‹ L'Aérophile (volume 3)Chapitre 567 sur 698 · CLAREMONT PARK = BLACK POOEI · texte numérisé non relu

CLAREMONT PARK = BLACK POOEI

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AÉROPLANE ‘ANTOINETTE IV ” Monté par M. LATHAM

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GRANDE SEMAINE D'AVIATION DE REIMS

1: Prix de l’altitude 155 mètres, LATHAM, sur monoplan ANTOINETTE 2° Prix du Grand Prix de la Champagne et de la Ville de Reims, LATHAM, sur monop'an ANTOINETTE (154 kilomètres). 5° Prix du Grand Prix de la Champagne et de la Ville de Reims, LATHAM, sur monoplan ANTOINETTE 2° Prix du Prix de Vitesse, LATHAM, sur monoplan ANTOINETTE

M. Hubert LATHAM sur monoplan ANTOINETTE « parcouru en vo.

pendant la semaine de Reims

36 Kkilometres RECORD DU MONDE DU MONOPLAN

28, Rue des Bas=Rogers, PUTEAUX

A Issy-les-Moulineaux

Le 21 septembre, Blériot pilote, pour ses essais de réception, un mornoplan destiné à Molon, et couvre plusieurs tours du champ de manœuvres. Molon, qui monte ensuite l'appareil, s'enlève rapidement. mais retombe brutalement, brisant son hélice et son châssis.

Le 22, Blériot, essayant le monoplan destiné à M. Balsar, vole un quart d'heure. Alfred Nervo, sur biplan Voisin, fait trois tours du champ de manœuvres. Le 23. nouveaux vols de Nervo.

Le 24, Jacques Balsan, pour ses débuts, vole 300 mètres sur un monoplan Blériot. Maurice Clément fait également un parcours de 300 mètres à bord du hiplan Clement-Bayard.

Le ?$, Balsan fait plusieurs vols en ligne droite.

Le 30, M. Guy Blouher, pour ses débuts, sur un mononlan Blériot, réussissait deux vols magnifiques avec virages

Le 6 octobre, premier vol du biplan Fernandez, sur 200 mètres. fs

Le 7, Balsan, sur son monoplan Blériot, fait plusieurs tours du champ de manœuvres, à 15 mètres de hauteur. Blanc fait un vol très court, mais atlerrit brusquement dans un virage et endommage son monoplan.

Au Camp de Châlons

Le 24 septembre, débuts d’un ieune aviateur hollandais, M. Kuller qui, en roulant sur le terrain, bute de la béquille avant de son monoplan Antoinette dans un trou et endommge son châssis.

Le 27, l’aviateur réussit plusieurs vols en ligne droite d'un kilomètre avec son appareil réparé.

Le 6 octolkre, Paulhan prend à Mourmelon livraison de son biplan Farman et roule sur le terrain pour se familiariser avec les commandes de l'appareil. Le lendemain matin, il réussit deux très beaux vols d’une heure environ à une hauteur moyenne de 70 mètres, poussant jusqu'à Vadenay et Suippes.

A Port-Aviation

Le 27 septembre, M. Schraeck expérimente son biplan Wright qu'il a muni de roues et réussit facilcment à s'envoler.

Le 28, le comte de Lambert fait un tour de piste sur un biplan Wright, à 10 rnètres de hauteur.

Le 30 septembre, Richez vole {rois tours sur le hiplan Voisin de la Ligue Nationale Aérienne.

A Dunkerque

Baraloux poursuit les essais de son biplan Wright qu'il a muni d’un châssis à roues. Le 27 septembre, il exécute trois vols de 500 mètres, puis un vol de 2 kilomètres mais, dans un dernier essai, Casse son aile gauche.

Le 7 octobre, Baratoux couvre 4 kilomètres avec deux atterrissages.

Le 9, l'aviateur fait un vol magnifique décrivant en S, six virages à 12 mètres de hauteur, exécutés en 9 minutes, mais il eut un atlerrisage mouvementé, brisant son aile,

Maurice Farman vole dans la campagne

Maurice Farman, le frère cadet du recordman du MGrde, qui a construit un biplan muni d’un moteur Renault, affectionne tout particulièrement les vols à travers la campagne.

Pôtiemment, l’avialeur s'était entrainé à l'aérodrome de Buc, mettant son appareil au point, s'entrainant au mélier d'oiseau,

Le 23 septembre enfin, Farman partait de Châteaufort, piquait droit sur son hangar, lilait au-dessus du Trou-Salé puis, passant au-dessus du fort de Buc, frô-

Le biplan de Maurice Farman avec lequel le frère du célèbre aviateur, Henri Farman, à fait, parti de Buc, un grand circuit sur la campagne et retour au point de départ. Motear Renault de 50 HP.

lait Guyencourt pour s’en aller jusqu'à Voisins-le-Brelorneux, d'où il revenait atterrir devant son hangar, après un voyage de 15 minutes à travers la campagne.

A Toury

Le gagnant du Grand Prix des Voituretles. Guyol. s'est installé à Toury, où il effectue son apprentissa d’'aviateur avec son monoplan Blériot.

Le 1* octobre, il réussissait un beau voi de 500 mè- ‘es, à 10 mètres de hauleur, mais piquait du nez à rissage ct endommageait gravement son appareil.

re

Cody en Angleterre

\près une série de beaux vols dans la plaine d’Aldershot, l'aviateur anglais Cody, satisfait de la belle tenue de son appareil, avait exprimé le désir de äisputer bientôt le prix acocrdé par le Daily Mail, pour le vovxage Londres-Manchester en aéroplane.

L: 6 septembre, il faisait parvenir à notre confrère l'avis préalable de quarante-huit heures prévu par le règlement.

Le 7, au malin, l'avialeur anglais a effectué un dernier essai de mise au point dans la plaine d’Aldershot. Mis, après une nuit Calme, le vent s'était élevé assez , Si bien qu'il dut se contenter d’un court vol de ns minutes à 8 mètres de hauteur, ne voulant point risquer d'endommager son appareil.

Mais le lendemain le vent ne a du souffler avec vioience ; le surlendemain, l'E. N. V., dont le robinet d'huile était demeuré ouvert toute la nuit, encrassé, refusa de partir et Cody dul remettre sa lentalive à une date ultérieure.

Wilbur Wright à New-York

Le 29 septembre, Wilbur Wright réussit une performance remarquable, évoluant au-dessus de la rade de New-York et doublant la stalue de la Liberté qui là domine, acclamé par des milliers de spectateurs.

Le 4 octobre, Wilbur Wrighl a réussi un beau vol d'environ vingl-cinq milles. Parti de Governors Island, il a passé au-dessus de l’'Hudson, puis a remonté pendant un certain temps le cours du fleuve jusqu'à la hauteur du tombeau de Grant. Ayant ensuile renfermé dans un vaste cercle les bâtiments de guerre ancrés dans le fleuve, l’aviateur s’en retourna atterrir au point exact d'où il était parti.

Il avait volé exactement trent-lrois minutes trente-

{rois secondes, à une vitesse moyenne de quarante-cinq milles et demi à l'heure.

Le soir. il se préparait à effectuer un premier vol officiel à l'occasion des fêtes Fulton-lendrin, mais une

panne de moteur l'immobilisa,

468 15 Octobre 1909

Les aviateurs français à Berlin

Berlin est dans le signe de l'aviation ! Les Mécènes voulant encourager le mouvement aéronautique en Allemagne, invitent les rois de l'air à donner des représentations populaires. Ce sont les préludes de la première semaine d'aviation de Berlin qui vient, elle aussi, d'avoir lieu. Le journal Lokal Anzeiger, qui nous offrit les débuts de Zipfel en janvier-février, Orville Wright, qui nous étonna par la sûreté de son vol, € nous comprimes que l'air appartiendrait désormais à l'humanité.

Puis c'est M. Wolf Wertheim, qui invite Latham ! Depuis que le monoplan Antoinette s’est montré à Berlin. il nv a plus qu'un roi; c’est Latham ! Son vol si sûr, si majestueux, sa manière de conduire, presque à la négligée, comme s'il ne sait que d’une simple balade en canot, tout lui a ouvert 1 cœurs des Berlinois, qui le lui ont prouvé par des acclamations qui

ne voulaient pas finir !

. 1/2 de l'après-midi, invités par M. l'inle premier essai.

de com-

Le mardi 21 septembre, vers eut lieu, devant quelques privilé, génieur Rozendaal, l’aimable mani Par suite d'une erreur de mont:

mande du gauchissement des ai tham, voulant équilibrer au départ sa machine qui penché à à gauche, ne peut y réussir puisque les fils sont montés à l'envers, el déjà l'aile gauche pique dûürement en terre, l’hélice HU le sol et se déforme, endommageant un peu l'avant du corps. L'appareil est vite réparé, mais l’'hélice envoyée de Paris, n'arrive que le mercredi dans la soirée.

Le jeudi h. 1/2 du matin, vol d'essai de 10’. L'ap , heures, premier vol officiel par vent d'est de 5 à 6 mètres. Après à peine 100 mètres de lancée, l’Antoinette décolle et monte d’un trait à une trentaine de mètres, puis, l’aviateur passe et repasse au-dessus des tribunes, salue, des deux mains, ; parfois jusqu'à 70-75 mètres et disparait vers Ri dorf. L'a-t-on perdu des yeux, qu'on devine où il est, rien qu'à entendre les acclamalions de la foule qu'il surplombe.

Le monoplan Antoinelle de

A deux reprises, il arrête son moteur, par 40 mètres de haut, descend à une quinzaine de mètres en vol plané et, remettant l'allumage, il remonte pour recominencer. Tout le monde fui enthousiasmé. Beaucoup d'officiers, surtout de l'état-major. On n'entend que les exclamations satisfaites : comme c’est bien! qu'il est gra-ieux. Quelle sûreté de vol! et plus d’une barbe grise, ne put se retenir de lui crier au passage : hourrah ! bravo ! » Le vol dura 20 minutes. Une heure plus lard, nouveau vol, nouvelles acclamatlions : à peine 60 mètres et déjà l'Antoinette est en l'air. 10 minutes après, atterrissage près de l'arbre de parade. Puis laissant son moteur en marche, Latham revient vers son hangar. Vers 6 heures lorsqu'il voulut regagner Berlin, il fallut une dizaine de gendarmes à cheval pour lui frayer un chemin au milieu de la foule enthousiasmée ; méme sur les marchepieds, il y avait des gardiens de la paix pour empêcher un assaut !

Le lendemain, vendredi 24 septembre, vers 4 h. 1/4 par léger vent d'Est et de Sud, plus tard du S.-0., vol d’une heure 3 minutes

A son premier passage devant les tribunes, Latham braque sa photo-jumelle sur Ceux qui, à une trentaine de inètres plus bas, l’acclament ! Puis c'est une cigarette qu'il allume, ou bien il cherche dans sa poche quelque chose qu'il trouve enfin ; ce sont ses lunettes. Il prouve qu'il est absolument sûr de son grand oiseau, bien que l'atmosphère soit assez houleuse (un minimum arrivait du S.-0.). L'appareil ne roule pas ou à peine, on a l'illusion de le voir, comme un grand bateau fendre la

vague. À 5 h. 20, Latham coupe l'allumage à une douzaine de mètres du sol et alterrit avec grâce, puis remettant l'hélice lentement en marche, il contourne l'arbre de parade et dirige son appareil vers le hangar : mais la foule rompt les cordons d'agents et en- “ahit le champ. C’est avec peine que l’appareil est rentré à grande allure sain et sauf dans son hangar. Latham, lui n'y arrive qu'une dizaine de minutes plus tard ! Son retour en ville est encore plus difficile que la veille !

Le 25 septembre par vent d'ouest, sud-ouest, départ vers le sud, c’est-à-dire vent de côté tombant de pardessus les tribunes ce qui fait que l’appareil ne s’envole qu’au bout d'environ 200 m. Il reste quelque temps à une dizaine de mètres de haut, puis peu à peu, il gagne sa hauteur habituelle d'une quarantaine de

Latham à Berlin avant le départ.

oo

mètres. La houle atmosphérique est très forte, surtout le long des tribunes et pourtant c’est à peine si l'Antoinelle accuse un léger roulis. Au bout de 17 minutes, alterrissage devant les tribunes. Une goupille de la pompe ayant sauté, on rentre l'appareil pour changer la pompe. Au bout d’une bonne heure l'obscurité arrivant, Latham repart vers le Nord, le long des tribunes puis. virant à droite, il s'envole vent arrière. Il disparait dans l'ombre, revient, passe et repasse telle une grande chauve-souris. Cinq minutes après, il redes-end, sautant dans une auto, Latham échappe aux ovations ct à la foule en filant à toute vitesse à travers le champ de manœuvre, jusqu’à ce qu'on le perde de vue dans l'obscurité.

En raison de la semaine d'aviation de Berlin commencant le 26 septembre, pour laquelle Latham était engagé, M. Wolf \Wertheim le dispensa des 2 jours qu'il devait encore lui consacrer officiellement sur le champ de Tempelhof. Etant obligé de prendre part aux épreuves le lundi. Latham fit ce qui était le plus simple : il se rendit à Johannistal par ses propres ailes !

Le lundi, 28 septembre, vers 3 h. 1/4, on sortit l’Antoinette de son hangar, après avoir essayé plusieurs fois son moteur. Latham part à 3 h. 37 contre un vent de 8 à 10 m.: Après avoir fait un tour d'essai, il monte à environ S0 mètres pour dépasser le chemin de fer de ceinture, laissant Rixdorf à gauche, filant droit

FiédrichR ke

Ne rte

Itinéraire du vol de Latham de Tempelhof à Johannisthal pendant la semaine de Berlin. 34,

sur Britz qu'il surplombe par environ 130 mètres de haut : puis, il se dirige sur le drachen ballon du champ d'aviation de Johannisthal qui se trouvait à environ 120 mètres de haut. Le grand oiseau le passe à une hauteur d'environ 200 mètres et après 2 tours de piste le voilà à terre ! Il était à peine arrêté, que tous ceux qui avaient été témoins de cette entrée en scène inédite et grandiose, accoururent le féliciter, parmi eux, notre ambassadeur à Berlin. M. J. Cambon. La musique mililaire joue La Marseillaise... Le premier vol de ville à ville par-dessus voies ferrées, champs et villages, en Allemagne, était accompli ! Le vol a duré environ 13 minutes, y compris le vol d'essai et la descente. La distance du hangar sur le Tempelhoforfeld au drachen ballon placé près du pavillon des juges commissaires à Johannisthal (environ 10 kil. 500) a été couverte en moins de 7 minutes. Latham a rencontré des coups de vent de nlus de 11 mètres qui tendaient fortement à le faire descendre.

La Semaine d'aviation de Johannisthal. — |a Ceutsche Flugplatz Gesellschait, qui possède un grand terrain (environ 2 kil. carrés) entre Johannisthal et Adlershof, au S.-E. de Berlin, en a consacré plus de la moitié à l'installation d'un champ d'aviation con-

tenant une piste de forme presque trapézoïdale avec un

angle droit de 2.500 mètres. Angle obtus environ 130°, côté 540 m. ; angle environ 50°. côté 850 m., angle droit côlé 500 m. ; angle presque droit, côté 670 m. faisant

l’Aérophile 469

façe aux tribunes. La piste est d'une largeur d'environ 150 mètres. Le terrain n'est pas encore bien nivelé, étant donné le peu de temps disponible ; la plus grande partie du terrain élait boisée, on a arraché les arbres. les trous sont restés. 12 hangars pour aéroplanes, une cantine. de grandes tribunes, plusieurs brasseries. un grand restaurant-tribune, bureau de poste. etc.

Le dimanche, 26 septembre ouverture. Sont engagés : Blériot. Leblanc et Molon, sur Blériot-XI, Farman ave son biplan, muni d'un moteur Gnône, Lathani sur Anioinette, le baron de Caters, Rougier., Edwards et Sanchez Besa sur biplan Voisin. ainsi que 2 appareils allemands, le monoplan de Dorner et le monoplan à la Langley de l'officier de marine Fritsche, tué l'an dernier dans un accident d'auto (Voir Aérophile du 15 septembre 1908). Les prix à courir sont le prix de distance et de durée (minimum 50 kil). le prix de vitesse sur 20 kil. (8 tours de piste}, prix des passagers (minimum du parcours 10 kil., 4 tours de piste), prix de la hauteur (minimum 350 mètres): il faut y ajouter des prix de débutants pour les Allemands. De Caters sort le premier, s'envole à 4 h. 3/4, après une courte boucle il passe la ligne de contrôle maïs est obligé d’atterrir au premier virage. Il essaye de s'envoler à nouveau, mais le terrain ne le lui permet pas et il s'arrête pour une demi-heure au deuxième virage pour réparer. Blériot sort et fait un tour de piste aux arclamations des assistants. Puis Caters repart pour 1 tour 1/2: Blériot fait 4 tours : 2° 42”, ® 46°. 2 57° 4: atterrissage avant le contrôle. Farman et Sanchez-Besa essaient en vain de quitter le sol. Leblanc part sur la machine de Blériot. au deuxième virage pris un peu court, il atterrit : ses roues sont prises ‘dans un trou et l'appareil fait panache. sans que l’aviateur soit blessé. :

La nuit tombe. Blériot rentre son appareil et est acclamé par la foule qui envahit la piste. C'est l'hommage dû au vainqueur du Pas-de-Calais.

Le lundi, 27 septembre, arrivée triomphale et déjà relatée de Latham à 3 h. 50. Vers 5 h. 3/4 départ de Farman pour le prix de vitesse, il vole suivant son habitude très près du sol : 2 33° 4/5, 2° 43° 4/5, 2 42° 15, 2? A9 19 NO PASTEE SES 0T 22 487 e: 42 45. Total pour 8 tours. soit 20 kil. — 20° 9” 2/5.

Pendant le quatrième tour de piste de Farman, Blériot s'élève à environ 20 mètres, fait 5 tours et revient à son-hangar. Temps : 3° 10” 2/5, 3° 3” 3/5, 3 6” 2/5. 3° 45115: Sanchez Besa, Latham, Molon et Caters essay. en en väin de quitter le sol. Au crépuscule, Blériot repart et fait 2 tours : 3 18”, 2’ 59° 2/5. au troisième tour il rentre. Farman fait aussi un tour.

Le mardi 28 septembre Sanchez Besa. Rougier et Molon commencent par de petits vols. Puis Tatham s'envole et fait 4 tours d'une durée de 2’ 25” 2/5 à 2 30° 1/5 et rentre pour revoir son moteur. Rougier est reparti et fait un très heau vol de 51 minutes qui l'amène à 94 mètres de haut. mesurés au théodolite : 2HO1 On (2 IS MP AD ne 1, 3 3° 3. 3 1”, 2 54 3, 2 SHOT NOTES RONA UNTEME T2 07e 2051, 250 ER; 56” remote 1.2 51” 2. 1° 24° 3, non terminé. Blériot et Caters ont de petits vols. Farman 2 vols d'un tour, vers 6 h. du soir. l'atham repart et fait 9 tours dont 8 pour le prix de vitesse : 2° 33° 2, 2° 22” 2, D? 20”? de DA Dis 22 20” 2: 2 20” 2 2: a? 19” 1. 2 19” 3

18’ 46” 4 battant le temps de Farman. Puis Edwards nat avec son Voisin jaune comme un canari. son premier vol : il monte tout de suite à plus de 20 mètres et au deuxième tour il était à plus de 30 mètres, quand anrès avoir passé la ligne de contrôle son moteur s'ar-

‘éta.… Son appareil tomba horizontalement. écrasant le châssis et brisant ses ailes inférieures: quant à Edwards on le chercha sous sa machine, en vain. il avait été prajeté en dehors et s'était enfui vers le noste des chronamétreurs. d'où il revint 5 minules anrès, alors qu'on le cherchait toujours. La fête fut crande de le voir sain ft sauf : il n'avait qu’une légère blessure à la lèvre supérieure.

Le mercredi 29 septembre. Malon fait un tour de piste. Latham part pour le prix de durée. mais hientût une panne d'allumage l’arrête. Farman nort pour le nrix de vilesse. Voici ses temns par four : 2° 497 8. 2 477$, D! 477 SOMME ON 50%; (62,91 500 42.9 5008 2040: 9 52" 8. 2 52” $.=922% 44" 2. il continne et fait encore 2 tours valant ou plutôt rasant le sol : 25 kil. en 2$° 19° 5.

470 15 Octobre 1909

Cependant Molor repart pendant le deuxième tour, il descend et se prend dans une barrière, brisant une aile. Sanchez Besa essaye toujours en vain. Latham repart mais est obligé de s'arrêter, puis c'est Rougier qui s'engage pour la vitesse et la durée. Ses courbes sont trop grandes, ce qui lui fait perdre du temps. Il tient l'atmosphère 1 h. 37 21” 2 ayant fait 75 kil en 1 h. DAMON = 970 TON 37 OP SR ANT SELS RO DNOTNG A6, 900 3 OR STE RS NS EE ERCS ST AG 300 NS PRES 0 ANS 522002001900 8 SRE NS DNS NICE NS GES NS SLR SNS EN 3 0e MS 0 NS ARMES RE Vers le quinzième tour, Latham repart et monte rapidement, Rougier aussi atteint bientôt 60 70 mètres. Sanchez Besa réussissait 2? tours quand pour éviler une barrière et les spectateurs, il dégrivit une courbe vive, perdant sa vitesse et tombant de côté, brovant le châssis et l'aile gauche. L'aviateur demeura mdemne. Rougier qui avait vu la chute, descend de 70 mètres de haut, tout près de l'appareil endommagé et voyant Sanchez Besa sain et sauf, il remonte sans s'arrêter, cependant que Latham les surplombait. La course continue. Leblanc fait un tour. Puis Farman fait 4 tours. Latham est bientôt seul à 80 mètres dans ciel que l’ombre envahit peu à peu. Caters fait enfore un tour et Latham atterrit dans le vingt-huitième tour après avoir couvert 67 kil. 5 en 1 h. 10° 18” 2/5 et atteint 84 mètres de haut. Blériot est parti pour Cologne où il est engagé.

Le jeudi 30 septembre, Latham sort son Antoinelte, mais le moteur n’est pas en ordre de marche, de même pour Farman. Caters fait 3/4 de tour. Le vent très irrégulier et plein de rafales rend les virages dangereux. Vers 4 h. 1/2 Latham repart, fait 4 tours à faible hauteur, luttant contre les remous qui font incliner son monoplan si stable. Il atterrit pour vérifier son moteur. A 5 h. 4 il repart, monte à environ 30 mètres où il n’a plus tant à craindre les remous occasionnés par les arbres et surtout par les tribunes. Quand Latham vole à 30 mètres, c’est qu'il est sûr de son moteur, et alors il ne descend plus pour la grande joie du public qui acclame son favori à chaque tour. Vers 5 h. 3/4, Rougier s’enlève, mais au bout d’un tour il revient à son hangar : l'allumage n'est pas parfait. Un peu plus tard. Caters s'envole aussi et tient compagnie à Latham. mais à faible altitude. Il faisait déjà bien sombre quand Latham atterrit : il était 6 h. 25, la guigne l’attendait au font d'un trou où était demeurée une racine d’arbre dans laquelle se prit le patin. L'appareil était encore en pleine vitesse pour rentrer au hangar ; le choc arracha le châssis-porteur, endommageant le corps de l’Antoinette qui se pose sur ses haubans. Latham avait parcouru 33 tours. soit 82 kil. 1/2 en 1 h. 21’ et conquis provisoirement la première place dans le prix de distance. Mais son appareil est pour les jours suivants hors de combat Leblanc est parti pour Zurich où il doit défendre les couleurs françaises dans la Coupe aérostatique Gordon-Bennett.

Le vendredi. 1° octobre, le temps est à nouveau beau comme dans les premiers jours. Farman fait un tour d'essai, puis Rougier passe le but à 3 h. 32’ 20”, s'élevant à plus de 40 mètres. I est engagé pour la distance, la vilesse et Je prix Michelin. I fait de trop grands virages, de sorte que son temps n’est pas bon. Caters part pour le prix de la vitesse SONDE UD NOTE A) RUN OS NI RREATONT/SS ere 2° 43°, 2 43” 2/5, 2" 46”, en tout : 22’ 50” 4/5. Caters continue faisant 12 tours = 30 kil. en 33° 43” 1/5. Cependant Farman est parti pour ïe prix de distance. à lvès faible hauteur, suivant son habitude. Il dépasse Rougier dans ses 8°. 17° et 27 tours. Ta rupture d’un luhe de graissage l’ohlice à s'arrêter à san 33° four, avant couvert comme Latham, la veille, 82 kil. 1/2 mais en 1 h. 31 24”. Sa vitesse fut très réoulière : 10 kil. en 11’ 23”. 20 en 22’ 25”. 30 en 33 45°’. 40 en 4# 29”, 30 en 55° 25”, 60 en 1 h. 06’ 23”, 70 en 1 h. 17’ 19”, S0 en 1 h. 2$ 21”. Rougier. après avoir tenu l'air pendant le joli temps de 2 h. 41° 36” ayant couvert 52 tours = 130 kil., est obligé d'atterrir par manque d'essen£e : c'est bien dommage, car il était en bonne voie pour battre le record mondial !

Le samedi. 2 octobre. Calers part vers 3 h. 20, mais seulement pour 43”. Puis il vole 1 tour 1/2. À 3 h. 26, Farman part pour le prix de durée et de distance tou-

jours à ras du sol. Commençant son 23° lour, juste au 1° pylone de virage, Farman est pris dans un remous qui abat ses ailes droites : en se rétablissant. l'aile gauche touche la terre et l'appareil pivote, brisant un montant. Farman croit que c’est le tourbillon de l’hélice de Caters qui était reparti et environ 1/2 tour de piste en avant, mais à environ 15 m. de haut, qui a fait baisser son aile. Je suis plutôt enclin à croire que c’est le tourbillon d'air venant d’entre les tribunes, par-dessus les arbres. D'autant plus qu'à ce virage se sont produit le plus d’atterrissages involontaires. Caters en sail quelque chose, du reste, continuant sa route, il fut obligé, lui aussi, à atterrir tout à côté de Farman. Molon, qui a réparé son Blériot XI, repart et fait un tour, puis ? tours. Vers 6 h., Rougier s’enlève et fait 1 tour 1/2 d'essai, puis prend à bord, le vainqueur du circuit automobile des Ardennes, Duray ; l'emportant à environ 50 mètres de haut, il vole 17 minutes. Peu après, dans la nuit tombante, Rougier fait un tour à environ 25 m. avec l'attaché militaire, capitaine Belleville.

Le dimanche 3 octobre, à 1 heure, Latham voulant rattraper le temps perdu par les réparations, sort son appareil pour essaver le moteur, mais ne peut faire que de tout petits vols. Caters, qui suit, atterrit dans le fameux premier virage. Vers 2 h. 3/4, Latham essaye à nouveau. Son vol est incertain et au ?° virage il atterrit. Puis, c'est Farman qui part pour la durée et la distance. Caters repart pour atterrir toujours après le 1* virage : nouveau départ et atterrissage un tour après, dans les même parages.

Rougier se fait inscrire pour la hauteur et, d'un vol magistral. d'une sûreté admirable, il monte, il monte pour le prix de la hauteur ! Au bout d’un tour il est à plus de 90 mètres. Dans le 2° tour, il atteint 158 m. et déjà il descend et atterrit sans terminer son 3° tour, fortement acclamé !

Ses descentes sont très goûtées iri : diminuant peu à peu les tours du moteur, il descend vite, régulièrement et sûrement, restant maître de son appareil. L’envolée avait duré 7 10”. Puis, départ pour le prix des passagers avec notre conirère Georges Prade, directeur des Sporls, de Paris.

Décollage impeccable ; à une hauteur d'environ 30 m. Roucgier fait 11 tours avec très grands virages et alterrit dans le 12°, devant son hangar, Caters fait 1 tour 1/2. Lalham essaye toujours, mais Ça ne va pas. Farman. rasant le sol, arrive droit sur le monoplan ; pour l'éviter, il passe à l’intérieur de la piste. ce qu'il avait déjà fait en cours de vol pour éviter les tourbillons d'hélices. Son vol se prolongea 2 h. 40. Il fut arrêté par manque d'essence, après 40 tours complets, et 4 à l’intérieur, mais, ayant touché le sol il perd sa ?° place.

Il est 5 heures. Le contrôle est terminé. Un monoplan se met en marche : c’est celui de l'ingénieur allemant Dorner, qui ne réussit que quelques petits bonds. Caters fait un tour d'adieu. Moton 3 tours. Farman 2 fours avec 1 passager : puis encore un ronflement de moteur. C'est Latham : il part et quittant la terre déjñ sombre d'où un léger brouillard commence à surgir, il s'élève majestueusement vers le ciel éclairé des derniers feux du crépuscule : il monte toujours. On retient son haleine, on se sent des ailes pour l’escorter dans cette apothéose inoubliable de la conquête de l'air. et d'en haut il fait ses adieux à £ette foule d'un 1/4 de million d'hommes qu'il a éblouie et qui en a fait son champion favori (liebling:... A 178 m. de haut, il coupe l'allumage, le vol plané commence, mais bientôt l'appareil se penche comme s’il piquait du nez... une, deux, trois Secondes. une éternité, mais déjà le moteur rontfle et l’appareil reprend l'horizontale, mais nous, pauvres terriens, nous avions eu pour la plupart une horrible frayeur. Et quand, 2 tours après, Latham atterrit, une srande clameur retentit, les barrières s’abattirent, la foule envahit la piste, se pressant vers Latham et l'emportant en triomphe vers son hangar.

Voici le classement de la semaine de Johannisthal. Durée et distance :

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1" Rougier, 48 tours = 120 kil. en 2 h. 38 18° ? (10.000 marks et la Coupe de la Ville de Berlin.

2 Latham. 33 tours = 82 kil. en 1 h. 21 42° 3 (15.000 marks).

3° Farman, 40 lours = 109 Kil. en 1 h. 40° (4.000

marks), distancé par suite de son contael avec le sol.

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