune limitation pour le départ pendant ces jours.

La question encore à résoudre est celle des atterrissages et des ravitaillements. Certains aviateurs francais estiment que l'on doit fixer un minimum de temps

pour les tours et permettre les escales et les ravitailleiuents, landis que les élèves de Wright ne sont pas de cet avis. +

Les prix : Le Circuit aérien est doté de 1C0.000 fr. de prix en espèces, divisés comme Ci-après : |

1 prix : 40.000 fr. à celui qui, du 17 au 20 septembre aura fait le plus vite les 100 kil. de parcours. — 2° prix : 10.600 fr. — 3° prix : 5.000 fr.

Un prix de 10.000 fr. sera décerné à celui des concurrents qui aura atteint la plus grande hauteur dans les essais et constituera donc un prix de hauteur.

M prix de 10.000 fr. est réservé aux concurrents italiens qui auront obtenu les meilleurs résultats sur le circuit.

Les 25.000 fr. restant scront partagés à titre d'indeninité entre les concurrents qu n'auront pas gagné de prix mais qui auront effectué des vols jugés suffisants, par la commission.

Du 1" au 20 du mois d'août, auront lieu sur le même circuit aérien les éliminatoires italiennes de la Gordan- Bennett davial'on.

L'organisation. — Le Comité d'organisation qui est présidé par le maire de la ville de Brescia, le commandant Orefici, a décidé de construire des hangars et de les mettre gratuitement à la disposition des concurrents. Il y aura donc un terrain de 500 m. dans lequel seront édifiés les hangars, les observatoires météorologiques, les buifets, un petit hôtel, les tribunes, et les petites constructions pour la presse, le téléphone, le télégraphe et les bureaux de poste. Entre cette station et le plateau où seront exécutés les élans pour le départ, sera tracée une route sur laquelle pourront être trainés les appareils. Le plaleau d'élan sera un carré de 500 mn. de large ; il y aura une piste longue de 500 m. et large d'autant pour le roulement des appareils à roues.

Le parcours du circuit sera signalé par des poteaux et des ballons avec des contrôleurs tous les 500 m. réunis par une ligne de sonnerie électrique et de téléphone pour donner l'avis de tous les départs.

Au centre du circuit sera construite ne tour de contrôle général du circuit.

Les concurrents. — Les concurrents au circuit aérien de Brescia s'annoncent déjà nombreux. M. Hart, O. Berg, représentant des frères Wright a promis l’inscription de plusieurs élèves de Wright.

Plusieurs aviateurs français ont donné leur adhésion et ont déjà signée les engagements, MM. Blériot, Gasnier, Zens, MM. Esnault-Pelterie et Maurice et Henry Farman, suivront probablement.

Il y a déjà 5 aviateurs italiens pour les éliminatoires de la Gordon-Bennett d’avialion: nous ne sommes qu'aux premiers joûrs du mois de mai et il y a encore près de % mois avant l'ouverture de l'épreuve.

Le circuit aérien de Brescia sera homologué par la Fédération Internationale Aérienne : il est organisé sous le patronage de la société d'aviation de Milan et son comité a signé une entente pour procéder d'accord avec le comité organisateur du concours de Reims.

ARTURO MERCANTI.

La Coupe Michelin. — \I\I. Michelin avaient, l'année dernière, mis au concours l'œuvre d'art qu'ils voulaient offrir aux aviateurs avec la prime annuelle de 20.000 francs. 1 |

Les maquettes furent exposées au Grand Palais des Champs-Elysées, au mois de décembre, pendant le Salon de l'Automobile et des Sports. Celle du seulpteur Paul Roussel a été choisie par le jury et nous l'avons reproduite dans l'Aérophile. ;

Au moment de passer à l'exécution, la maison Sinl- Docauville fit remarquer la difficulté de fondre certains létails et des groupes de personnages.

Dans ces conditions, MM. Michelin ont prié l'artiste de simplifier certains détails de la composition et de « styliser » l'appareil d'aviation pour qu'il puisse Sappliquer indifféremment, à tel on tel engin, tout en conservant à l'œuvre son caractère haulement artistique qui l'avait fait distinguer parmi cent autres. in

Aujourd'hui, la Coupe Michelin est terminée. L'aéroane est, ici, avion, chauve-souris, où chimère. 1e onze figure au Salon des Artistes Français.

Rappelons que pour 1909, le pilote de l'appareil d'avia

234 15 Mai

La Coupe d'avialion Michelin, œuvre de Pavl Roussel, sous

sa forme délinilive. (Photo Branger). #]

lion qui, avant le 1°" janvier 1910, aura parcouru la PAU grande distance en circuit fermé, sans contact avec le sol, sera détenteur de Ja C coupe Michelin.

Cette distance devra être supérieure à 123 kil. 20, franchis en 1908.

Wilbur Wright a gagné la première Coupe Michelin.

A qui la secande ?

Les coupes aëérostatiques de l’Aëé. C. F.

La Coupe Charles. — M. Ernest Zens devient pre- Mier détenteur de la Coupe Charles par son voyage du 1% mai à bord du Faune (800 n°) en compagnie du marquis de Kergariou. Parti de Saint-Cloud à 9 h. 32 soir, l'atterrissage eût lieu le lendemain à Perrigny, près Saint-Germain-au-Bois (Saône-et-Loire). La distance parcourue est de 312 kilomètres

La Coupe d'Arlandes. — M. Léon Barthou devient premier détenteur de la Coupe d'Arlandes par son voyage de Saint-Cloud aux Baux, près Arles (Bouches-du-Rhône) en compagnie du comte de La Vaulx, voyage des plus longs que l'on puisse exécuter en territoire français, fait à bord du Fil-du-Vent (900 m, les 1% et 2 mai. L'atterrissage en pleine Lempete fut des plus pénibles. (Voir article spécial.

La Coupe Robert, — M. Ernest Barhotle devient premier tenant de la Coupe Robert à la suite de son voyage du 30 avril à Dot du Sainl-Louis (2.200 m') en compagenie de MM, Jacques de Vibnorin et de Lareinty-Tholozan. Partis’ de Saint-Cloud à 7 h. 45 du soir, les aéronautes atterrissaient le lendemain à ? h. soir à Pfersbach (Wurtemberg) après avoir parcouru une distance d'environ 500 kilomètres en 18 h. 30.

Les distances que nous indiquons seront précisées par la Commission sportive lors de l'homologation.

La Galerie des Machines et l’Aéronautique. — All moment où va disparaitre la Galerie des Machines, il n'est pas inutile de rappeler les services qu’elle rendit aux aéronautes et aux aviateurs.

Le 12 novembre 1903, le dirigeable Lebaudy, qui venait d'accomplir le voyage de Moisson à Paris, y élait introduit par une travée rendue veuve de son vitrage par la démolition du Palais de l'Electricité. On fut obligé de séparer la nacelle du ballon, à cause d’une galerie qui réduisait l'ouverture. MM. Lebaudy firent démolir cel obstacle et, le 19 novembre l'aéronat ressortait pour aller se déchirer sur les arbres de Chalais (V. Aérophile de novembre 1903).

Le 31 juillet 190%, M. Francois procédait dans la vaste nef, aux premiers ais de son dirigeable la Ville de Saint-Mandé, qui figura, peu après, à l'Exposition de Saint-Louis (E.A Cet aéronat, cubant 1.850 m., élail muni de quatre hélices actionriées par un moteur Prosper-Lambert de 24 chx (V. Aérophile de novembre 1904).

C'est encore sous la Galerie des Machines que, le 28 avril 1906, M. Malécol fit les premières expériences d'un modèle réduil de son aéronef mixte, mesurant » m. 50 de long.

De méme MM. de Marcav et Kluvtjmans expérimentèrent les 9-10 décembre 1997, une réduction de leur (res curieux aéronal : on se rappelle que cet appareil esl divisé en deux ballons £ommuniquant par des tubes entre les deux parties tourne une hélice dont l'axe est au centre de l'aéronat et les palettes à l'extérieur (V. 46rophile du 1° janvier 190$, p. 15).

Touiours dans la Galerie des Machines, nous avons pu admirer le grand dirigeable Wellman, que l'on v gonfla au gaz d'éclairage en janvier 1907 pour le vérifie: avant de le modifier ; malgré ses 6.300 m°, celte carêne semblait perdue dans le colossal hangar qui labritait (Aérophile de février 1907. page 41).

Enfin, tout récemment, M. Mallet, directeur de la Sociélé Zodiac, fit gonfler et appareiller sous le vaste hall de verre, le petit dirigeable démontable, Pelit-Journal, de 750 m'.

Rappelons qu'un sphérique de 700 m°, verni à l'alcool, suivant le procédé Besancon et Mallet, y avail déja été gonflé en 1892, à l’occasion de F'Exposilion de alcool.

De leur côté, les avialcurs garderont bon souvenir des concours de pelits modèles, organisés sous la Galerie des Machines, par l’Aéro-Club, les 11, 12 et 13 février 1995 ; par l'Acronautique-Club, les 9 juin 1907 el 21 mai TOS. qui ont réuni successivement 31, 16 et 46 modèles (Aérophile de février el mars 1905, juin et septembre 1907, 1°" juillet 190$).

Il avait élé question aulrefois de transporter la Galcrie des Machines sur le fameux terrain d'Issy, où de la conserver sur place en utilisant le Champ de Mars comme terrain d'expériences. Ces deux projets, quoique peu pratiques, étaient intéressants : mais, ils on! élé abandonnés et c’est à la démolition que l'on a livré cet énorme monument qui ne mesure pas moins di 420 m. de long, sur 115 de large et 45 de haut.

CHARLES DOLLFUus

A l'Aéro-Club de Canton (Ohio). -- Fondé à là fin de 1907 par Frank S. lahm, dans une ville de 50,000 habilants, ce club, à la fin de sa première annéc comptait 197 membres avant effectué, au total, dans un an 29 ascensions auxquelles participèrent 79 passagers, parmi lesquels 2 femmes et 34 néophytes, et qui nécessitèrent 32.875 ni de gaz avec un parcours tolalisé de 2.155 kilomètres. Le club dispose en outre, d'un prix d'aviation de 1.250 francs espèces. Il est difficile. n'est-il pas vrai, de voir une première année mieux remplie par un club aéronautique, C'est un record qui en vaut bien d’autres.

l'Acrophile 235

Observation de courant ascendant par grain d'été en ballon. — On admet que, dans les grains d'été, qui ont pour caractères un ciel clair à l'avant et un ciel couvert avec pluie et orage à l'arrière, l'air s'élève immediatement devant le grain, soulevé pour ainsi dire par lui.

Or. les circonstances d'une ascension de M. von Bassus, à Munich, en juin 190$, ont confirmé cette hypothèse, ainsi que le fait observer Ciel et Terre.

Il avait projeté une ascension nocturne. Le ciel élail découvert, ou du moins paraissait tel. Mais lorsqu'il se fut élevé un peu, il aperçut un orage au Sud et un autre dans l'Ouest.

Vers 8 heures, on commença à entendre le tonnerre, puis les nuages se rapprocherent ; un quart d’heurc après, le ballon, qui était à une altitude de 730 mètres, s'éleva tout à coup rapidement et successivement en quelques minutes à 960, 1.260 et 1.420 mètres, malgré la manœuvre continuelle de la soupape. La vitesse d’ascension était de plus de 100 mètres par minute.

Les instruments emporlés étaient excellents ; vérifiés avant et après le départ, on a reconnu leur exactitude. et il ne peut y avoir aucun doute sur les faits qui ont cté enregistrés par ces appareils. À rapprocher des observations rapportées par M. E. Carton, dans l'Aérophile du 15 décembre 1908.

La première application de l'hélice aérienne. — Monsieur le Directeur, on à longtemps discuté pour savoir quel éluil le vérilable inventeur de l'application des hélices à la navigation maritime : ne serait-il pas également intéressant d'examiner celle même queslion à propos de l'aéronautique ?

Dans une brochure sur Frédéric Sauvage par C. Paillart, publiée en 1881, par E. Dentu, libraire de la Société des Gens de Lettres, on mentionne une hélice aérienne, construite par le célèbre inventeur boulonnais, dont la disposition fait l’objet d’un brevet d'addition et de perfectionnement au brevet de l’hélice maritime, daté de 1836.

Cette hélice est une hélice Sauvage simple, divisée en deux, trois, quatre ou six parties de spirales…. « Ces spirales, dit l’auteur, tournant rapidement, s’appuyaient sur l'air; placées à l'arrière d’un bateau, elles le poussaient plus en avant. »

Sauvage ne parait pas avoir appliqué ce système dans la suite : n'est-il pas surprenant néanmoins de songer que dès cette époque, l'illustre inventeur comprenait déjà le rôle nouveau et l'application possible de l'hélice comme propulseur aérien !

Et pourtant était-ce là chose complètement neuve ? Est-ce que dès 1792 le général Meunier n'avait pas déjà, presque un demi-siéele auparavant, songé à lhélice pour l'aérostat? L'hélice aérienne qui nous semble invention moderne, si légere et si frêle, ne serait donc, après tout, que la mére de la puissante et lourde hélice de nos sleumers? Ce serail un point intéressant ü préciser,

Ep, Lersavre

Curieuse ascension. — Lie ascension curieuse et des plus intéressantes a eu lieu à Lenz (Autriche).

Deux ballons furent lancés simultanément à 9 h. du m., à 50 m. de distance. A bord de l’un avait pris place l'archiduc Joseph-Ferdinand, l'archiduc Henri-Ferdinand ct le major Schamsula ; à bord de l’autre se trouvaient : le capitaine Toffory, le docteur Cassinone et le comte Adalbert Sternberg, membre du Reichstag.

A peine les deux aérostats avaient-ils atteint une hauteur de 40 mètres qu'ils commencèrent à prendre contact l’un avec l’autre sans d’ailleurs aucun accident. Dès lors, ils continuèrent à naviguer de conserve, les aéronautes pouvant causer sans difficulté d'une nagelle à l’autre. L'atterrissage eut lieu à 1 h. de l'après-midi aux environs de Tullin, les deux compagnons de route descendant à quelques mètres de distance l’un de l'auire.

Si l’on met sur une eau tranquille, dit le Cosmos, quelques corps flottants, on les voit peu à peu se rapprocher et se réunir. L'attraction des masses, les phéuomène de capillarilé entrent en jeu dans ce phénoruène mais on ne l'avait pas encore vu se produire dans l'atmosphère pour les ballons qui y flottent.

Rappel d’antériorite

Je lis dans l'Acropiile du 15 février, sous la signature de M. Cléry, les lignes suivantes se rapportant à l'aér'oplane « Raoul Vendôme n° 2 ».

. « Ces ailes représentent une disposition des plus ingénieuses et de plus originales que M. Raoul Vendôme dénomme gauchissement universel et qui permel à chaque aile de pivoter sur elle-même indépendamment de l’autre, quand on actionne un des deux leviers de commande ; cela équivaut à une torsion ou à un gauchissement de l'ensemble de la surface portante ct rétablit l'équilibre transversal de l'appareil. En manœuvrant les deux leviers simultanément, on change langle d'incidence des ailes et on provoque la montée ou la descente ».

A côlé de ce lexle, je viens vous prier de vouloir bien avoir l’obligeance de faire connaitre à vos lecteurs le Lexte mème de mon brevet (1) déposé en février 190$, el dont tout le monde à pu avoir connaissance dès le commencement du mois de mai dernier :

« Cet aéroplane à pour particularités dislinclives el ‘ssentielles : 1° l'appareil de sustentation constitué par deux planeurs pouvant osciller ensemble ou séparément autour d'un axe transversal. La commande des planeurs se faisant par des leviers articulés fixés au châssis de facon à rendre solidaires et modifiables à volonte les rapports des points suivants : le centre de surface, le centre de pression de l'air, le centre de poussée de l’hélice, et le centre de gravité de l’ensemble ; l'orientation des planeurs s’effectuant par un levier solidaire d’une rotule afin de permettre leur mouvement simultané ou leur mouvement isolé ou différentiel, el leur immobilisation instantanée dans la position choisie ». « C’est cette inclinaison variable des planeurs qui permettra de diriger l'appareil, de lui faire exécuter des mouvements d’ascension ou de descente, de lui faire décrire des cercles ou des mouvements en spirales, ets. La faculté de pouvoir donner aux planeurs une orientation produisant un mouvement inverse du mouvcment de rotation communiqué au bâti par l'hélice. assimile ces planeurs à une hélice dont le pas esl extremement allongé ».

Fajoute que le terme de « gauchissement » me parail lout à fait impropre, vu que la surface des planeurs ne change pas de forme. La présence des ailerons dont M. Vendôme fait usage me paraît inulile puisqu'elle n'ajoute à l'action des planeurs qu'une action insigni liante, infiniment moins efficace que celle dont ils sont doués eux-mêmes.

Je me borne aujourd'hui à rappeler celle antériorilé, bien qu'il y ait plus de onze ans que j'ai consigné cv principe de l'obtention de l'équilibre latéral dans un document que je produirai en temps voulu.

Veuillez agréer, etc.

D' ERNEST CoULON

SLT

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