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le dirigeable Zussie vu de côté; FF, âme verticale du papillon crucial d'empennage arrière; b, ballonnet; C, coupeventilateur;
SS, soupapes à gaz; À, ailerons arrière; P, poutre entoilée;
G, gouvernail vertical; Q, quille verticale de plateforme ; M, moteur; N, nacelle; R, réservoir d'essence : J, béquille pyrami-
dale d'atterrissage.
Au dessous :
En bas :
vue en plau de la nacelle avec ses compartiments; M, moteur; le dirigeable Russie vu d'en dessous, la nacelle enlevée pour bien montrer la plateforme, avec l'agencement, les dimen-
BH, hélices.
sions relatives et les rapports des divers plans stabilisateurs fixes ou mobiles; BB, ailerons d'avant; V, ventilateur ; Q, quille et poutre entoilée; AA, ailerons d'arrière; FF, âme horizontale du papillon dempennage.
officiers russes,
| : les capitaines Nemchenko, Negolski.
Chilpsky et
MM. Julliot et Pierre Lebaudy assistaient à l'ascension.
Le 19, au malin, le dirigeable effectue ses deux der-
nieres sorties. La première ascension a lieu de sept heures AATARIE à huit heures trente-cinq, au-dessus de la presqu'ile de Moisson, à la hauteur moyenne de 200 metres. Elaient à bord : MM. Juchmès, Planché, Rey, Landrin, colonel Natt, capitaine Nemchenko, capitaine Chilpsky, lieutenant Negolsky, et Moussard, photographe, auteur d'un nouveau procédé de téléphotographie.
Le dernier voyage s’est fait de huit heures à neuf heures vingt, à
L cinquante 300 mètres d'altitude. L'équi-
page élait le même, sauf que les deux officiers russes avaient galamment cédé leurs places à Mmes Nem-
chenko et Negolsky.
Le magnifique ballon dirigeable, dégonflé ment, a été expédié à Dunkerque, et, Péte rsbourg, par voie maritime.
Il arrivera vers le 10 juillet à son nouveau parc aérostatique de Saint-Pétersbourg.
immédialtede là, à Saint-
Le ballon-école « Lebaudy ». — Le dirigeable Lebaudy, devenu ballon-école depuis sa transformation, a exécuté le 15 juin au camp de Satory, une série de manœuvres fort habiles, atterrissages et départs, ainsi que devrait probablement en effectuer un aéronat en campagne. Les diver: manœuvres furent impeccabhles et le général Agibert félicita vivement les pilotes, capilaines Voyer et Gaucher.
— Nous donnons ci-dessous la fin du relevé de la
précédente campagne d'instruction du Lebaudy, commencé dans le précédent numéro.
24 mai, matin. — 3 officiers, 3 sous-officiers. Bois de
Boulogne, Asnières, Colombes, Nanterre, Ville-d'Avray, Châlais, 35 kil. en 1 h. 45.
— Le Lebaudy campe depuis plusieurs jours, en plein air, d’ ee à Chalais-Meudon, puis à Satory. Le ballon est retenu par une housse en filet passée sur la carène et fixée au sol par des amarres tendues, tandis qu'une corde glissée sous la plateforme et portée par des chevalets complète l'arrimage. Ce système, très simple, a donné jusqu'ici toute satisfaction.
l’Aérophile 295
Le Lebaudy campé en plein air tel qu'on pouvait le voir au camp de Satory (pkolo Brançger). Pour le campement une housse en filet est élalée entre des chevalets démontables, à la hauteur suffisante. Le ballon tout gréé est ameué dessous, la nacelle est surchargée de lest et la housse rabattue sur la carène qu'elle emprisonne et arrimée aux bords de la plateforme ovale qui occupe la partie ventrale. Des bords de cette plateforme partent des amarres rayonnantes frappées sur des pieux enfoncés en terre. Une deuxième couronne d’amarres part du filet un peu au-dessus de l'équateur et s'atiache à des pieux placés plus au large. Des cordages supportés par des chevalets sont ensuite glissés sous la plateforme et raidis. A l'avant existe une corde à chevelure dont les brins vont s'attacher très au loin à des voitures-lubes. Pcrpendiculairement à l’axe du ballon et passant par son avant deux autres cordages de retenue arrimés de même. Pour orienter le ballon au vent, il suffit de déplacer les points de tixalion des amarres d'avant et de frapper les amarres de filet et de plateforme sur les pieux convenables sans déplacer ces derniers. Ce systéme qui pourra être installé en 2 ou 3 heures a parfaitement résisté aux
tempêtes des 21 et 22 juin.
Le dirigeable « Zodiac » a Rouen
Le ballon dirigeable démontable Zodiac a fait le 20 juin, à Rouen, une ascension des plus réussies.
Amené dans cetle ville par voie ferrée, il a élé gréé en 3 heures sur le Champ de Mars, au milieu d'une affluence considérable. A la fin de la journée, aux acclamations d'une immense assistance, le petit dirigeable Zodiac s'est élevé, piloté par l'ingénieur Clerget, et a évolué au-dessus des quais de la Seine, noirs ue monde. Avec la plus grande aisance, il est revenu à son point de départ, et il a atterri derrière la colline de « Bon Secours », sur un emplacement choisi à lavance, par le constructeur Maurice Mallet.
Le Zodiac dégonilé et démonté rapidement a élé ramené à Rouen dans la soirée,
Un « Clément-Bayard » en Angleterre
Il se confirme qu'un nouveau dirigeable Clémenlt- Bayard, après entente avec le Comité parlementaire anglais de défense aérienne, se rendra en Angleterre par voie aérienne, probablement en août.
Le Daily Mail se chargerait de fournir les 125.000 fr. nécessaires pour l'édification du hangar indispensable, sous la condition que le Clément-Bayard séjournera un mois en Angleterre et fera les essais demandés par les parlementaires anglais, qui auraient acquis l'option d'achat du dirigeable.
D'autre part, le Morning-Post ouvre une souscription pour offrir un dirigeable au gouvernement anglais.
Au pôle nord en dirigeable
MM. Welman et Vaniman sont partis le 20 juin, au Spitzberg, pour rejoindre les différentes parties du dirigeable America, qu'ils monteront sur place à l'ile des Danois. Le ballon sera prêt à partir du 20 juillet, La tentative doit avoir lieu du 20 août au 5 septembre.
EN ALLEMAGNE
Le “ Gross Il ” et le “ Parseval 1] ”
— Le 10 mai, par vent d'environ 8 m., le Gross 11 s'élevait monté par le major Sperling et 4 autres personues. Dix minutes après, la courroie de commande du propulseur bäbord se rompit et imposa l'atterris-
ace sage.
Le Gross II a été ensuite dégonflé pour permettre d'isoler l'enveloppe des parties métalliques en remplacant les amarres d'acier par du chanvre. Cette modification est faite en vue de l'installation à bord d'un appareil de télégraphie sans fil, pour éviter autant que possible les élincelles dangereuses.
— Le 15 mai, le Parseval II entreprit une ascension vers Spandau. En cours de route, l’aéronat fut enlevé à une grande hauteur par un tourbiilon orageux, ce qui lui fit perdre beaucoup de gaz : puis il fut entrainé par le vent, descendit rapidement et atterrit dans les champs de Witenau. Peu après il repartait et descendait finalement à la Jungfernhaide près de son hangar.
— Le 23 mai, vers 4 h. 3/4, les deux dirigeables Gross II et Parseval Il, prenaient l'atmosphère et évoluaient près d'une demi-heure au-dessus du champ de manœuvres. Puis, is entreprirent un vol au-dessus de Berlin. Le Gross IT alterrissait vers 6 heures ; le Parseval qui était allé plus loin, atterrit environ 10 minutes plus tard.
— Le 23 mai à 7 h. 1/2, le Gross 11 partait pour le champ de manœuvres de Doberitz où l’attendaient l'empereur, et les personnages de sa suite. Après une série de manœuvres, il atterrit, fut visité par l'empereur, puis, ravilaillé de gaz, il repartlit vers son hansar. À 8 h. 1/4, le Parseval partait aussi pour Doberitz où il fit aussi nombre d'évolutions, lantôt rasant le sol, tantôt très haut en l'air : il rentra à Tegel vers 1 h. 1/2. On ne parvint pas à de grandes hauteurs, car à 500 mètres, un vent de N.-0., soufflait à 12 mètres par seconde.
L'après-midi, vers % h. 1/2, le vent ayant faibli, le Gross II s'élevait et fil des manœuvres de hauteur qui Je conduisirent jusqu'à 200 m. d’'allilude environ. Alterrissage vers 7 h. 1/2.
Le 29 vers $ h. du soir, le Parseval fil une ascension de 2/4 d'heure au-dessus de Tegel el des environs.
Le 1" juin vers 10 h. du matin, le Parseval fit une ascension d'environ 1 h. 1/4.
- Le 2 juin vers 9 h., départ du même ballon pour manœuvre de hauteur. Vers 10 h. 1/%, il descendait à grande allure et allerrissait seul près du hangar, quand un coup de vent le prit de côté : il l'entrainail heureusement, les sapeurs arrivaicr léjà et purt
saisir à temps le ballon.
296 1% Juillet 1909
— Le 3 juin, vers 5 h. 1/4 du soir, nouvelle ascension d'une demi-heure. Vers 200 à 300 mètres, le vent avait une vitesse de 11 m. p.s.
— Le 4 juin, vers 4 h. après-midi, le Parseval prenait son essor pour manœuvrer au-dessus de la ville; il évolua partout : au centre, au sud, à l’ouest et bientot à l’est ; à plusieurs reprises, il suivait « Les Tilleuls » et virait au-dessus du château. Atterrissage vers 7 h.
Le Gross II s'élevait vers 5 h. 1/2 et partait vers le N.-E. pour essayer des appareils de télégraphie sans fil avec la station des aérostiers, toute proche, à Reinickendorf et avec Nauen.
— Le 5 juin, ascension du Parseval vers 10 h. 3/4. Descente presque verticale une heure plus tard.
Informalions diverses
— Le projet d'usine à hydrogène par le procédé du gaz d’eau el diffusion, est destiné aux aérostiers de Tegel. À Friedrichshafen, on veut employer un procédé nouveau basé sur la décomposition à haute température de l'acétylène en H et en C, amorphe qui à une certaine valeur commerciale pour la fabrication des charbons de piles et pour les lampes à arc, etc. Ce procédé, étudié par l'ingénieur Machthoff a été contrôlé pratiquement par le professeur Diffenbach. L'usine devra fonctionner pour le 1* octobre. Le gazomètre est en construction et aura un diamètre de 25 mètres pour une hauteur de 35 mètres.
Un Zeppelin III est en construction et devrait être terminé pour l'Exposition de Francfort. Il parait qu'il aura de grands perfectionnements.
— La Société Rhenane de dirigeables à Elberfeld annonce qu’elle va construire à Laichingen, une centrale électrique avec une usine à oxygène et à hydrogène ainsi qu'un hangar à dirigeables. Ce hangar, qui aura 80 m. de long, 23, de large et 24 de haut, est subventionné par l'Elat prussien qui paiera 16.000 marks {20.000 fr.), la première année et d’autres indemnités pendant quatre ans. La société construit un « non rigide » de 3.000 m', qui aura un moteur de 125 HP et sera tèrminé pour l'Exposition de Francfort.
. — Le dirigeable rigide à armature en bois décrit dans l'Aérophile du 1* février 1909, est en voie d’exécution avec l'appui financier de M. Lanz, le constructeur de locomobiles connu, qui a déjà fondé plusieurs prix sportifs, entre autres un de 40.000 marks pour l'aviation allemande. Le rigide aura un volume de 13.000 n° au moins et probablement 4 moteurs de 100 HP. Ce dirigeable est étudié par le professeur Schutte.
M. Rettig qui avait inventé l’armature en bois, a maintenant un autre plan : il voudrait construire un dirigeable à enveloppe en bois mince, un vrai bateau aérien qui n'aurait pas moins, ainsi que l'on me l'a assuré, de 40.000 m°!!! Le gonflement aurait lieu {quand il sera construit...) par un vieux procédé consistant à gonfler d'air une enveloppe de toile intérieure qui s'appuie bien aux parois, puis, à introduire l'hydrogène entre l'enveloppe de bois et celle de toile jusqu'à ce que cette dernière soit vidée de son air.
— MM. le docteur Wagner et l'ingénieur Von Radinger, ont étudié un dirigeable qui aurait les qualités des rigides et des non-rigides. sans avoir leurs inconvénients. Ils veulent employer une sorte de papier mäché armé. (Batiste, soie brute, toile, fils d'acier et un conglutinant, le tout garanti par un vernis spécial des dégâts produits par l'humidité). Laminée en tubes, cette matière aurait une ténacité plus grande que l’aluminium et même que l'acier. Ces tubes seraient assemblés pour former une carapace rigide formant, comme dans le Zeppelin une série d’alvéoles ; on remplirait aussi ces tubes d'hydrogène. Le dirigeable aura 9.000 m° et une force motrice suffisante pour atteindre des vitesses de 18 à 20 m. p. s. Le grand poids du métal, son prix élevé et sa coûteuse main-d'œuvre, sa propriété de se dilater fortement, äe conduire la chaleur et l’électricité, seraient évités par l'emploi de la nouvelle matière qui est pressée et roulée par des machines à grand débit MM. Wagner et von Radinger construiraient aussi un hangar s’ouvrant par en haut.
Les lignes aériennes de la Société Zeppelin, — Un rapport de M. de Coppet, consul de France, à Bâle, à M. Stephen Pichon, ministre des Affaires Etrangères, communiqué à l’Aéro-Club de France, donne d’intéressants renseignements sur les lignes aériennes helvétoallemandes projetées par la Société Zeppelin.
Lucerne aurait été désigné comme terminus en Suisse, en raison de la nombreuse et riche colonie étrangère qui fréquente cette ville pendant la saison. D'accord avec MM. Colsmann et Dürr, représentant la Société Zeppelin, la municipalité lucernoise concède à la Société pour une durée de 10 ans, le terrain nécessaire pour installer l'aérodrome. Ce terrain que la municipalité se charge d’exproprier est situé près du lac, au promontoire de Triebschen. Le hangar projeté aurait 180 mètres de diamètre et pourrait abriter quatre ballons de 15.000 m°. La ville fournirail, en outre, une subvention annuelle de 15.000 francs.
La première ligne organisée serait Lucerne-Stuttgart vià Friedrichshafen. Elle constituerait l'amorce de la srande ligne Lucerne-Dusseldorf par Friedrichshafen, Frankfort et Cologne. Le tronçon Lucerne-Stuttgart mesure à vol d'oiseau 250 kilomètres qui pourraient, en tablant sur une vitesse commerciale de 45 kilomètres
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