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puis, en fixant l'aile au moyeu, de la décaler, dans le sens de l'augmentation du pas, de l'angle y — 2; dans ces-conditions, l'angle d'attaque de toute la surlace de l'aile sera l'angle optimum, à la condition que l'hélice tourne aë nombre de tours N et avance à la vitesse V.
A mesure de l'augmentaion du nombre » de modules. déterminant la longueur du rayon R de l'aile. le rendement de cette aile décroît. La variation du coefficient de rendement K, entre les limites n = 5 et n = 12 peut exprimer très approximativement par la relation lineaire
pour n=5, K = 0,78 et pour n = 12, K = 0,60.
Les équations ci-dessus permettront aux constructeurs ‘établir, facilement et sans lâlonnements, des hélices ériennes normales, d'un rendement déterminé et cela dans toutes les conditions dynamiques du problème.
Les résultats pratiques obtenus avec des hélices ainsi calculés serviront à déterminer d’une façon plus rigoureuse la valeur exacte du facteur numérique approché 5.000.000 et des facteurs qui en dérivent.
Dans un prochain numéro j'indiquerai, par des exemples, la manière d'appliquer ces formuies au calcul des hélices aériennes.
S. DRZEWIECKI
460 15 Octobre 1909
Le Laboratoire d’essais du Conservatoire National des Arts et Métiers
et la Technique aéronautique
Le Rapport sur le fonctionnement du Laboratoire d'Essais, pendant l’année 190$. vient de paraître. Il a élé établi par M. L. Guillet, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, membre de la Commission technique du Laboratoire. Ce document fournit un certain nombre de renseignements des plus intéressants pour les industriels : nous pensons ètre utiles à nos lecteurs en résumant les parties essentielles de cet important document.
On sait que le Laboratoire d'Essais fut créé en 1900, par décret, à la suite d'une cenvention passée entre le ministre du Commerce et de l'Industrie, alors M. Millerand. le Conservatoire des Arts et Métiers, et la Chambre de commerce de Paris. Cette convention avait permis de réaliser les fonds nécessaires à l’organisation et au foncticnnement du Laboratoire, grâce à l'importante contribution de la Chambre de commerce de Paris, à laquelle il faut joindre les subventions annuelles des grandes sociétés d'ingénieurs ou d'industriels.
Le Lahoratoire d'Essais est acluellempnt divisé en 5 grands services ou sections :
Directeur du Laboratoire : M. Cellerier (I. F.).
Section de physique : M. Biquard.
Section des Métaux : M. Breuil.
Scction des Matériaux de construction : M. Leduc.
Section des Machines : M. Boyer-Guillon.
Section de Chimie : M. March.
Depuis sa fondation, le Laboratoire a constamment progressé. M. Guillet fait remarquer à ce sujet « qu'il « semble bien que l’année 1908 marque pour le Lahora- « toire d'Essais du Conservatoire des Arts et Metitis « une étape importante vers le développement que l'on « était en droit d'escompter. Le nombre des essais de- « inandés, les recettes que ces essais ont entraînées, « les recherches scientifiques qui ont été poursuivies, « tout indique une marche très nette vers le progrès. »
C'est airri que les recettes, qui en 1907 s’élevaient à 71.131 :__acs, sont montées en 1908 à S0.016 fr. 61. auxquels il convient d'ajouter les taxes de vérification des alcoomètres, densimèlres et thermomètres légaux. directement encaissée par ie Trésor, s'élevant à 29/4292 Tr 70.
La Section de Physique s'occupe plus spécialement de loules les mesures industrielles de longueurs, d’angles. de poids, de densité ; de la vérification des manomètres industriels cu de précision, de ceile des baromètres. ihermomètres, pyromètres, saccharimètres : elle effectue des essais d'optique de toute espèce, de photométrie. d'étude des combustililes, etc. Elle assure également le service de la vérification légale des thermiomètres, alcoomètres, densimètres.
Une grande extension vient d’être donnée au service de la métrologie pour la vérification pratique des mesures de longueur industrielles, grâce à la confection d'un outillage d'élalons de mesures provenant du service de l'artillerie, après étalonnage au Pavillon de Breteuil.
Prochainement, il pourra être procédé aux études sur les vis, grâce aux nouveaux procédés pratiques de vérfication de M. Ch. Marre.
La Section des Métaux s'occupe des propriélés des produits métailurgiques en échantillons, produits bruts et ouvrés: elle effectue les essais de barres, chaînes, câbles, cordes, courroies, tissus, bois, cCaoutchoucs, cuirs, au point de vue des propriétés mécaniques, ainsi que l'étude des matières lubrifiantes au point de vue du frottement des métaux. devenue d’une importance si considérable pour la marche des machines modernes.
Différents fours sont utilisés pour l’élude des traitements thermiques et chimiques des produits métallurgiques. Enfin, une installation fort complète, comprenant : appareils à polir, microscopes, salles de pholosraphies, elc..., permet d'appliquer la métallegraphie
microscopique aux cas les plus variés et les plus difliciles. le grossissement pouvant aller à 3.600 diamètres.
Parmi les principaux essais effectués par cette section dans le cours de l’année 1908, le rapporteur signale une étude demandée par l'Administration des Monnaies et Médailles, de la nouvelle monnaie d'aluminium : de très nombreux essais d'huiles à des vitesses, des pressions et des températures différentes ; une étude des métaux antifriction : des essais mécaniques de chaînes, câbles, tissus. arbres, etc., deslinés à des appareils ‘d'aviation, et ayant donné lieu à des renseignements du plus haut iritérêt pour les aéronautes.
La Section des Matériaux de Construction s'occupe des chaux, ciments, mortiers, pierres ; produits réfraclaures, céramiques, etc.
La préparation des matières premières se fait dans une série d'ateliers, l’un destiné à la taille des pierres, un autre au broyage, malaxage et séchage, un troisième à la cuisson, etc.
I] a été demandé en particulier des essais mécaniques de diverses briques silico-calcaires, de chaux, de ciments, kaolins, etc., de carreaux, de grès, meules, etc.; des conditions de frittage de dolomie, d'usure de papier d’érmeri, etc.
La Section des Machines s'est occupée d'appareils à vapeur, chaudières, machines, turbines, de moteurs à gaz. à essence, à pétrole, de gazogènes, de machines hydrauliques, de voitures automobiles.
Les essais de consommation et de fonctionnement des moteurs de groupes électrogènes, des moteurs d’automobiles et des moteurs d'aviation des derniers modèles, ont pris une très grande importance.
Des essais d'hélices aériennes, particulièrement inléressants, ont été égulement effectués et leurs résultais ont, sans aucun doute, favorisé. pour leur part, le dévelopnement de la science aéronautique.
La Section de Chimie s'occupe plus particulièrement des matières premières végétales nouvelles où insuffisamment connues. Elle effectue, en outre, les analyses de cacutchoucs, es huiles, des combustibles, celle des métaux et des matériaux de construction, complément d'essais mécaniques.
L'installation de cette section se parachève de plus en plus, et nul ne doute qu’elle ne prenne bientôt une très grande importance.
Dans ses conclusions, M. Guillet signale que « malgré « cette activité et un personnel restreint, les sections « ont poursuivi de nombreuses recherches. Il est tout « particulièrement à noter que tous ces iravaux on! « un caracière essentiellement industriel, que toutes « ces recherches constituent un apport très sérieux «& « nos connaisänces sur les propriétés des matériaux « de construction et sur l'utilisation de certaines ma- « chines.
« Elles montrent combien le personnel se tient au « courant des méthodes modernes d'essais et quel souci «il a de la perfection scientifique.
« Elles sont bien failes pour développer le preslige «“ du Laboratoire d'Essais du Conservatoire National « des Arts et Méliers et lui apporter fort justement Ja « confiance des industriels. »
Nous exposerons, dans un prochain article, les services spéciaux déjà rendus à la technique aéronautique.
Les noces d'argent académiques de L.-P. Cailletet. — Le comité créé pour offrir une médaille commémorative à L.-P- Cailletet, à l’occasion de ses noces d'argent académiques, réuni le 15 juin à l'Institut, sous la présidence de S. A. S. le prince de Monace, président d'honneur et de M. le professeur d’Arsonval président, a constaté le rapide succès de la souscription internationale ouverte à cet effet, et qui a déjà produit 6.700 francs. L'exécution de la médaille est confiée au maître sculpteur Vernon.
Cerf-volantiste foudroyé. — En juillet dernier, le capitaine suédois Engelstadt avait élevé à 2.700 pieds, un cerf-volant scientifique lorsque la foudre atteignit l'appareil et descendant le long du cable tua net laviateur. Le capitaine Engelstadt devait être le second du capitaine Roald Amundsen, dans son expédition au Pôle Nord.
F J'Aérophile du :5 Octobre 1909 IX
Tél. 111.16