‹ L'Aérophile (volume 3)Chapitre 44 sur 698 · VEBER BARILLIER · texte numérisé non relu

VEBER BARILLIER

Le parcours réel reporté au sol peut s’estimer à 150 ou 160 kilomètres.

En prenant Paris comme centre, et, comme rayon la distance parcourue par Wilbur Wright, on tracerait une circonférence qui passerait au delà d'Amiens, de Rouen, d'Orléans et qui toucherait Bernay, Gien, Joigny, Reims, Saint-Quentin, autant de points où un vol égal à celui du 31 décembre 1908, effectué en ligne droite, eût pu conduire Wilbur Wright au départ de Paris.

A 5 h. 20, à la nuit tombée, après un faux départ, Wilbur Wright emmenait à son bord M. Louis Barthou, ministre des Travaux publics, en un vol qui dura 4 minutes. M. Louis Barthou devient ainsi un des trois ou quatre contemporains (Blériot, Archdeacon, de La Vaulx) et assurément la seule Excellence qui ait pratiqué les trois locomotions aériennes : aérostat, aéronat, appareil d'aviation.

Le succès de Wright, qui fit à Paris une impression profonde, fut fêté joyeusement le soir même à l’Aéro- Club de la Sarthe. Le Club manceau a offert à Wilbur Wright, son plus glorieux sociétaire, une épreuve de bronze de l’œuvre de L.-A. Carvin, « La Muse de l’Aviation montrant aux premiers hommes-oiseaux les secrets du vol plané » — œuvyre primée au concours de projets pour la Coupe Michelin.

En dehors de la Coupe Michelin (une réplique de l’oh-

jet d'art constituant le challsage et la première prime anauelle de 20.009 francs, généreusement offerte par les grands industriels de Clermont, Wilbur Wright gagne encore le prix de 500 francs offert par M. A.-C. Triaca, le sympathique el généreux sportsman américain, à l’avialeur, rnembre de l’Aéro-Club de France ou de l’Aéro-Club of America, ayart accompli en vol

« La Muse de l'aviation montre aux premiers hommes-oiseaux les mystères du vol plané »

œuvre de Carvin dont un exemplaire en bronze a été offert à Wilbur Wright par l'Aéro-Club de la Sarthe.

(Cliché des Sports).

mécanique, à la fin de 1908, la plus grande distanc: sans escale sur un circuit limité par deux poteaux de virage placés à L kil. l'un de l’autre.

* kx Avant de quitter Le Mans, Wilbur Wright a clos la série de ses expériences en emmenant à son bord, successivement le 2 janvier, plusieurs de ses amis manceaux, MM. L. Vernay, ingénieur des Arts et Manufactures, qui chronoméira ses vols pour le contrôle de l’Aéro-Club de la Sarthe, Péan, contremaître à l'usine Bollée, Beloïin et Dority.

Les Wright à Pau. — Le rail et le pylône furent ensuite démontés ,ainsi que l'aéroplane dont le poids, nes encore exactement connu, fut trouvé de 364 ki1os. Wright pesait 71 kilos, ayant gagré 8 kilos durant son séjour au Mans, L'appareil monté pesait donc, au 31 décembre, 435 kilogramrmes.

Tout le matériel a été emballé et expédié à Pau, où le Comité d'aviation palois et lPAGro-Club du Béarn achèvent l'aménagement de laérodrome installé dans les landes de Pont-Long (V. Aérophile du 1* janvier 1909). L’aérodrome comporte notamment un2 vast: construction en bois et fer de 23 m. de façade et 15 m. de profondeur comprenant : #u milieu, le garage proprement dit réservé à l’aéroplane (13 m.x15 m.), ouvert sur toute la façade par des portes à glissiéres de 3 m,. 5û de hauteur ; à gauche, le logement de Wright, compose d'une chambre (4 m.x5 m.), d'un bureau-salle à manger, d'une cuisine et, à la suite, les chambres des mécaniciens ; à droite, atelicr de 5 m:x15 m., avec apentis servant de forge ; à quelques mélres, à l’est, un abri pour la provision d'essence, et devant la consirurtion, un puits d'eau potable.

Orville Wright, le glorieux blessé de Fort-Myers (V. Aérophile 1908, le récit de l'accident), aujourd'hui rétabli bien qu'’encore gêné dans sa marche, el sa sœur, miss Katheriie Wright, professeur de grec dans une Université américaine, sont arrivés à Paris dans la nuit du 11 au 12 janvier. Wilbur Wrighl attendait son frère et sa sœur à la gare et l’ehtrevue fut touchante entre les deux avialteurs séparés depuis de longs mois marqués par d'inoubliables succés et par un événement {ragique, Quelques amis, parmi lesquels M. et Mn Hart C'Bcrg, Arnold Fordyc: et de ombreux journalistes y assislaien!.

Le 12 janv'er, au cours d’un déjeuner intime, M. André Michehn remettait à Wilbur Wright les’ 20.000 fr.

u'il à si vaillamment conquis Simplement, \Wilhur

Vricht tendait aussitôt à son frère la moitié de ‘a liass:

40 15 Janvier 1909

bleue, attestant ainsi l'union étroite des deux aviateurs dans les protits comme dans le travail.

Wilbur et Orville Wright et miss Katherine Wright se rendront à Pau où Orville achèvera sa convalescence tandis que Wilbur continuera ses expériences et formera son nouvel élève, M. Paul Tissandier. Wilbur Wright retournera ensuite au mois de mars en Amérique pour terminer les expériences militaires de recettes de l'aéroplane Wright interrompues par l'accident de Fort- Myers, à moins qu'Orville ne soit en état de les continuer lui-même.

Les deux aviateurs règleront entre temps les diverses questions relatives à l'exploitation de leur invention en France et en Europe.

Déjà les Peliles Affiches au 12 janvier 1909 ont puplié un avis dont voici les principaux extraits :

« La Société a pour objet, en tous pays : l'achat, la vente, la fabrication et le comnerce de tous appareils d'aérostation et machines aéronautiques, ainsi que toutes pièces nécessaires à la construction de ces appareils et machines ; la prise, l'achat, la vente et l’exploitation de tous brevets ou licences concernant l'indus- Uie :

« Premièrement, la propriété de trois brevets français Wright ci-après : N° 342.188, du 22 mars 1904 (publié dans l'Aérophile de janvier 1906, N° 384.124 et N° 384.125, du 18 novembre 1907 (publiés dans l’Aérophile du 1" mai 1908), tous trois pour perfectionnements aux machines aéronautiques ;

« Deuxièmement, le droit à la propriété de tous autres breveis français en cours d'instance de la part de MM. Wright ;

« Troisièmement, les tables et formules ayant servi à la construction de l'appareil employé par M. Wilbur Wright en France. M. Wilbur Wright s'oblige, en outre. à donner ou continuer aussitôt après la constitution de la présente Société, à trois personnes déjà désigneés, l'instruction pour le montage, le démontage et la conduite de l'appareil. -[l s'engage, en outre, personnellement à donner à la présente Société son concours jusqu'à ce que ces trois personnes soient en état d'entretenir et manœuvrer l'aéroplane ;

« En outre, M. Wilbur Wright, en son nom personnel et au nom de M. Orville Wright, et M. Lazare Weiller, apportent conjointement à la Société le droit à l'usage de l'appareil qui a servi aux expériences de M. Wilbur Wright.

« Ont été nommés pour composer le Conseil d’administration : MM. Jérémie Bæœckel, Edouard Bernheim, Lazare Weiller.

« La Société étant administrée par un Conseil composé de trois membres au moins et quinze au plus, pris parmi les actionnaires et nommés par l'assemblée générale, le vœu a été émis de voir le Conseil s’adjoindre, comme administrateurs : MM. Henry Leauté. Wilbur Wright. Hart O'Berg, Henry Kapferer, Henry Peartrée, baron Henri de Castex, Eugène Moîte, Gaston Moch. »

L'aéroplane « Henri Farman ». — Inscrit pour la Coupe Michelin, le 31 décembre 1908, Henri Farman, au camp de Châlons, par un froid terrible ne put faire mieux que quelques vols de 1.000 à 1.500 mètres.

On assure que le célèbre aviateur aurait vendu son appareil, à l'état de triplan, à un sportsman qui désire pour le moment n'être pas connu.

Farman se disposerait à construire désormais, à Chalons, des appareils d'après ses idées et son expérience personnelles. Le premier serait un triplan plus léger que celui qu'il vient de vendre, muni d’un moteur de 25 à 30 chx, disposé de manière à fonctionner avec une ou deux hélices.

L’aéroplane « Antoinette-V ». — Le 20 décembre, le monoplan Antoinette, piloté par M. Welferinger a traversé en tous sens le champ de manœuvres d'Issy, à 8 m. de hauteur ; le 25, il réussissait un très joli vol d'un kilomètre avec virage à la vitesse de 75 kil. à l'heure.

Le 5 janvier 1909, malgré sa surface réduite, il enlève un passager, M. Robert Gastambide sur une distance de 409 à 500 mètres. Le 6 janvier. série de virages très réussis : vitesse de 75 kil. à l'heure, chronométrée par MM. Latham et Tabouchère. Dans un dernier virage un peu court. une aile frôla le sol et fut endommagée, mais elle était réparée le jour même.

Le nouveau biplan « René-Gasnier ». — M. René Gasvier reconstruif le biplan avec lequel il avait déià effectué de belles envolées (Voir Aérophile de 1908),

mais il le modifie en renonçant à l'angle dièdre des plans principaux et en prolongeant le plan inférieur par 2 ailerons équilibreurs.

Surface : 35 m°; envergure : 10 m.; longueur de l'extrémité du gouvernail de profondeur avant, à l'extréinité du plan stabilisateur arrière : 9 m. 50; poids monté et en ordre de marche (essence, huile et eau pour 2 heures) : 500 kilog.; moteur 50 chx Antoinette.

L’aéroplane « Robart ». — Expérimenté le 21 décembre à Amiens, sur le terrain de la Croix-Rompue.

L'aéroplane Robart, à deux reprises, a quitté le sol sur une dizaine de mètres.

Le terrain était très mauvais et les roues dérapaient continuellement.

L'aviateur a décidé de reprendre ses expériences quand le sol serait roulé.

. L'aéroplane « Moore-Brabazon ». — Régulièrement inserit pour la Coupe Michelin, M. Moore-Brabazon se

js (/holo ‘Rol).

Le biplan Moore-Brabazon construit par les frères Voisin en plein vol à Issy.

disposait à tenter la fortune à Châlons, le 31 décembre lorsque le réservoir d'essence du moteur explosa, blessant un mécanicien.

Plareur pliant. — Un modèle de planeur, sans moteur, repliable pour faciliter le transport, vient d'être créé par M. Scrive. Déployé, il mesure 8 m. 50 d’envergure, 7 m. de long ; il pèse 26 kilog. et peut supporter un homme de 79 à 80 kilog. Plié, il forme un colis de 2 m. 60 de haut, 1 m. 4 de large et 2 m. 50 de long.

L’Aviation à l'Etranger

L’aéroplane militaire anglais. — On a commencé à Farnborough les essais d'un aéroplane militaire anglais dû à M. Codv. Cet engin est un biplan, avec, à l'avant un gouvernail de profondeur flanqué latéralement de 2? ailerons : une quille verticale entre ce gouvernail et les plans porteurs ; en arrière de l'appareil, un gouvernail à axe vertical: départ et atterrissage sur roues.

Le triplan « Grade ». — Le 12 janvier, à Magdebourg, le triplan Grade après avoir franchi 30 à 40 mètres, à L ou 4 m. de hauteur, parcourut ensuite 300 à 4uu mères.

L'aéroplane « de Caters ». — Le baron Pierre de Caters, inscrit pour le Prix du kilomètre institué par l'Aéro-Club de Belgique, a effectué à Brecht, le 20 décembre, dans son biplan, construit par les frères Voisin, plusieurs vols dont l'un atteignit 111 mètres.

Un brouillard intense a interrompu les tentatives.

L'aéroplane « Jorch ». — Un aéroplane construit par M. Hans Jorch a volé 19 mètres à Mayence, dans les premiers jours de janvier 1909.

L'aviation en Espagne. — Le roi Alphonse XIII à prié le capitaine Kindelan de se rendre en France et en Amérique. afin d'assister aux expériences d'aviation. Dans cette mission officielle, le capitaine Kindelan sera accompagné par l'un de ses camarades.

— Une société d'aviation est en formation à Barceone.

Au Premier Salon de l’Aéronautique

Encore qu'improvisé pour ainsi dire, et, par suite, un peu confus dans sa distribution et son arrangement, le premier Salon de l’Aéronautique a fait comprendre à bien des profanes que le temps était passé des bro-

la rotonde de l'avenue d’Antin, ils eurent les honneurs de la cohue sympathique et l'après-midi il devenait impossible d'en approcher.

Que de vues originales, que d'aperçus inaltendus

cards faciles et des plaisanteries cinquantenaires sur la locomotion aérienne. À vrai dire, le grand public, le vrai, Celui qui n'apporte pas d'idées préconçues, n'a pas ménagé son admiration, parfois naïvement exprimée ; il est venu en foule, il a assuré à cette grande manifestation un succès au moins égal à celui que connut l’automobilisme terrestre au temps où il accaparait seul d'attention des sportmen et des techniciens.

Nos lecteurs, toutefois, auront trouvé au Grand Palais, peu de choses qui ne leur fussent déjà connues, du moins parmi les expositions intéressantes.

Le dirigeable Ville-de-Bordeaux qui frappait tout d'abord les yeux a déjà été décrit ici même et notamment dans notre dernier numéro. Avec les deux sphériques des mêmes constructeurs, la Société Astra, et la belle exposition des ateliers Mallet et de la Société française des dirigeobles, il représentait l'élément aérostatique de l'Exposition que complétait le lot remarquable de tissus caoutchoutés Continental, tissus où l'on tailla là carène de presque tous les dirigeables actuels, français ou étrangers, mais qui reveêt aussi la membrurea solide et délicate de nombreux aéroplanes.

Les appareils d'aviation constituaient la grande nou veauté et aussi la majeure partie de l'Exposition, Répartis dans la nef transversale, et sous l'hémicycle et

Cliché de La Pratique Automobile, Vue générale du Salon de l'Aéronautique

échangés devant l’Avion, sous le Farman, autour des Blériot, du Wright, du Delagrange, du REP, de l'Antoinelle par des aviateurs soudainement révélés à euxmêmes ! 11 s’y débila pour le moins autant de sottises qu'au Salon de Peinture. C’est la rançon du succès.

Nous ne referons pas la description des appareils qui ont déjà volé : l’Avion sur lequel nous reviendrons d'ailleurs, le Wright, le Farman el le Delagrange, œuvre des frères Voisin, le REP dont nous donnons, dans le présent numéro, une nouvelle et complète des4 criplion), l'Antoinelle (décrit en détail dans le numéro du 1‘* janvier 1909), le monoplan Santos-Dumont, sont bien connus de nos lecteurs ; ils connaissent aussi le monoplan Blériot-IX, moteur Antoinelle de 60 chx (Aérophile de 1908 passim) et le biplan Blériot, moteur Antoinelte 50 chx (Voir Aérophile du 15 novembre 1908). Mais Blériot nous réservait une surprise avec un nouveau monoplan de dimensions extrêmement ré duites et que nous décrirons ultérieurement, Disons toutefois que ce nouvel engin, très admiré, ne mesure que 12 m° de surface portante. Actionné par un moteur REP de 30 chx, il atteindra Sû kilomètres à l'heure.

MM. de Pischoff et Kæchlin exposent l'intéressant appareil dont nous avons relaté les premières envolées et aussi un aéroplane dû à M, Lejeune, et construit

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dans leurs ateliers. C'est un biplin de 6 m. 50 d'envergure, à surfaces légèrement concaves en dessous. A l'avant, gouvernail biplan de profondeur ; à l'arrière, cellule stabilisatrice dans l'intérieur de laquelle se déplace le gouvernail de direction. Moleur Buchet de 10 chx actionnant, par chaine. 2 hélices tournant en sens

les autant de place qu'ils en tenaient au Grand Palais. Que d'efforts sincères, sinon scientifiques, mais hélas ! à part des modèles déjà classés, tels que ceux, par exemple du capilaine Ferber, l'inléressante exposition de pièces délachées extra-rigides el extra-légères de la Société de Construction d'appareils aériens, il y a, en

C/iché de La Pratique Automobile.

L'Avion d’Ader au Salon de l'Aéronautique]

inverse. Poids monté : 200 kilos. Départ et atterrissage selon la méthode créée par Esnauït-Pelterie.

Sous la coupole d’Antin, deux grands appareils .attirent l'attention : l’un est le superbe monoplan étudié par Victor Tatin, pour M. A. Clément. La construction d'un fini minutieux et l’hélice sont l'œuvre des ateliers Chauvière ; l’autre est l’aéroplane Bréguet résultant de la modification du gyroplane Bréguet-Richet, nien connu de nos lecteurs. Ces deux appareils feront ici même le sujet d'articles spéciaux. A signaler encore un mo-

Photo Brangev.

L’Aéroplane 4s{ra à l'aérodrome de Buc On distingue à l'arrière-plan l'étang du Trou-Salé

noplan de M. Raoul Vendôme, moteur Anzani ; l'aéroplane Astra qui se rapproche du type Langley.

Notons encore parmi les exposants déjà connus, Paul Cornu avec ses modèles d’hélicoptère et d'hélicoptère à partie aéroplanante.

Quant aux moteurs d'aéronautique (dirigeables ou machines volantes) ils étaient nombreux ! depuis les types classiques comme Antoinette, REP, Renault, Farcot…, jusqu'à des modèles tout récents, tels que le Gnôme, VE, J. N. V. À., en passant par les marques qui étudiaient déjà la question comme Duteil-Chalmers, Buchet, Pipe, Fiat, etc. Leur étude nécessitera un article spécial qui ne peut trouver place ici ; d’ailleurs, ceux qui ont déjà le plus contribué à la conquête de l'atmosphère ont été déjà décrits dans l’Aérophile.

Te voudrais consacrer aux exposants de petits modè-

toute sincérité, peu de nouveautés intéressantes et même peu de nouveautés vraiment nouvelles. Puisse l'avenir, infirmer cette appréciation ! — A. CLÉRY

Le « Bayard-Clément » au repos. — Après une belle campagne d'expériences dont nos lecteurs ont pu suivre ici-même les résultats, le Bayard-Clément a été dégonflé le 11 janvier. Il reprendra ses ascensions aux premiers beaux jours.

Le « Siemens-Schuckert ». — On annonce que le crigeable Siemens-Schukert dont les plans sont définitivement établis vient d'entrer en construction sous la direction du capitaine von Krogh.

Les principales caractéristiques seraient : volume 12.000 m° ; puissance : 500 chx. Deux ou trois nacelles. Système souple. L'enveloppe, très résistante, comprendra cinq épaisseurs superposées dans cet ordre : caoutchouc, étoffe, caoutchouc, étoffe, caoutchouc. Longueur : 100 m.; diamètre : 13 m.

Le nouveau « Parseval ». — Le nouveau Parseval, de 5.600 m°, vient de recevoir à Bilterfeld, son port d'attache, les 2 moteurs de 100 chx, établis par la marque Daimler. Les hélices sont démultipliées dans le rapport de 4 à 1, faisant 250 tours quand les moteurs en font 1.000.

Un dirigeable américain en Allemagne (?) — Un dirigeable Baldwin de petit cube et du type adopté par les autorités militaires américaines après les essais relatés dans l’'Aérophile de 1908, vient d'arriver à Hambourg. Il est destiné au capitaine de génie en retraite, Hiïdebranat, de Berlin.

La souscription Zeppelin, — La souscription ouverte en Allemagne, en faveur du comte von Zeppelin, close définitivement depuis le 24 décembre, a produit un total de 7.506.845 francs:

Siège social :

Télégrammes

CONVOCATIONS

Commission d'aviation, le 1“ et le 3° mardi de chaque mois, à » heures.

Conseil d'administration, le mercredi 20 janvier, à 5 heures.

Gomité, le 1“ et le 3° jeudi de chaque mois, jeudi, 21 janvier, jeudi 4 février, à 5 heures.

Commission scientifique, lundi 26 janvier, à 5 heures.

Diner mensuel, jeudi 4 février, à 7 h. 1/2, en l'hôtel d& l'Automobile-Club de France, 6, place de la Concorde. Prix du couvert : 8 francs tout compris. Les inscriptions pour le dîner, réservé aux seuls membres du club, sont reçues accompagnées du prix du couvert, la veille au plus tard.

Séance présidée par le comte Henry de La Vaulx.

Balloiiye. — Le Comité a procédé à 32 admissions : MM. R. Walker, Roger-Marvaise, A. Marlier, C. Rossignol, le prince de Battemberg, le comte de Chaumont- Quilry, Henri Heidsieck, René Lehaussois, Armand Lévy, Georges Dœillet, Paul Gaye, Alfred Cahen, Jules Lorthiois, Roger DesDAUES L. Cointreau-May, F. Boudard, M. Barbarou, C. Mapou, J. Vernes, E. Lavirotte, Vladimir Lorenc, Victor Lorenc, de Girard de la Chaise, J. Descamps, A. Pick, A. Daescher, M. Japy, le baron de TScrelues, W. Bradley, Charles Marre, Doller de Gosselin, Pierre Bousquet.

Affiliation. — A été prononcée l'affiliation de la « Société des Anciens Aérostiers Militaires », dont le siège est à Paris, et de l’ « Aéro-Club de l'Ouest », dont le siège est à Angers, et dont M. René Gasnier est président d'honneur. (Président : M. de Farcy ; vice-président : M. Giffard ; secrétaire : M. Clairouin ; trésorier : M. Lorenceau.)

F. À. 1. — Douze délégués ont été désignés pour représenter l’Aéro-Club de France à la prochaine réunion de la Fédération Aéronautique Internationale, à Londres, le 11 janvier 1909. è

Le brevet de pilote-avialeur de l'Aéro-Club de France a élé décerné à MM. Wilbur Wright, Orville Wright, Henri Farman, Léon Delagrange, Louis Blériot, A. Santos-Dumont, Robert Esnault-Pellerie, le capitaine Ferber. Le règlement d'obtention de te nouveau brevet a élé élaboré par la Commission d’Aviation.

C. À. M. — Par un vote de confiance, le Comité a donné son entière approbation aux votes de ses délégués à la Commission aérienne mixte.

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