RUE DE VANVES, A4 BIEL ANCOURT (SEINE
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Les débuts du Zeppelin Il
Le Zeppelin II remplaçant le modèle 1908 détruit à Echterdingen mesure 136 mètres de long, pour 13 mèlres de diamètre. De section octogonale, plus colossal encore que ses aînés, il comporte 17 cellules à gaz, renfermant 15.200 m°. Gouvernails verticaux à l'arrière des surfaces d'empennage horizontales, et un grand gouvernail vertical tout à l'arrière de la poupe. Pas d'empennage vertical. Les gouvernails de profondeur arrière sont reculés. Les 2 moteurs de 110 HP Daimler qui appartenaient au Zeppelin IV détruit à Echterdingen, le 5 août 1908, sont installés à bord. Les hélices qui tournent à 900 tours sont modifiées, ou du moins 2 d’entre elles qui sont à deux branches. Elles ont été essavées longtemps sur le fanot d'expériences et feraient beaucoup moins de bruit que les anciennes hélices à 3 pales. Il existe une cheminée d'accès permetlant d'atteindre une petite plate-forme au-dessus de l'enveloppe, pour faire le point. Pas de cabine entre les deux nacelles. Enfin l'appareil est muni de semelles amortisseuses.
Le premier essai a eu lieu le 26 mai, vers # heures de l'après-midi, et dura trois quart d'heure.
Le ?8 mai, vers 8 h. 1/2 du soir, malgré la pluie, le Zeppelin Il reprenait l'atmosphère. 11 emportait de grands approvisionnements pour un long voyage. Le but était probablement Berlin, pour assister à la revue de printemps, des troupes de la garde, passée par l’empereur. La pluie augmente et devient tellement forte
que, vers minuit, on est de retour à Manzell.
La randonnée du « Zeppelin Il »
Mais ce n’est que partie remise et le 29 mai, vers 9 h. 50 du soir, le Zeppelin 11 repartait, le cap vers le Nord. À bord $ personnes : le comte Zeppelin, l’ingénieur en chef Dürr, l'ingénieur Stahl, les aéro-capifaines Hacker et Lau et 3 mécaniciens. C’est pour un grand voyage. Il gagne la vallée du Danube, près d'Ulm, et s'engage dans le Jura de Franconie où il perd sa roule, sous la pluie battante.
Après 10 h. de voyage, il se trouve, le 30 mai, près de Frenchlingen, à 6 h. 45 du matin, à environ 200 kil. lomètres de Friedrichshafen. Le vent est à peu près nul. Le soleil dont l'ardeur augmente peu à peu, accroît la force ascensionnelle et l’on est obligé de marcher en position oblique, la pointe vers le bas, ce qui réduit de beaucoup la vitesse. L'on espérait prendre de l’eau dans un lac près de Nuremberg pour remplacer les 700 à 750 kilogrammes d'essence brûlés la nuit ; mais l'étang était couvert de canots, et la manœuvre devenait trop dangereuse.
A 8 h. 1/2 du m., passage à Nuremberg (270 kilomètres), Erlangen, Bayreuth, puis Hof où l’on franchit la Thuringerwald. Un vent frais d’Est accueille le Zeppelin II à son entrée en Saxe ; on arrive vers 1 h. 5 du s., à Plauen (#0 kil.), à # h. 3/4 à Leipzig (510 kil). Là, Ferdinand von Zeppelin, neveu du vieil inventeur, le commandant de la Place, une compagnie de soldats et des agents de police, sans compter bon nombre de curieux, attendaient sur la Wessplatz, avec un approvisionnement d'essence ; mais le Zeppelin 11 ne s'arrêta pas.
Vers 7 heures du s., il arrive à Bitterfeld remontant un vent de Nord-Ouest, d'environ 6 m.; il manœuvre au-dessus de la ville, et va jusqu'au dessus des usines électro-chimiques où se trouve le hangar du Parsenal 111. On est environ à 560 kilomètres de Friederichshafen, et à 140 kilomètres de Berlin, il est environ 7 h. 20 du Soir.
Deux dépêches sont jelées par-dessus bord dans la cour de l'usine. Elles annoncent : « {out en ordre, retournons. » L'empereur, la cour, accourus de Posidam attendent le ballon au champ de manœuvres de Tem-
pelhof avec des milliers de curieux. La police est consignée ainsi que toutes les troupes, on prend patience . jusqu'au soir, tard... Vers 10 h., l'empereur et sa suite quittent le champ, le public de même... Le Zeppelin 11 a viré après Biterfeld et cingle vers le Sud-Ouest, il passe Halk, et un vent du Nord-Est l'aide à marcher de sorte que l'on peut faire reposer, à tour de rôle, les moteurs. À 9 h. 20 du s., Weimar (600 kil.) ; puis, il faut repasser la Thuringerwald. Le malin du 31 mai, vers 2 h. 1/2 on atteint la vallée du Main à Schweissfurl (730 kil.) depuis le départ, puis, c’est Weizburg, 5 h: 25 (775 kil.) Le retour continue vers le sud : voici Crailsheim, 7 heures (810 kil.) : Heilbronn à 8 h. 10 (870 kil... Arrivée à Stuttgart à 9 h. (930 kil.), passage de la ville à une centaine de mètres de hauteur, puis virage sur V'EsS vers Lntertuckheim-Cannstadt, sur le champ où
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Itinéraire du Zeppelin II (29 mai-2 juin 1909) avec indi cation des points repérés, des, heures de passage et des escales. LE SE l'on construira probablement un hangar rond pour les croiseurs Zeppelin de la future ligne aérienne. Le Zeppelin 11 descendit jusqu’à ras de terre et, sans s'arrêter, repartit aussitôt remontant la vallée du Neckar jusqu'à Esslingen, puis celle du Fils où un vent très fort venant du Sud-Ouest retardait la marche.
L'essence se faisant rare, et comme il existe aux environs de Gôppingen une raffinerie de pétrole, on atterrit sur une colline dans les prairies de Ratskeller, près du village Jebenhausen. Les moteurs étaient déjà arrêtés, quand par suite d’une fausse manœuvre et d'un coup de vent inopportun, l'avant du Zeppelin II se prit dans un gros poirier et fut complètement démoli. Il était 11 h. 20 du matin, le 31 mai. Le voyage avait duré 37 h. 1/2 et le parcours atteignait environ 9%0 kilomètres. Le record du monde de durée e! de distance est magnifiquement battu. On assure que l'on avait encore les 606 kilogrammes de lest pris au départ ! Il est vrai, que pendant le trajet on a consommé environ 2.500 kilogrammes d'essence et que par ses propres moyens dvnémiques le Zeppelin II, sous l'action de ses gouvernails de profondeur s'allège d'environ 600 Kilos, parait-il.
282 15 Juin 1909
L'accident du Zeppelin 11 à Jebenhausen
En haut : Aussitôt aprés la collision avec l'arbre falal. — Au milieu et en bas : Phases successives des mancæuvres de déblaiement et de sauvetage. (Fholo du milieu communiquée par Les Sports
La vraie cause de l'accident est dans le fail que pour emporter plus d'essence, on ne prit pas de personnel de rechange, Le pauvre aéro-capitaine brisé de fatigue qui fil la fausse manœuvre, ne pouvait se consoler de son erreur ! Zeppelin est maitre de lui el ne laisse rien voir que des veux gonflés de sommeil. L'ingénieur chef Dürvr, navré d'échouer si près du port, disparaissail pendant plusieurs heures, dans les bois. Ce fut là naissance dune série de légendes.
Sous le choc, les 3 premières alvéoles ont élé brisées. Quelle change que les moteurs ne fussent plus en marche ! Qui sail ce qui se serait alors passé ? Echterdingen, théatre de la catastrophe du 5 août 190$, est à une vingtaine de kilomètres...
Trois heures après l'accident, le reste du Zeppelin 11 était dégagé de l'arbre dont on avail scié les branches.
Beaucoup de curieux étaient accourus ; une compagnie de pionniers arrivait, ainsi que des gendarmes ; 20 ouvriers élaient mandés de Friedrichshafen. Une fabrique des environs offre d'apporter des machines et des outils; un câble électrique provisoire est jeté entre une centrale électrique et le lieu du désastre, une usine est installée en plein champ pour effectuer les réparations de for- Lune, devenues indispensables.
De nombreux ouvriers v sont occupés. Une charrette privée de ses roues. est enterrée, chargée de pierres, et sert de 20rps-mort au grand croiseur blessé, pendant lamputalion de toul ce qui n’est pas intact. Puis on confectionne provisoirement une nouvelle proue que l'on recouvre d'étoffe.
La pointe provisoire du Zeppelin 11 montée sur le théâtre de l'accident à Gebnhaius?n.
Soulagé de sa nacelle avant, et de son contrepoids mobile, ainsi que de tout ce qui est inutile, ravitaillé de ca ot d'essence, avec 5 hommes d'équipage, dont un Sert de poids mobile, le Zeppelin 11, invalide d'un nouveau genre reprend les airs à 3 h. 20 de l'après-midi, le 1* juin, 2$ heures après l'arrêt forcé. L'ingénieur Dürr est pilote, et risque le tout pour le lout. Ses moyens de direction en hauleur sont, en plus des moyens acroslaliques ordinaires, les gouvernails horizonlaux arrière et le poids de Fhomme qui, posté dans le long couloir central, se déplace continuellement, sclon le besoin, jouant le rôle du contrepoids mobile qui a été enlevé.
Lentement, le Zeppelin IT avance vers le Jura de Souabe. I1 passe Laichingen, Müssingen, traverse la Danube à Ehringen : le vent le repousse vers l’est et il
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passe au-dessus de Schemmerberg près de Biberach. Là, à bout de force, il atterril vers 8 heures du s. après avoir parcouru environ 75 à S0 kilomètres en #4 h. 3/4.
Après avoir été ravilaillé à nouveau, il repart le 2 juin à rainuit 40 et atteint Friedrichshafen à 5 h. 50 du m., soit 7» kil. en 5 heures. À 6 heures, il touchait le ponton flottant et quelques minutes plus tard, il élait rentré dans son hangar.
Les deux dernières élape
s sont sans parcille dans l'histoire el l'honneur de aid revient à Dürr, à son sang-froid et à son énergie. C'est un nouveau record 150 kilomètres en moins de 10 heures, avec un demiballon.
La aurée lotale du voyage! cscales comprises est de 80 h. 10, se décomposant ainsi : De Friedrichshafen à Jebenhausen : 37 h. 30. — Escale à Jebenhausen : 28 h. — De Jebenhausen à Schemmerberg : 4 h. 40. — Escale à Schemmerberg : 4 h. 40. — De Schemmerberg à Friedrichshafen-Manzell : 5 h. 20. Durée lotale de marche effective : 47 h. 30. Durée lolale des escales 32 N°40.
E. RUCSTUIL
LE DIRIGEABLE ‘“ RLSSIE ”
Le dirigeable Russie construit sur les plans de M. Julliot, pour le gouvernement russe, vient de commencer à Moisson ses essais de recetle, sous la direction de Georges Juchmes. ! …
Cet engin est semblable dans ses disposilions cet dans ses caractérisques au dirigeable militaire français liépublique dont nous avons relaté les belles campagnes d'expériences l'année dernière. 11 serait donc superflu d'en reproduire-ici la descriplion détaillée. Le type est d'ailleurs populaire et parfaitement connu de nos lecleurs.
Indiquons toutefois les principales caractéristiques du liussie : Carène en tissu caoultchouté de G6£ im. 20 de long pour un diamètre de 10 m. 90 ct une jauge de 3.700 nr. Le volume du ballonnet compensaleur est de 900 nr.
Les aïilerons servant de gouvernail de profondeur ont 22 m° de surface lotale,. 14 m° pour les ailerons antérieurs, 8 m° pour les ailerons postérieurs.
La plate-forme ovale qui occupe le méplal inférieur de la carène à 100 m° ; l'âme horizontale du papillon d’empennage de poupe a 30 m°, et les plans verticaux d'empennage-quille, 30 m°.
Le moteur est un Pauhard-Levassor de 70 chx. qui actionne une paire d’hélices métalliques tournant à 900 tours par m., de part et d'autre de la nacelle.
Le dirigeable Russie à Moisson. On voil à gauche l'ancien hangar ct le nouveau construit à M. Sainte-beuve (Photo
Branger).
A ailerons arrière — h ailerons avant — C coupe-vent — D radiateur du moteur — F papillon — G gouvernail vertical — J quille de nacelle — P poutre entoilée — Q quille de
plate-forme — R réservoir à essence.
Voici maintenant le relevé des premières ascensions :
Première ascension. — 29 mai. — De 4 h. 50 à 5 h. 20 du im. À bord : MM. Juchmèës, commandant de bord, Planché, Landrin aides-pilotes : Rey, Arsal, Boudeville, inmécaniciens el le lieutenant Ullidtz, de l'armée danoise, envoyé en mission en France, par son gouvernement Pelile pluie : vent faible du S.-S.-O.
Deuxième ascension. — 30 mai. — De 5 h. 4 à 5 h. 40 du m. À bord : MM. Juchmès, Planché, Landrin, Rey ct une délégalion anglaise comprenant MM. du Cros, le colonel Cupper, des acrostiers anglais el un autre ofticier aérostier anglais. Brouillard intense, même vent que la veille.
Troisième ascension. — 31. mai. — De 5 h. 55 s. à 7 h. s. À bord : MM. Juchmès, Planché, Landrin, le comte de Marsay, le comte de La Chapelle. Temps splendide. Vent modéré d'Est.
Qualrième ascension. — 2 juin. — De 9 h. 45 à 10 h. 25 du m. À bord : MM. Juchimès, Landrin, Rey, Paul Lebaudy, de Vasselot, Sazerac de Forge. Pluie conlinuelle. Vent fort du N.-N.-O.
Les temps sont complés de l'embrayage au débrayage des hélices. 11 faut noter qu'avec 7 passagers, 200 litres d'essence, réserve d'eau, d'huile, outillage, extincteurs, ce dirigeable de volume moyen emporte encore 500 kg. de lest sable. e
La mission mililaire russe chargée de contrôler les essais de recetle est arrivée le 9 juin à Moisson. Ces ssais seront rapidement menés et le ballon sera ensuile xpédié en Russie. Aussitôt après conmenceront à Moisson les essais du dirigeable mililaire français Liberlé plus puissant el qui présentera des disposilifs nouveaux.
Ascension d'un dirigeable « Zodiac » a Macon
La société « Zodiac » s'est rendu au désir du comilé des Fétes de Macon, organisées le lundi de la Pentecôte cl a envoyé, par <hemin de fer, un de ses aéronals faire une ascension. Ce fut une éclatante démonstration des qualités particulières de ses engins.
Le dirigeable gonflé et appareillé en 3 heures s'élève dans les airs, piloté par l'ingénieur Clerget, en
l'absence du comte de La Vaulx, actuellement en convalescence à la suile de son accident d'Arles.
Le Zodiac évolue tout autour de la ville, fait une série d'évolulions en circuit fermé en présence d'une foule immense parmi laquelle on remarquait M. Duhief, vice-président de la Chambre ; M. Tessier, président des fêtes; M. le maire de Mäcon et toutes les autorités civiles et militaires, le général commandant la place, le préfet, etc.
Après 3/4 d'heure le Zodiac allerrit aux portes de la ville, en un point désigné d'avance où l'altendaient son équipage de manœuvres. Il avait décrit un immense cercle autour de la ville.
Les autorités félicilèrent chaudement M. Clergel el NM. Mallet, constructeur du dirigeable, de celle magnilique performance.
Une heure après, le Zodiac complèlement dégontié est conduit sur une charrelle au chemin de fer pour egagner son port d'allache en attendant une nouvelle expérience.
Campagne d'instruction du « Lebaudy »
Ainsi que nous l'avons annoncé le Lebaudy, le vieil et excellent ballon de 1904-1905 devenu dirigeable-école à Moisson fournit en ce moment une nouvelle canipagne d’ascension destinée à l'instruction des futurs équipages militaires. En voici le relevé.
15 mai, matin. — A bord, 3 officiers, 3 sous-officiers. Route suivie : Les Moulineaux, champ de manœuvres d'Issy, plateau de Trivaux, Chalais. Parcours : 15 kil. Durée : 35 min.
15 mai, soir. — Même équipage el même itinéraire approximativement. 13 kil. en 42 min. | 18 mai, malin. — 3 ofliciers, 3 sous-officiers. Route
suivie : Billancourt, champ de courses d'Auteuil, bois de Boulogne, Longchamp et retour. 26 kil. en 1 h. 3. 21 mai, malin. — 3 officiers, 3 sous-ofliciers. Roule
suivie : Sceaux, Chätenay, Fresnes, Wismes, Morangis, Juvisy, Rungis, Bourg-la-Reine, Bagneux, Meudon. JS kil. en 1 h. 36.
21 mai, malin. — 3 officie sous-ofticiers. Route
suivie : Villacoublay, Les Loges-en-Josas, Guyancourt, Saint-Cyr, Versailles, Ville-d'Avray, Saint-Cloud, Billancourt, Meudon. 45 kil. en 1 h. 38. (A suivre.)
CONVOCATIONS Conseil d'administration : le mercredi 30 juin, à 5 h. Comité de direction : le jeudi 17 juin, le jeudi 1" juillet, à 5 h. soir. | ns nn Commission scientifique : le lundi 28 juin 1909, à 5 h. soir. Es Commission sportive : sur convocation du président. Commission d'aviation : le mardi 6 juillet et le mercredi 20 juillet, à 5 h. soir. ER } Commission des dirigeables : le lundi 5 juillet 1909, à ÿ h. 30 soir. l :
Commission des sphériques : sur convocalion du président.
Diner mensuel : le jeudi 1° juillet à 7 h. 1/2, en l’hôtel de l'Automobile-Club de France, 6, place de la Concorde. Prix du couvert : 8 francs tout compris. Les inscriptions pour le Diner, réservé aux seuls membres du Club, sont reçues, accompagnées du prix du couvert, la veille au plus iurd. “.
Déjeuner au Parc, jeudi 24 juin à midi ; 12 francs par couvert, s'inscrire à l'avance.
COMMISSION SPORTIVE DU 26 MAI 1909 Présidence du comte de Castillon de Süint-Victor. Présents : MM. Léon Barthou, de Castillon, Paul Rous-
seau, Etienne Giraud, lieutenant-colonel Hirschauer, Edouard Surcouf.
Homologations. — La C. S. procède aux homologations suivantes :
Concours d'atterrissage d'Amiens : 1* prix, M. A. Omer-Decugis ; 2° prix, M. G. Suzor ; 3° prix, M. Jean de Francia.
Coupe d’Arlandes :
602 kil. 300 m.
Coupe Charles 313 kil. 700 m. l
En ce qui concerne la coupe Robert, l'homologation de la performance de M. Barbotte n'a pu être prononcée, le dossier étant incomplet.
Adresse de sympathie. — La C. S., à l'occasion de l’atterrissage du ballon Au-Fil-du-Vent, adresse l'expression de sa sympathie et ses vœux de prompt rétablissement au comte de La Vaulx. Le président de la C. S. exprime à M. Léon Barthcu présent à la séance, les sympathies de ses collègues.
Le règlement du Prix d'Eté de l'Aé. C. F. (24 juin 1909) est lu et adopté.
1° tenant, M. Léon Barthou par
1” tenant, M. Ernest Zens par
COMMISSION D'AVIATION DU 1° IüIN 1909.
Présidence de M. Léon Barthou.
Présents : MM. Ernest Zens, G. Eiffel, Paul Rousseau, F. Peyrey, le commandant Ferrus, L. Chauvière, Léon Barthou, R. Gasnier, A. Michelin.
Prix des 500 mètres. — Les performances de MM. Hubert Latham (19 mai 1909) et de Rue (pseudonyme) le 30 mai 1909, régulièrement inscrits pour les prix des 500 mètres sont homologuées.
Prix de la tenue de l'air. La Commission décide que pour le prix de la tenue de l’air le signataire de l’engagement devra être le pilote de l'appareil.
Présidence de M. Léon Barthou.
Présents : MM. G. Besançon, le comte de Castillon de Saint-Victor, Louis Blériot, Paul Tissandier, Frank S. Lahm, Alfred Leblanc, Victor Tatin, le comte Hadelin d'Oultremont, Auguste Nicolleau, R. Soreau, le comte de Chardonnet, Etienne Giraud, Albert Omer-Decugis, Maurice Mallet, Georges Blanchet.
15 Juin 1909
BULLETIN OFFICIEL DE L'AÉRO-CLUB DE FRANCE
SOCIÉTÉ RECONNUE D'UTILITÉ PUBLIQUE Siège social: 63, Champs-Elysées, Paris (VIII). — Télégr. : Aéroclub, Paris. — Téléph. : 666-21 Parc d’'Aérostation : avenue Bernard-Palissy, coteaux de St-Cloud. Tél. 90 (Saint-Cloud). Parc d'Aviation : Issy-les-Moulineaux.
Ballottage et admission de MM. Otto de Parnegs, Enile Brocard, Eugène Gaveau, Maurice Dard, Frédéric Airault, William Seymour, René Périer, Ed. Périer, E. Teisserenc de Bort, Georges Paraf, Maurice Monthiers, Frédéric Couget, Louis Schreck, Gustave Garnier, Henri Sallenave, Charles Derennes.
ie accordé à M. Dinoire en vue du con£ours de
ille.
L'affiliation de l'Union aérienne des côtes du Nord, à Saint-Brieuc, a été acceptée par l'Aéro-Club de France pour l’année 1909.
Remerciements el félicitations. — Le Comité vote des remerciements au maire de Toury pour la cordiale réception faite à la délégation de l’Aé.-C. F. pour l’inauguration du monument commémoratif du voyage aérien de Louis Blériot.
Il adresse également des remerciements et des félicilations au comte de Contades pour les prix qu'il a oblenus de divers donateurs en vue des prochaines épreuves de l’Aéro-Club.
Ecole supérieure d'aéronaulique. — M. G. Besançon est désigné pour représenter J'Aé-C. F. au comité de cette Ecole.
Médaille Cailletet. — Le comité vote un crédit de 200 francs pour la souscription ouverte pour commémorer les 25 ans d'Académie de M. Cailletet président, de l’Aé.-C. F.
Concours. — Le Comité a préparé les règlements des concours des 24 juin et 4 juillet, qui auront lieu au parc de l’Aéro-Club de France.
Le Grand Prix de l'Aé.-C. F. (Course internationale de distance) est en principe reporté au dimanche 26 septembre 1909.
Coupe aérostalique Gordon-Bennett. — Le comité demande à la Commission sportive de faire un rapport sur la candidature des pilotes qui désirent être champions de la France dans la Coupe aérostatique G.-B. disputée cette année à Zurich.
Les ballons étrangers en France. — Le président rappelle les démarches faites par l'Aé.-C. F., auprès des ministères de la Guerre, des Finanges et de l'Intérieur au sujet des droits de douanes appliqués aux ballons étrangers atterrissant en France, et exprime l'espoir qu'une solution favorable interviendra sous peu.
Une médaille de vermeil a été voté à M. François Peyrey, pour son ouvrage au Fil du Vent.