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LA QUESTION DES HÉLICOPTÈRES

Réponse à M. Lecornu

Professeur à l'École Polyteehn'que

J'ai lu avec un vif plaisir l'intéressant article du professeur Lecornu, intitulé « la Question des Hélicoptères », baru dans l’'Aérophile du 15 mai. C’est la première fois que je rencontre une critique réellement scientifique de mon article « Fausse Route », qui avait déchaîné une si violente polémique. Aussi je profite de cette occasion pour donner quelques explications à ce sujet.

JÉ commence par déclarer que je suis complètement de l'avis de l’'éminent professeur lorsqu'il trouve que mes conclusions ne lui paraissent pas présenter une rigueur absolue, au point de vue purement scientifique s'entend. Toutefois, je suis persuadé que M. Lecornu voudra bien m'accorder, que la rigueur de mes déductions peut étre regardée comme absolue si l'on se place au point de vue auquel je m'élais placé en écrivant l'article en question. En effet, le but de ma démonstration, ainsi que je le disais au début de mon article,’ étail de détourner les inventeurs d’hélicoptères, de la voie dans laquelle ils s'engageaient, en leur montrant qu'elle ne pouvait aboutir qu'à des mécomples, car les conditions de possibilité de fonctionnement de tous les appareils à réaction se trouvaient limitées, d’un côté, par la valeur théorique de la puissance motrice nécessaire à soutenir en l'air un poids déterminé P, et expri-

1 : A , mée par la relation f, — ; P.V, et de l’autre, par l'en-

combrement résultant des dimensions de la veine ga- 4 Pq zeuse refoulée, et exprimée par la relalion S — AV: Or, entre ces limites, les conditions les plus avantageuses auxquelles on peut arriver, pour un hélicoptère, Sont infiniment moins avantageuses que celles réalisées facilement par le premier aéroplane venu. 1] est bien évident que les expressions que j'ai déduites pour %,et$, sont loin de présenter une rigueur scientifique absolue, tant s'en faut : mais telles qu'elles sont, elles peuvent servir de bornes limites au delà desquelles le fonctionnement de l’uélicoplère est absolument impossible, el toutes les corrections qui pourraient leur donner une rigueur scientifique plus grande, telles que celles provenant du manque de parallélisme des filets gazeux, etc. ainsi que le fait judicieusement observer le savant professeur, n'auraient pour effet que de resserrer encore ces limites, déjà si défavorables à l'hélicop-

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